Peter Polansky a eu son adversaire de première ronde à l’usure dans un marathon de 3 h 11.

Polansky peut sentir le top-100

Peter Polansky n’a jamais été si près de joindre le groupe élite des 100 meilleurs joueurs de tennis au monde.

L’Ontarien de 30 ans en est bien conscient. Premier favori du Challenger Banque Nationale de Gatineau cette semaine, le vétéran du circuit de l’ATP a obtenu son meilleur classement mondial la semaine dernière alors qu’il occupait le 110e rang grâce à ses participations aux trois premiers tournois du Grand Chelem de 2018 en Australie, à Roland-Garros et à Wimbledon.

« Je me sens bien. J’ai été actif presque toutes les semaines depuis le début de l’année, mais ç’a toujours été ma force de jouer autant de matches. Mon corps résiste bien. Plus important encore, je m’amuse toujours. J’aime m’entraîner et essayer d’améliorer mon jeu », dit celui qui a participé à 33 tournois dans la dernière année, un sommet chez les Canadiens.

Champion du Challenger de Gatineau 2016, puis finaliste en 2017 quand il a perdu contre l’étoile montante du tennis Denis Shapovalov, Peter Polansky aura des points à protéger cette semaine afin de s’accrocher au top-100 mondial. L’an dernier, à pareille date, il avait aligné trois finales de suite à Winnipeg, Gatineau et Granby. Il a déjà perdu 12 rangs cette semaine pour chuter en 122e place après avoir été sorti en deuxième ronde à Winnipeg.

« Ce n’est pas réaliste de m’attendre à faire encore trois finales de suite même si je sais que je suis capable de gagner ce tournoi et celui de Granby. J’ai des points à défendre, mais si je continue de jouer au même niveau, les points vont s’accumuler. Je suis rendu à 30 ans, mais je suis convaincu que je suis un meilleur joueur aujourd’hui qu’il y a un an. J’ai travaillé un tas de choses. J’ai fait des ajustements. J’ai appris des trucs. Pour rester près du top-100, il faut battre des joueurs du top-100 sinon tu ne resteras pas là bien longtemps. »

À Gatineau, Polansky n’aura pas à se soucier d’avoir un jeune loup comme Denis Shapovalov dans les pattes, mais il reconnaît qu’il ne sera pas facile de jouer jusqu’à dimanche comme il l’a fait dans les deux dernières années.

« Il y a de très bons joueurs ici. Darian King est mon partenaire de double. J’ai perdu contre lui par le passé. Jason Kubler a gagné à Winnipeg la semaine dernière. J’ai perdu contre lui en troisième ronde des qualifications à Wimbledon avant d’entrer dans le tournoi comme lucky loser. Bradley Klahn s’est qualifié pour Wimbledon et il a même gagné une ronde. »

La saison de Polansky va tellement bien qu’il a déjà empoché 216 208 $ en bourses. Ses participations aux tournois du Grand Chelem ont assurément aidé.

« Les bourses ont beaucoup augmenté dans les Grands Chelems. On fait des tournois moins payants comme des Challengers pour avoir un bon classement. Quand tu arrives dans top-250 et que tu as accès aux tableaux des qualifications des Grands Chelems, tu peux vivre du tennis. Si je fais attention aux dépenses, ma saison me coûte 70 000 $. »

À 30 ans, Polansky est dans la force de l’âge d’un joueur de tennis, mais il sent qu’il a en encore de bonnes saisons devant lui. « En santé, j’aimerais jouer encore quatre ans à ce niveau. Je voudrai ajouter quelques présences en Grand Chelem avant d’accrocher ma raquette. »

Polansky a peiné au premier tour du Challenger de Gatineau mardi soir. Il a sauvé deux balles de match avant de disposer du Vénézuélien Ricardo Rodriguez en trois manches de 7-6, 6-7 et 7-5.