Guy Boucher prédit que Matt Duchene aura besoin de trois semaines pour s’habituer au système de jeu. « Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas bien jouer », ajoute l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa.

Projecteurs braqués sur Duchene

STOCKHOLM — Est-ce que le nouveau « duc » des Sénateurs d’Ottawa pourra avoir un impact immédiat à son premier match au pays des « Tre Kronor » ?

C’est la question qu’un peu tout le monde se pose à Stockholm à l’approche du premier match de Matt Duchene dans son nouvel uniforme, qui survient, drôle de hasard, contre son ancienne équipe, l’Avalanche du Colorado, dans un contexte assez particulier.

La poussière retombe à peine de la transaction à trois clubs de dimanche dernier -- qui a envoyé Kyle Turris à Nashville ainsi que plusieurs espoirs et choix de repêchage au Colorado -- que le nouveau numéro 95 doit se préparer à vivre des émotions assez intenses.

« J’ai des ajustements à faire en débarquant dans une nouvelle équipe et je vais essayer de me concentrer là-dessus plutôt que sur tout le reste », a déclaré Duchene jeudi au Ericsson Globe, où les deux équipes s’affronteront vendredi et samedi.

« Ça vient avec le territoire qu’il y ait de l’attention portée à cette situation. Je vais juste essayer d’être un gars parmi tant d’autres dans l’équipe, ne pas trop en parler à part avec vous (les médias) ou avec les entraîneurs en privé. Je veux essayer de cadrer dans mon nouvel environnement. Je ne veux pas attirer l’attention plus qu’il le faut. C’est ça l’important pour moi présentement. Je pense que les gars n’en font pas de cas, je n’ai pas trop été une distraction », a-t-il ajouté.

Le capitaine Erik Karlsson, point de mire de ces matches dans son pays, pouvait en témoigner vu qu’il a été en mesure de passer du temps avec ses coéquipiers mercredi vu que la plupart des membres de sa famille vont venir de Landsbro seulement pour les parties.

« Il est à un âge (26 ans) où nous avons plusieurs autres joueurs et il s’intègre bien au groupe. C’est facile de passer du temps avec lui. Il va nous aider le plus qu’il le peut à ce moment-ci, même si je pense que ça va lui prendre un certain temps à s’habituer, ce qui est normal. Tout le monde s’y attend et on ne cherche à rien brusquer, il va prendre un peu de temps à retrouver une routine normale », a commenté Karlsson.

L’entraîneur-chef Guy Boucher pense que son nouveau venu aura besoin de quelques semaines pour s’habituer au nouveau système. « L’équipe a eu besoin de six semaines l’an passé. Pour un individu qui arrive, ça devrait être la même chose, sauf qu’il a fait partie de programmes comme l’équipe nationale, donc avec son expérience, il devrait assimiler ça pas mal plus vite, je dirais en trois semaines qu’il devrait être à l’aise. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut pas bien jouer », a-t-il noté.

Les deux hommes ont eu une longue conversation sur la glace à la fin de l'entraînement jeudi. « On a parlé de bien des choses en termes généraux. On se connaît depuis longtemps, il m’a dirigé avec les moins de 18 ans en Russie. On avait une bonne relation à l’époque. C’est différent maintenant, il est l’entraîneur-chef et je suis plus âgé que je l’étais. Je m’attends à ce que la relation redevienne bonne. Il m’a donné de bons conseils pour demain. Je me suis excité, ça va être énervant et je vais avoir des papillons dans l’estomac, c’est certain. J’ai juste hâte de commencer ce nouveau chapitre de ma vie », a relaté Duchene.

HÖGBERG AVEC LES SIENS

Quand il a traversé l’Atlantique pour amorcer sa carrière dans l’organisation des Sénateurs, Marcus Högberg ne s’attendait pas à être dans le giron des Sénateurs quand ils se sont amenés à Stockholm.

Mais quand Andrew Hammond a été cédé à l’Avalanche dans l’échange qui a amené Matt Duchene à Ottawa, c’est lui qui a été rappelé pour agir comme troisième gardien en cas d’urgence. « C’est un peu un choc d’être ici, mais je suis content, ça va me permettre de voir ma famille après la pratique (de jeudi), ils sont venus d’Orebro (à deux heures de route de Stockholm) pour venir me voir », a-t-il confié au Droit. Le gardien de 22 ans n’a joué que trois parties cette saison avec le Beast de Brampton (ECHL), ce qui n’est pas un scénario idéal pour son développement. « J’ai eu un excellent camp en septembre, mais on a quatre gardiens dans la Ligue américaine et il est difficile d’obtenir du temps de jeu. On va voir ce qui va se passer en revenant, j’ai besoin de jouer », a dit Hogberg, qui retournera à Brampton au retour du club en Amérique du Nord.