Patrick Chan se dit prêt physiquement et techniquement pour les Jeux olympiques de Sotchi.

Patrick Chan sera son pire ennemi à Sotchi

Est-ce que Patrick Chan va réussir où tous les autres grands champions canadiens ont échoué chez les hommes? De Brian Orser à Kurt Browning à Elvis Stojko.
Ces patineurs se sont tous pointés aux Jeux olympiques avec l'étiquette de champion du monde en titre. Chaque fois, ils ont été incapables de monter sur la première marche du podium. Aucun Canadien n'a remporté l'or chez les hommes aux JO.
«Je me sens prêt physiquement et techniquement, disait Chan après avoir remporté un septième titre national de suite, le mois dernier, dans sa ville natale d'Ottawa. «D'ici aux Jeux, ça va se passer dans ma tête.»
Chan va se rappeler ses bons coups avant ses premiers coups de patin à Sotchi. Il pensera à cette soirée de novembre à Paris durant laquelle il avait battu son propre record du monde au Trophée Bompard.
«Personne ne sera en mesure de me battre si je patine de la même façon, a-t-il affirmé.
Son principal adversaire?
«Moi-même», a-t-il lancé.
En 2010 à Vancouver, il n'avait que 23 ans. Excité, il a eu l'impression de figer sur glace. «Comme un chevreuil qui est aveuglé par les phares d'une voiture qui se dirige vers lui», a imagé Chan. Il reste que sa feuille de route depuis les derniers Jeux s'avère impressionnante. Elle comprend trois titres mondiaux, le même nombre que Stojko.