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Zackery Powell s’est retrouvé au centre d’une défaite controversée, vendredi soir, au gala BFL 67 tenu à Vancouver, en Colombie-Britannique.
Zackery Powell s’est retrouvé au centre d’une défaite controversée, vendredi soir, au gala BFL 67 tenu à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Powell perd sa fiche parfaite dans la controverse

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Même si presque 48 heures s’étaient écoulées, Zackery Powell se sentait toujours aussi dégoûté.

Le combattant d’arts martiaux mixtes de Gatineau s’est retrouvé au centre d’une défaite controversée, vendredi soir, au gala BFL 67 tenu à Vancouver, en Colombie-Britannique. Il s’est incliné par décision partagée (29-28, 28-29 et 28-29) contre le favori local, Dario Sinagoga (5-0).

C’était le premier revers en cinq sorties chez les pros pour Powell (4-1), qui croyait bien avoir gagné. Au point où il a porté en appel le résultat auprès de la Commission athlétique de la Colombie-Britannique.

«La déception est encore là. Le dégoût aussi. J’étais convaincu d’avoir gagné tous les rounds 30-27, mon équipe aussi. Nous étions sous le choc», avoue le poids léger âgé de 24 ans.

«Durant ces trois rounds de cinq minutes, j’ai amené mon adversaire au sol sept fois, peut-être même huit. J’ai eu 12 minutes de temps de contrôle sur lui. J’ai lancé moins de coups que lui au sol, mais tous ses coups étaient sans dommage. Mes coups, ils étaient sélectionnés pour lui faire du dommage. Quand nous étions debout, c’était pas mal égal entre nous deux. À la fin du deuxième round quand il restait 30 secondes, j’étais sur le bord de le finir. Je l’avais en soumission.»

Powell a quitté la cage rapidement après l’annonce des pointages. Son adversaire a tenté de le suivre.

«Il me disait qu’il voulait un combat revanche. Je le voyais dans son visage. Il était surpris d’avoir gagné. Il savait qu’il ne méritait pas la victoire. Quand j’ai regardé la vidéo du combat par la suite, j’ai vu que son coach hochait de la tête en faisant «non» en entendant le résultat. Il savait que quelque chose clochait.»

Poumons amochés par la COVID-19

L’athlète avait besoin de se défouler au bout du fil, dimanche après-midi. Surtout qu’il ne l’avait pas eu facile dans les deux mois qui ont mené vers le combat. Et même la veille de son affrontement.

Powell a contracté la COVID-19 durant son camp d’entraînement à Niagara où il poursuit sa carrière. Il a dû passer trois semaines loin de la cage.

Et son retour a été tout sauf facile.


« Mes poumons ont été affectés. Courir à mon retour, c’était l’enfer. Ça me prenait neuf minutes pour faire un kilomètre. J’avais l’impression de mourir. »
Zackery Powell

«J’étais habitué de faire cette distance en cinq minutes. Il restait alors cinq semaines avant mon combat. Les deux premières semaines, je n’ai pas pu m’entraîner comme la normale», raconte-t-il.

«Je me sentais mieux par la suite. Mais après la coupe de poids, je me sentais pas bien à nouveau.»

Powell avoue qu’il avait l’impression que ses «poumons étaient finis» durant le troisième et dernier round contre Sinagoga. «C’était peut-être le round le plus serré du combat», note-t-il.

Et pour ajouter au goût amer dans sa bouche?

Son adversaire a dépassé la limite de poids par... sept livres lors de la pesée officielle menée la veille de l’affrontement prévu à 155 livres. «C’était un gros manque de professionnalisme de sa part», avoue Zackery Powell, qui a quand même accepté de se battre contre lui.

Ce dernier perd sa fiche parfaite. Ce premier revers arrive au moment où il tente de retenir l’attention des organisations UFC et Bellator.

«C’est sûr que c’est un événement qui va affecter un peu ma carrière. Les grosses organisations aiment bien parler de fiche parfaite. Mais en même temps, il y a des combattants de l’UFC avec lesquels je n’ai aucun lien qui ont parlé de moi sur les médias sociaux, qui disent que ça n’a pas d’allure ce qui m’est arrivé. Je reçois plusieurs messages et commentaires de gens que je ne connais pas», souligne Powell.

«Je pense que j’ai prouvé que je suis un des meilleurs 155 livres au Canada. Ce n’est pas la fin du monde. J’ai juste à travailler plus pour poursuivre mon aventure vers un combat d’une grande ligue.»

Et son appel dans tout ça?

Powell ne retient pas trop son souffle.

«C’est rare les gens qui ont gain de cause en portant leur résultat en appel. La plus belle chose qui pourrait arriver, c’est qu’on transforme la défaite en combat sans décision. Ça me permettrait d’avoir encore un zéro à ma fiche.»