La seule autre fois où les Néerlandais ont raflé plus de 10 médailles au cours des 20 dernières années était en 1998, avec 11 médailles aux JO de Nagano.

Les Néerlandais domineront-ils en longue piste ?

WOLVEGA — Non ! Absolument pas ! Personne ne devrait s’attendre à ce qu’une telle performance se répète. Même les plus optimistes des Néerlandais n’y croient pas.

Oui, vous pouvez compter sur une domination hollandaise en longue piste aux Jeux olympiques de PyeongChang, mais ne vous attendez pas à ce que les patineurs des Pays-Bas étouffent toute compétition, comme ils l’ont fait à Sotchi, il y a quatre ans. Le Hall olympique y était alors devenu un vrai refuge national, alors que devant une mer orange, les Néerlandais avaient raflé 23 des 36 médailles à l’enjeu, dont huit des 12 breloques dorées. « Il n’y a qu’un seul objectif et c’est de faire du mieux que vous pouvez. Plus on gagne, mieux c’est », a affirmé le directeur technique de la Fédération néerlandaise de patinage de vitesse, Arie Koops. Mais même lui se doute que les interminables soirées passées au Heineken House de Sotchi à célébrer les Sven Kramer et autres Ireen Wüst ne peuvent pas se répéter tous les quatre ans. « Je crois qu’il serait plus réaliste de parler de 15 médailles, peut-être moins », a-t-il convenu. L’histoire est de son côté : la seule autre fois où les Néerlandais ont raflé plus de 10 médailles au cours des 20 dernières années était en 1998, avec 11 médailles aux JO de Nagano. « Si c’est moins que 12, ce sera une contre-performance », a-t-il pris soin d’ajouter. Surtout si l’on tient compte qu’avec l’ajout du départ de masse, le nombre de médailles est passé de 36 à 42. Et c’est sans compter que les sanctions du CIO contre la Russie auront aussi une incidence. Denis Yuskov et le sprinteur Pavel Kulizhnikov, déjà vainqueur d’une Coupe du monde au 1000 m et redoutable patineur sur 500 m, ont été exclus.