Paul Byron est content d'avoir regagné la confiance de son entraîneur.

Paul Byron, l’homme à tout faire

C’est l’ex-Olympique Ales Hemsky qui a obtenu la première chance de se faire valoir aux côtés de Jonathan Drouin et Max Pacioretty sur le premier trio du Canadien en début de campagne

Quand celui qui a brièvement porté les couleurs des Sénateurs il y a trois ans n’a pas livré la marchandise — il était sur la liste des blessés lundi, l’entraîneur-chef Claude Julien s’est tourné vers le bouche-trou par excellence du Tricolore depuis qu’il est arrivé à Montréal il y a deux ans, Paul Byron.

L’attaquant originaire d’Ottawa qui a fait la pluie et le beau temps avec Claude Giroux avec les Olympiques il y a déjà une dizaine d’années s’est donc présenté dans son patelin en tant que membre à part entière de la première unité du Canadien, évoluant aux côtés de Drouin et d’Arturri Lehkonen.

Au sein d’une formation qui éprouvait des difficultés à compter des buts en ce début de saison, il était à égalité pour le premier rang des buteurs des siens avec ses trois filets avant d’affronter les Sénateurs, et c’est lui qui présentait le meilleur pourcentage d’efficacité avec ses tirs au but au sein de l’équipe (16,7 %, ayant compté ses buts sur seulement 18 lancers).

L’ailier gauche de 28 ans est en voie de répéter sa production de l’an dernier, quand il a explosé pour 22 buts et 21 passes en 81 parties, des sommets personnels.

Mais comme son club est loin de répondre aux attentes qui sont toujours élevées dans la Métropole, Byron est loin d’être satisfait.

« Ça a été difficile, ce début de saison. Les résultats ne sont pas ce qu’on attendait. Nous avons connu une excellente saison l’an dernier, alors que nous avions connu un excellent départ comme lors des années précédentes, pour ensuite ralentir un peu. Ça nous montre qu’un mauvais début de saison ne veut rien dire, la saison est tellement longue. Nous devons juste jouer un peu mieux et redevenir l’équipe de l’an passé qui gagnait des matches », a-t-il confié au Droit.

Byron est quand même content d’avoir regagné la confiance de son entraîneur, alors que pour un joueur de sa trempe, un choix de sixième ronde (par Buffalo en 2007), il n’y a jamais rien de vraiment acquis.

Julien, faut-il le rappeler, est venu en relève à Michel Therrien en février dernier, après son congédiement par les Bruins de Boston.

« C’est comme un nouveau professeur à l’école, tu ne sais jamais s’il va t’aimer, quel rôle il va te donner. Chaque année, c’est une chance de faire tes preuves, de mériter plus de temps de glace ou un plus grand rôle dans l’équipe. On a plusieurs jeunes gars qui poussent pour des emplois et il (Julien) essaie de voir où ils vont bien cadrer. Tu dois toujours chercher à t’améliorer et c’est ce que j’ai essayé de faire l’été dernier », a indiqué Byron.

« J’aimerais pouvoir dire quel est mon rôle exactement, mais je pense que c’est justement celui du gars qui peut jouer n’importe où, sur n’importe quelle ligne. Je pense que je peux compléter bien du monde, apporter de bonnes choses à l’équipe et présentement, les choses vont bien, notre ligne crée de bonnes chances », a ajouté l’attaquant de 5’ 9’’ et 162 livres.

Julien ne connaissait pas l’ancien protégé de Benoît Groulx avant de débarquer à Montréal pour son deuxième passage à la barre du Tricolore, mais il semble l’apprécier de plus en plus.

LES SÉNATEURS EN BREF

Pageau à l’honneur

Le centre gatinois des Sénateurs Jean-Gabriel Pageau a été nommé la troisième étoile de la dernière semaine dans la LNH, derrière John Tavares, des Islanders de New York (six buts et une passe en trois matches), et le gardien Oscar Dansk, des Golden Knights de Vegas (deux gains, moyenne de 1,00, taux d’efficacité de ,967). C’est la première fois de sa carrière qu’il obtenait une de ces mentions hebdomadaires, lui qui a récolté un but en désavantage numérique, son premier de la saison, et cinq passes lors des trois parties des siens au cours de la période visée. 

Entre les lignes

Le défenseur Chris Wideman a réintégré l’alignement des Sénateurs lundi soir après avoir raté celui de vendredi en raison d’une blessure au haut du corps. Guy Boucher voulait revenir à son alignement comportant sept défenseurs, mais Mark Borowiecki a déclaré forfait avant le match en raison d’un malaise. Max McCormick, rappelé en matinée comme police d’assurance, a donc joué... Les Sénateurs n’ont pas tenu d’entraînement matinal avant d’affronter le Canadien, une pratique de plus en plus commune sous le joug de Boucher. Ils ne sont pas totalement abolis pour autant. « C’est comme l’an passé, si on a eu une pratique la veille (d’un match), on n’a pas besoin de “morning skate” le jour mêm... Nos joueurs sont bien contents, ils peuvent dormir une heure de plus. Le repos est une arme. Ceux qui détestent ça, qu’il n’y ait pas de pratique matinale, c’est vous autres (les médias) », a dit Boucher.