Les partisans du Fury sont nombreux dans les gradins malgré les problèmes de l'équipe sur le terrain.

Plus populaire malgré une saison difficile

Lorsqu’il sautera sur le terrain de la Place TD pour la dernière fois de la saison 2017 dimanche, le Fury d’Ottawa n’aura plus rien à l’enjeu.

Trop de verdicts nuls. Pas assez de victoires. Le club de Julian De Guzman a été décevant à sa quatrième année d’existence professionnelle. Malgré son budget  supérieur à la majorité des équipes de la USL, il sera écarté des séries éliminatoires puisqu’il occupe le 13e rang parmi les 15 clubs de sa conférence.

Pourtant, le Fury (7-10-13) n’a jamais été aussi populaire auprès de ses partisans. Dimanche, contre le FC Cincinnati (11-9-10), le club va franchir le plateau des 100 000 spectateurs pour la première fois de sa jeune histoire. Sixième dans la conférence, le FC Cincinnati voudra assurément consolider sa place dans les séries pendant son passage à la Place TD, mais foi du défenseur ottavien Eddie Edward, ses coéquipiers sont plus déterminés que jamais à mettre fin à leur série de 10 matches sans victoire.

« Évidemment, comme club, nous sommes déçus. Nous ne sommes pas contents de nous retrouver où nous sommes, mais nous sommes des professionnels et c’est notre job de performer et de divertir nos partisans avec des victoires. Même si ce n’est pas arrivé assez souvent pendant la saison, nous devons terminer notre année sur une note positive. C’est une question de fierté pour le club. C’est une question de respect pour nos partisans et pour notre entraîneur Julian De Guzman. »

Le vétéran défenseur se sent mal pour celui qui a remplacé Paul Dalglish alors que le club n’était qu’à un point d’une place dans les séries. Depuis sa rentrée, le Fury a signé trois défaites et sept matches nuls.


Cent mille partisans dans une saison pour un si jeune club dans ce marché, ça mérite d’être célébré.
Julian De Guzman

« Julian mérite beaucoup plus que ça. Ça me brise le cœur de voir la façon que nous avons échappé autant de points depuis deux mois. Julian tient ce club, son sport et la ville à cœur. Ça ferait un monde de différence si nous pouvions finir l’année en lui donnant deux victoires. »

Après son dernier match à la Place TD, le Fury ira terminer sa saison à Pittsburgh, mais chaque chose en son temps. Techniquement, l’équipe ottavienne n’a pas été si mauvaise à la maison. À ses 15 premiers matches, elle n’a perdu que deux fois devant ses partisans. Elle a signé cinq victoires et huit matches nuls.

Célébration des partisans

« C’est trop de matches nuls à domicile, juge l’entraîneur De Guzman qui voit le dernier match de la saison comme une célébration pour les partisans. Cent mille partisans dans une saison pour un si jeune club dans ce marché, ça mérite d’être célébré. Les gens sont venus nous encourager à la Place TD toute l’année et nous voulons créer une mentalité gagnante à domicile. Nous pourrons ensuite utiliser l’ambiance festive à notre avantage. »

Le match n’aura aucune signification pour le Fury au classement, mais Julian De Guzman assure que le moment n’est pas venu de tenter de nouvelles expériences en donnant du temps de jeu à ses réservistes.

« Je veux gagner. Je vais envoyer mes 11 meilleurs joueurs dans la mêlée. Il s’agira des 11 joueurs qui ont le logo du club à cœur et qui ont été les plus constants dans leurs efforts. Gagner à la maison doit devenir une obligation. »

De son côté, Eddie Edward n’ose même pas imaginer combien de spectateurs auraient franchi les tourniquets du stade si l’équipe avait gagné plus souvent cette année.

« Le potentiel de réussite de cette franchise est incroyable. Nos installations sont formidables : le stade, les boutiques, le théâtre, les restaurants. Comme équipe, nous voulons faire partie de tout ça en offrant un spectacle de qualité pour attirer encore plus de monde. »

Plusieurs prix de présence seront offerts dans ce match de reconnaissance envers les partisans.