La Suède a introduit la mise en échec dans le hockey féminin, une erreur, selon le président de la Fédération internationale de hockey sur glace, René Fasel.

Les femmes doivent «jouer comme des femmes» selon Fasel

Le président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), René Fasel, estime que le hockey féminin doit résister à la tentation d’incorporer la mise en échec, parce que les femmes doivent «jouer comme des femmes», a-t-il soutenu, lors d’une conférence de presse tenue en marge du tournoi olympique, à Gangneung, lundi.

Commentant le parcours des Finlandaises et des Suédoises aux Jeux de PyeongChang, René Fasel a vu dans la défaite de 7-2 des Suédoises contre leurs grandes rivales les signes d’un programme qui s’en va «dans la mauvaise direction».

«Avec la Norvège, elle (la Suède) autorise les mises en échec, a-t-il dit. C’est une très mauvaise initiative. L’erreur qu’il ne faut absolument pas faire, c’est quand les femmes essaient de jouer comme les hommes. […] Les femmes n’arriveront jamais à jouer comme les hommes. Il leur manque la force. Il leur manque la rapidité. Il leur manque le physique», a affirmé Fasel, dans des propos rapportés par Radio-Canada.

Ce dernier juge que ce sont d’abord et avant tout la technique et la rapidité qui font la beauté du hockey féminin.

«Les gens qui veulent faire ça ne comprennent absolument rien au hockey sur glace. Les femmes n’arriveront jamais à jouer comme les hommes, point. Donc, cherchons un hockey féminin qui soit féminin et que les gens veulent voir. Si un amateur de hockey, pour la première fois, va voir le hockey féminin et qu’il se met dans la tête qu’il veut voir un hockey masculin, il va être très déçu.»

Plus de grandes femmes?

Traditionnellement, les matchs entre le Canada et les États-Unis se veulent assez physiques. Trop, au goût du président de l'IIHF ?

«Non. Vous savez, il y a toujours cette éternelle demande de certaines femmes de jouer la mise en échec. Vous vous imaginez, quand on voit les Suédoises contre les Japonaises ou contre les Coréennes, et qu’elles commencent à jouer la mise en échec? On peut oublier l’Asie. Il n’y a personne qui viendra. Ce n’est pas possible.

«Et si on autorise la mise en échec, les femmes vont encore venir avec de plus grandes femmes. On est perdu. L’attractivité et la beauté du hockey féminin, c’est ce qu’il faut protéger», a poursuivi René Fasel.