Une blessure à la jambe droite a mis fin prématurément à la prometteuse carrière de Jean Séguin en saut à ski.

Toujours aussi mordu de saut à ski

Il y a trente ans, ça devait être son baptême olympique.

Jean Séguin avait été réserviste en 1984 à Sarajevo. Un peu tout le monde s’attendait à ce qu’il représente le Canada en 1988 à Calgary.

Sauf qu’une blessure à la jambe droite a mis fin prématurément à sa prometteuse carrière en saut à ski. « On avait dû me rebâtir un peu comme l’homme de six millions de dollars », lance Jean Séguin.

Le Gatinois préfère en rire. Cette jambe avait été cassée à 18 endroits à la suite d’une chute sur une piste réfrigérée en juillet 1984.

« On avait dû me mettre des vis et des plaques dans la jambe. J’ai passé un an et demi en convalescence. Puis quand j’ai remis les skis, je me suis rendu compte que c’était fini. Je n’avais plus le goût du risque. »

Il n’avait que 18 ans au moment de son accident. Il avait participé auparavant à des étapes de la Coupe du monde de même qu’aux championnats du monde juniors.

Séguin suivait les traces de son père Rhéal, qui avait aussi été réserviste au sein de l’équipe canadienne de saut à ski en 1960, à Squaw Valley.

Trois décennies plus tard, Jean Séguin va vivre les Jeux olympiques dans un rôle différent. Radio-Canada lui a offert d’être analyste. Une proposition qu’il a acceptée rapidement.

« Je reste un mordu du saut à ski. Tous les week-ends, je regarde des compétitions en direct via le web. »

Il est capable de prononcer les noms de toutes les vedettes.

Séguin, qui fêtera ses 52 ans durant les Jeux, ne se retrouvera toutefois pas à PyeongChang. Il va plutôt décortiquer chaque performance à partir d’un studio à Montréal.

Cette expérience viendra s’ajouter à celle vécue en 2010 à Vancouver. Le Comité international olympique (CIO) l’avait recruté afin d’être annonceur maison sur le site de compétitions du saut en ski.