Le planchiste Éliot Grondin (en vert) s’avère le 16e athlète des régions de Québec et de l’Est à décrocher son billet pour les Jeux olympiques. Le Canadien Kevin Hill (en jaune) en sera, lui, à sa deuxième présence olympique.

À 16 ans, le Beauceron Éliot Grondin s’ajoute à l’équipe olympique de planche à neige

Addition de dernière minute, Éliot Grondin participera aux Jeux olympiques. Le planchiste de 16 ans de Sainte-Marie de Beauce profite d’une entrée supplémentaire attribuée au Canada en snowboardcross pour devenir le deuxième plus jeune athlète de la délégation canadienne à PyeongChang.

Reine de la discipline au Canada durant plus de 10 ans, Dominique Maltais l’a littéralement vu grandir. «Ça fait longtemps qu’on se voit dans le milieu du snowboardcross. Dans le temps, il venait à Stoneham pour nous encourager. Il mesurait à peu près quatre pieds, alors qu’aujourd’hui, d’après moi, à 16 ans, il doit avoir dépassé six pieds», affirme la retraitée de la compétition, à propos de celui qui a «toujours été passionné de snowboardcross».

Grondin s’avère le 16e athlète des régions de Québec et de l’Est à décrocher son billet pour la Corée du Sud en vue du grand rendez-vous sportif présenté du 9 au 25 février.

Après des épreuves de Coupe du monde tenues en Turquie et en Bulgarie ces dernières semaines, où il a fini aux 44e et 34e rangs, le produit du Mont Orignal savoure la nouvelle en Allemagne, avec les autres membres de l’équipe canadienne.

Maltais n’est pas surprise des succès de celui qu’elle a conseillé en piste à quelques reprises dans les dernières années. La double médaillée olympique et cinq fois championne de la saison de Coupe du monde a été témoin privilégiée du «potentiel énorme» de Grondin, ainsi que de sa progression fulgurante.

«Je le voyais aller l’an passé et je n’avais aucun doute qu’il allait se rendre loin. C’est un plaisir de coacher un gars comme lui et déjà, il se démarquait de beaucoup des autres athlètes de son âge.»

Septième au Championnat du monde junior il y a 11 mois et 12e au classement de la Coupe nord-américaine de 2016-2017, Grondin est au cœur de sa première vraie saison en Coupe du monde. Ses meilleurs résultats sur le circuit mondial sont survenus en décembre avec des 23e et 26e positions en Autriche et en Italie. Il fait partie du groupe de développement du programme canadien, même pas de la grande équipe nationale.

«Chance inouïe»

En contact avec la mère de Grondin, Maltais avait eu vent qu’une place était sur le point de s’ajouter au groupe de planchistes canadiens. «Ce n’est pas mon fils, mais j’étais vraiment énervée pour lui et pour elle! C’est une chance inouïe, mais tellement méritée. Il travaille fort depuis des années et ses parents aussi», insiste-t-elle.

Celui qui aura 17 ans le 19 avril n’est pas le plus jeune des quelque 230 athlètes de la délégation canadienne aux JO de 2018. Elizabeth Hosking, de Mille-Îles au Québec, planchiste spécialiste de la demi-lune, a trois mois de moins.

Baptiste Brochu, 23 ans, de Saguenay, sera l’autre Québécois en snowboardcross aux JO. Leur épreuve se tiendra dans la nuit du 14 au 15 février, à l’heure du Québec.

Obligée de décliner l’invitation de participer au rassemblement alors prévu à Sainte-Marie, Maltais sera plutôt au boulot comme analyste télé de la compétition. Pas sur place à PyeongChang, ni dans sa Petite-Rivière-Saint-François, mais plutôt dans un studio de Montréal.

La vice-championne olympique en titre encore pour quelques semaines a une petite fille de sept semaines et, pour des questions de sécurité et de santé, la jeune maman a préféré ne pas risquer l’aventure coréenne avec bébé.

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