Le patineur Vincent De Haître pense déjà à l’avenir. Il vise une participation aux Jeux d’été de 2020, en cyclisme sur piste.

«Ce n’était pas mes Jeux»

Les médailles devaient être au rendez-vous à sa deuxième aventure olympique. Ce fut plutôt la malchance qui aura attendu de pied ferme Vincent De Haître à PyeongChang.

Le patineur de vitesse sur longue piste de Cumberland s’était blessé à un talon au début des Jeux en chutant hors de la glace. Il s’était présenté en béquilles à l’aréna en vue du 1500 m.

Puis vendredi à sa dernière course, il toussait. Résultat, De Haître n’a pu faire mieux qu’une 19e place au 1000 m, l’épreuve dans laquelle il était vice-champion du monde en titre.

« La préparation n’a pas été idéale. Je suis enrhumé depuis trois ou quatre jours. Puis j’avais encore mal au pied », a-t-il avoué au bout du fil.

« C’était mieux qu’avant, mais ça restait encore douloureux. Je ne pouvais pas faire mon départ habituel et accélérer. Je ne pouvais pas atteindre ma vitesse de pointe. »

De Haître était une seconde plus lente que l’habitude.

Le Néerlandais Kjeld Nuis a été couronné champion olympique. Le Norvégien Havard Holmefjord Lorentzen et le Sud-Coréen Kim Tae-yun ont respectivement récolté l’argent et le bronze.

« J’ai tout fait ce que je pouvais. Mais ce n’était pas ma journée... En fait, ce n’était pas mes Jeux », a soutenu De Haître, âgé de 23 ans.

Ce dernier était le plus jeune membre de l’équipe canadienne de patinage de vitesse en 2014 à Sotchi. Depuis cet arrêt olympique en Russie, il a rapidement grimpé dans la hiérarchie mondiale.

Cette contusion au talon l’a limité à une 21e position au 1500 m. Puis elle l’a privé de prendre le départ de la poursuite par équipe chez les hommes où le Canada rêvait d’un médaillé.

« C’est ça la vie, a lancé De Haître. Mais à mon âge, je me dis que je vais avoir d’autres occasions. Je suis sûr de pouvoir participer aux Jeux trois ou quatre fois. Je n’ai pas terminé d’écrire mon histoire. »

Le patineur a confirmé qu’il ne compte pas attendre à 2022 à Pékin pour renouer avec l’aventure olympique. Il compte tenter sa chance en cyclisme sur piste lors des deux prochaines années afin d’être du départ des Jeux d’été de 2020, à Tokyo.

« C’est le plan. Reste à voir si je serais capable. Je dois m’entraîner et faire mes preuves. Mais je suis excité de le faire. »

L’athlète franco-ontarien a déjà connu du succès dans les vélodromes. On l’a vu aux Jeux du Commonwealth en Écosse en plus de rafler un titre canadien sur 1000 m. Il a aussi déjà battu un record national sur cette distance.

Blondin à surveiller

Il reste un espoir de médaille local à PyeongChang avant la conclusion des Jeux. Ivanie Blondin, d’Ottawa, participera au départ groupé féminin samedi matin. Elle a été championne du monde de cette épreuve en 2016.

La femme âgée de 27 ans a terminé non loin du podium lors de ses trois autres courses en sol sud-coréen. Il y a eu notamment cette quatrième position plus tôt cette semaine à la poursuite par équipe.