Ce sera tout ou rien pour Dustin Cook aux Jeux olympiques : « Je ne m’en vais pas là-bas pour terminer 15e. »

Cook prêt pour un autre coup d’éclat

L’équipe canadienne de ski alpin mise sur son « iCook ».

C’est le surnom donné à Dustin Cook, le vice-champion du monde en super-G en février 2015. Quand un de ses coéquipiers se retrouve face à un problème informatique sur la route, il se tourne vers l’athlète du Lac-Sainte-Marie.

« Je m’en veux de ne pas avoir commencé à leur refiler une facture pour mes services. Je serais riche en ce moment », lance-t-il au bout du fil.

Le skieur alpin de l’Outaouais, qui fêtera ses 29 ans pendant son séjour à PyeongChang, était de bonne humeur. Il s’apprête à vivre sa première aventure olympique en carrière.

Les projecteurs canadiens risquent d’être dirigés vers lui maintenant que le vétéran Erik Guay a déclaré forfait en raison de problèmes de dos.

Cook a terminé deuxième aux championnats du monde, il y a trois ans, à Beaver Creek. Il compte aussi deux podiums en carrière sur le circuit de la Coupe du monde, dont l’or à Meribel, en France. Chaque fois en super-G.

Des performances qui lui avaient permis de devenir le huitième et dernier membre du club des « Cowboys canadiens », les successeurs des « Crazy Canucks ».

« Je sais que je peux gagner. Je l’ai déjà fait », note Cook, qui a raté la saison 2015-2016 en raison d’une blessure majeure à un genou.

Son retour à la compétition à l’automne 2016 a été difficile. Il est le premier à le reconnaître.

Cook a mis la barre haute cet hiver. Il voulait renouer avec le podium en Coupe du monde. Cette présence sur une des trois marches se fait toujours attendre.

« J’avoue que je ne connais pas une superbe saison jusqu’ici. Pourtant, ça va bien à l’entraînement. C’est juste qu’en courses... »

Ce refrain, il semble familier. Dustin Cook tenait un discours similaire à la veille de sa percée aux Mondiaux en 2015.

Il avait terminé 12e à Val Gardena, en Italie, 22e à Abdelboden et 19e à Kitzbuehel.

Cette saison, on l’a vu se pointer en 11e place à Lake Louise, en 14e position à Val Gardena. C’est sans compter ce 21e rang à sa dernière course avant les Jeux à Kitzbuehel.

Bref, c’est du déjà vu.

« Je cogne à la porte. Il suffit que tous les morceaux du casse-tête tombent en place », concède-t-il.

Puis Cook soutient que ce sera tout ou rien dans son cas à PyeongChang. Pas question de jouer de prudence en piste.

« Je ne m’en vais pas là-bas pour terminer 15e », précise-t-il.

À l’image de nombreux athlètes aux Jeux, Dustin Cook aura une pensée pour ses parents, des instructeurs de ski, qui l’ont initié à ce sport à l’âge de deux ans. Maman et papa aiment bien raconter l’histoire de la première course de fiston, ce dernier contournant la ligne d’arrivée au lieu de la franchir.

Une vingtaine d’années plus tard, une piste porte maintenant son nom au Mont Sainte-Marie. Inaugurée en mars 2016, la Dustin Cook était jadis la piste « Outaouais ». Elle a subi une cure de rajeunissement et peut maintenant accueillir des courses de la Fédération internationale de ski (FIS).

Un des amis américains de Cook a notamment gagné une épreuve du circuit Nor-Am, le printemps dernier, sur cette piste. Tim Jitloff avait été le plus rapide lors d’un slalom géant.

Jitloff avait vécu l’expérience olympique en 2014 à Sotchi, en Russie. Voilà maintenant au tour de Cook de goûter aux Jeux.

Un petit deux que le garçon de Karen et Paul Cook ne contournera pas la ligne d’arrivée au lieu de la franchir comme ce fut le cas à ses débuts.