Peter Polansky est le seul des sept joueurs canadiens toujours en vie en simple et en double au Challenger Banque Nationale de Gatineau. Chez les dames, Katherine Sebov est le dernier espoir en simple.

Polansky avance sur deux fronts

Sans trop d’éclat, le favori du tableau masculin connaît une bonne semaine au Challenger Banque Nationale de Gatineau.

Peter Polansky est le seul Canadien à avoir atteint les quarts de finale en simple après avoir vaincu son compatriote Pavel Krainik en deux manches de 6-2 et 7-5 dans le premier match de la journée de jeudi sur le court central du parc de l’île.

Sous un soleil de plomb en après-midi, il a aussi accédé à la demi-finale du double. Avec son partenaire Darian King de la Barbade, il est revenu de l’arrière pour tasser la paire japonaise de Shintaro Imai et Kaichi Uchida 4-6, 7-6 et 10-3 dans le bris d’égalité.

Il est déjà assuré de quitter Gatineau avec une bourse minimale de 3000 $ US alors qu’il tentera de freiner la séquence victorieuse en Outaouais du Français Ugo Humbert en quarts de finale vendredi soir (voir autre texte).

« Le match contre Pavel a été dur. Il s’est grandement amélioré dans la dernière année. Il servait bien, mais j’ai été solide aujourd’hui. »

La semaine dernière, Krainik (705e au monde) avait poussé le vétéran Polansky dans ses derniers retranchements. Le 122e joueur mondial avait finalement gagné 7-6 et 7-6. Polansky se méfiait donc de son adversaire du deuxième tour jeudi.

« J’étais un peu sur mes gardes, mais il ventait beaucoup à Winnipeg la semaine passée et je pense que ç’a neutralisé le jeu. J’ai fait plusieurs erreurs que je n’ai pas répétées aujourd’hui. »

Contrairement à son premier match où il a mis plus de trois heures pour se défaire du 715e joueur mondial, Polansky n’a eu besoin que d’une heure et 18 minutes pour venir à bout de Krainik.

« J’ai eu plusieurs longs matches cette semaine. Ça ne m’effraie pas du tout. J’ai toujours joué de longs matches dans ma carrière. J’ai la condition physique pour le faire même s’il est toujours préférable d’en finir le plus vite possible. »

Contre un adversaire qui n’avait rien à perdre mardi, Polansky a vraiment peiné. Ricardo Rodriguez avait même deux balles de match pour faire tomber le favori du tournoi, mais Polansky a sauvé sa peau avec un as et un autre excellent service.

« Il était gonflé à bloc. Ça se voyait. Pour lui, un 700e joueur mondial, c’était sûrement un match spécial. Il se retrouvait devant une bonne foule sur le court central contre le favori du tournoi classé près du top-100. C’était un beau moment pour nous deux, mais sûrement plus pour lui. Son niveau d’énergie était élevé. Il mangeait mes deuxièmes services. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi coriace, mais j’ai été chanceux de m’en sortir avec de bons services à la fin. »

La fin pour Marino
En soirée, devant une foule clairement vendue à sa cause, la Canadienne Rebecca Marino a vu son parcours gatinois prendre fin contre Arina Rodionova, la favorite du tableau féminin.

Marino était pourtant la plus puissante des deux joueuses, mais des fautes à répétition ont couru à sa propre perte dans un revers de 6-2, 6-4. En meilleur contrôle de ses coups, l’Australienne n’a fait que se défendre pour filer vers la victoire.

« C’est la raison qui explique ma frustration sur le terrain. J’ai senti que je dictais le jeu pendant tout le match. À la fin, les points dépendaient de si je ratais au non. Je dois encore polir mon jeu, mais je sens que je suis là. Ce fut un bon match malgré toutes mes fautes directes. Ça s’est joué dans ma raquette. Cette défaite est peut-être une bonne chose. Si je continuais à gagner tous mes matches depuis mon retour au jeu, je n’aurais rien à travailler. J’ai du travail à faire ! »