Vincent Plouffe pense que ses coéquipiers des Ravens de Carleton et lui peuvent étirer leur saison.

Plouffe et les Ravens tenteront de surprendre

Vincent Plouffe a été le botteur le plus occupé en saison régulière au football universitaire canadien.

Le joueur gatinois de deuxième année chez les Ravens de Carleton a effectué 69 dégagements, cinq de plus que son plus proche poursuivant et rival des Gee Gees d’Ottawa, Loic Legendre. Ajoutez à cela qu’il a recommencé à effectuer les tentatives de placement dans les dernières semaines du calendrier régulier.

« J’ai beaucoup botté », a reconnu Plouffe, plus tôt cette semaine, après une séance d’entraînement.

Pas qu’il se plaint. Au contraire.

« Je serai fatigué après la coupe Vanier. Avant ça, je ne me plaindrai pas. Je suis choyé d’être ici. »

Botteur chez les Griffons du Cégep de l’Outaouais après avoir été quart-arrière et receveur à l’école secondaire Du Versant, Plouffe participera à un premier match éliminatoire dans les rangs universitaires, samedi, à Guelph.

Ses coéquipiers et lui affronteront les Gryphons en quart de finale de la conférence ontarienne. Qu’ils jouent encore au football s’avère une surprise.

Les Ravens étaient sur le bord de l’élimination après avoir échappé le match Panda le 5 octobre dernier contre les Gee Gees. Ils montraient alors une fiche de 2-4.

Mais Carleton a surpris deux équipes mieux classées qu’elle en McMaster puis Laurier pour obtenir son billet dans le tournoi automnal.

« Il y a peu de gens qui croyaient en nous, sauf les entraîneurs et les joueurs, a rappelé Plouffe. Si tout le monde continue à faire sa part, nous aurons la victoire à la fin du match samedi vers 16 h. »

Qui dit éliminatoire, dit le moindre jeu peut faire la différence. Les parcours de plusieurs équipes ont pris fin sur une jambe fiable ou non d’un botteur au fil des ans.

Le coordonnateur offensif des Ravens, Jean-Philippe Asselin, en sait quelque chose. Il dirigeait les Gee Gees en 2010 lorsque son équipe s’est inclinée sur un placement dans la dernière minute de jeu de l’adversaire en finale de la coupe Yates.

« Un coup de pied fait souvent la différence. Je parle avec expérience », a lancé Asselin en riant.

Plouffe, qui était un réserviste en 2018, a éprouvé des problèmes avec les placements tôt en saison chez les Ravens, réussissant seulement deux de ses cinq premières tentatives. Mais les choses se sont replacées dans les dernières semaines avec quatre placements payants en cinq tentatives.

« J’ai eu un début difficile, mais les joueurs et les coaches m’ont donné beaucoup d’amour. Ça s’est replacé », a noté l’étudiant-athlète en communication et entrepreunariat.

Ce dernier possède déjà l’expérience de parties cruciales. Il a participé au Bol d’Or en 2015.

Et les conditions de jeu peu favorables ne semblent pas l’effrayer.

« J’ai déjà joué dans toute... la pluie, la pluie verglaçante, la neige... Je suis prêt. »

Pendant que Vincent Plouffe et les Ravens affronteront Guelph, les Gee Gees, eux, recevront la visite de Waterloo au stade de l’avenue des Lees. Ils misent sur une des défensives les plus redoutables en Ontario.

Ottawa a intercepté 11 passes en huit matches en plus de récupérer 16 ballons échappés par les équipes adversaires.

Le seul hic ? Les Gee Gees sont la formation la plus indisciplinée de leur conférence avec une moyenne de 111,8 verges de pénalités par match.

Reste à voir si leur entraîneur-chef Jamie Barresi aura enfin réglé ce problème. Sinon, une autre sortie rapide à domicile attend l’Université d’Ottawa.