Ça tourne comme sur des roulettes jusqu’à présent à PyeongChang, écrit notre journaliste Carl Tardif qui couvre ses 11e Jeux olympiques pour Le Soleil.

Premiers pas en Corée

BILLET / Et puis, la Corée? Débarqué dans la ville olympique depuis à peine 24 heures, au moment d’écrire ces lignes, un premier constat s’impose : si les Jeux se déroulent avec la même efficacité remarquée depuis notre arrivée à PyeongChang, ils seront couronnés de succès. Espérons toutefois que la vague de froid qui sévit dans le coin ne persistera pas trop longtemps.

À part le froid mordant, qui devrait disparaître dans les prochains jours, ça tourne comme sur des roulettes jusqu’à présent. À l’aéroport, la phase d’accréditation fut rapide, une bonne chose après un vol de 14 heures. Le train à grande vitesse reliant Séoul à Gangneung, où nous logeons, portait bien son nom. Et au village des médias, autre temps record pour s’enregistrer et trouver enfin son lit, situé au septième étage d’une immense tour à condos déjà tous vendus, une fois que la visite sera partie.

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À ce jour, mon lien avec la Corée du Sud se limitait aux histoires de blessures de guerre de l’un des mes oncles, aujourd’hui décédé, qui était vétéran de la Guerre de Corée, et une entrevue avec Min Hur, ce milliardaire coréen s’étant offert une présence dans l’alignement des Boulders de Rockland, rivaux des Capitales de Québec dans la Ligue Can-Am. Les trois prochaines semaines me permettront d’en ajouter quelques-unes.

Étrangement, je suis le troisième journaliste du Soleil à mettre les pieds en Corée depuis un an. Mes collègues Guillaume Piedboeuf et Kathleen Lavoie, tout récemment, l’ont fait avant moi et pourraient mieux vous parler des fameux «bibimbap», un repas typique expérimenté pour la première fois, mardi midi.

Ces derniers mois, on a parlé plus de la Corée du Nord que de celle du Sud. On connaît plus le nom du leader de ce pays, que celui de la nation hôtesse des Jeux. On m’a même demandé si j’étais inquiet de me pointer dans la péninsule coréenne, où le Nord et le Sud sont toujours officiellement en guerre. Kim Jong-un en inquiète plusieurs avec ses visées nucléaires, mais ça ne semble pas être une préoccupation dans la bulle olympique, qui sert aussi de rapprochement entre les deux voisins.

Les Jeux de PyeongChang se veulent mon 11e rendez-vous avec les seigneurs des anneaux, alors que je ne pensais même pas y aller une fois. En 1988, j’étais un jeune journaliste à l’édition quand mon collègue à la retraite Réal Labbé se trouvait aux Jeux de Calgary pour y voir à l’œuvre Pierre Harvey, entre autres.

Trente ans plus tard, c’est son fils, Alex Harvey, qui est le point de mire en ski de fond. On l’a d’ailleurs rencontré, mardi, à notre première journée «officielle» de travail qui devait en être une de repérage.

Aux Jeux olympiques, tout se passe rapidement. Le décalage horaire de 14 heures n’aide pas les choses, d’où la mise à contribution de nos plateformes numériques.

Et histoire de nous lancer dans le feu de l’action sans attendre, le Comité olympique canadien a eu la bonne idée d’enfiler les conférences de presse les unes après les autres, mardi, avec les acteurs des différentes disciplines sportives : Skeleton à 10h30, bobsleigh à 11h15, curling double mixte (oui, ça existe) à 13h, le ski de fond à 14h, l’équipe de slopestyle en snowboard à 15h, l’équipe masculine en ski alpin, disponibilité des bosseurs à 19h15 aux pieds de la montagne. Notre taux de présence en classe n’a pas été de 100 %. Scénario à peu près similaire, mercredi.

Les Jeux, c’est aussi un feu roulant. Reste maintenant à voir qui brillera le plus!

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