Éric Myles aborde les Jeux olympiques de PyeongChang avec confiance.

«On va là pour gagner»

Trois-Rivières — Si les championnats du monde sont le reflet de ce qui attend le Canada aux Jeux olympiques de PyeongChang, la feuille d’érable devrait défiler souvent sur le podium sous le regard du monde entier.

Avant son départ pour la Corée du Sud, le directeur exécutif du comité sport au Comité olympique canadien, Éric Myles, entrevoyait avec optimisme la récolte canadienne de médailles. «Quand on regarde les résultats des derniers championnats du monde des sports qui seront aux Jeux olympiques, le Canada s’est classé deuxième au total, dans une triple égalité. Il y a une forte compétition avec les pays comme l’Allemagne, les États-Unis et la Finlande», a-t-il mentionné, en entrevue au Nouvelliste.

«On va là avec l’attitude pour gagner. On est capable d’être un des meilleurs pays au monde, sinon le meilleur. Si tout tombe en place.»

Évidemment, bien des regards se tourneront vers le hockey masculin où le Canada tentera de défendre ses titres de Vancouver 2010 et Sotchi 2014. Sans les joueurs de la Ligue nationale de hockey, la tâche s’annonce costaude, mais la délégation canadienne aborde le tournoi en confiance.

«On peut compter sur une belle profondeur au Canada, avec des gars expérimentés qui ont participé à la finale de la Coupe Stanley, des Championnats du monde, la Coupe Spengler, les Championnats du monde junior. On va là avec plein de confiance.»

En prenant connaissance de l’alignement canadien, Éric Myles a d’ailleurs été plongé dans ses souvenirs de l’Académie Les Estacades. L’ancien porte-couleurs du Canadien de Montréal, Maxim Lapierre, a en effet défendu les couleurs des Estacades midget AAA pendant deux saisons, de 2000 à 2002. «Je lui ai envoyé un courriel pour le féliciter de sa sélection. Et j’en ai profité pour lui demander s’il était moins tannant qu’à son passage au secondaire!», rigole Myles.

À DES ANNÉES-LUMIÈRE DE RIO
À première vue, les Jeux olympiques de PyeongChang s’amorceront sur de meilleurs rails que les éditions de Rio 2016 et Sotchi 2014. C’est le constat que traçait le directeur exécutif au Comité olympique canadien avant de s’envoler vers la Corée du Sud.

Pour sa troisième mission avec l’équipe olympique canadienne, le Trifluvien est débarqué en Asie l’esprit beaucoup moins tourmenté que lors de ses expériences précédentes. À Rio, il avait été dépêché en catastrophe afin d’aller régler mille et un problèmes au village olympique, entre autres.

Cette fois, tout semble partir du bon pied grâce au bon travail du comité organisateur coréen. «Je suis allé à PyeongChang un an avant les Jeux et on pouvait déjà constater l’état d’avancement. En Corée du Sud, ce sont des gens fiers et de très bons bâtisseurs. Cette réputation les suit depuis de nombreuses années.»

Une fois les installations livrées dans de bonnes conditions, il appartiendra aux athlètes de prendre le relais et briller lors de la grand-messe des sports amateurs d’hiver. «Il y a cinq ans de préparation derrière tout ça. Tout est préparé avec un plan détaillé, jour par jour. Notre travail au COC, c’est d’offrir les conditions optimales aux athlètes», explique Myles dont la délégation totalisera 600 personnes, dont quelque 225 athlètes, répartis sur neuf sites.

UNE TRÊVE RASSURANTE
Par ailleurs, Éric Myles convient que l’entente de collaboration entre la Corée du Sud et la Corée du Nord en vue des Jeux olympiques a permis de faire baisser la tension à l’aube du grand rendez sportif. La Corée du Nord a en effet annoncé au début du mois de janvier qu’elle participerait aux Jeux olympiques présentés par sa grande rivale de la Corée du Sud. Mieux encore, les deux pays défileront ensemble dans le stade olympique à l’occasion des cérémonies d’ouverture.

«La sécurité, c’est tout le temps l’enjeu numéro un aux Jeux olympiques. En arrière-scène, la tension n’a pas vraiment changé au cours des deux dernières années. Par exemple, dans les avis aux voyageurs, le niveau de risque est demeuré le même. Mais l’annonce de la trêve entre les deux Corées a certainement fait diminuer la pression médiatique.»