La patineuse de vitesse d’Ottawa, Ivanie Blondin (à gauche), est devenue vice-championne du monde dimanche matin à Hamar, en Norvège.

Patinage de vitesse: Blondin devient vice-championne derrière son idole

Ivanie Blondin continue de collectionner les exploits en cette saison de domination sur les anneaux de glace.

La patineuse de vitesse sur longue piste d’Ottawa est devenue vice-championne du monde toutes distances, dimanche matin, à Hamar, en Norvège. Elle est la première Canadienne à monter sur le podium à ce rendez-vous depuis Christine Nesbitt, en 2012.

« Ce fut une fin de semaine pas mal tough... mais très satisfaisante, soutient Blondin. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je n’avais pas terminé dans le top-3 au 3000 m et 5000 m, il y a deux semaines, aux championnats du monde de distances inviduelles. Mais j’ai réussi à retrouver mes forces ici. »

L’athlète franco-ontarienne a disputé quatre courses en deux jours, terminant huitième au 500 m, 5e au 1500 m, deuxième au 3000 m pour conclure dimanche avec une quatrième place au 5000 m.

Cette dernière épreuve, elle a bien failli ne pas la terminer.

« Je suis quasiment tombée à mi-course. J’étais un peu trop sur la pointe de mes orteils, penchée vers l’avant », raconte-t-elle.

« J’ai perdu pied, mais j’ai pu me rattraper rapidement ! Ça m’était déjà arrivé plus tôt cette saison en Pologne. »

La patineuse âgée de 29 ans savait très bien avant cette course ultime que le titre mondial serait inaccessible. La Néerlandaise Ireen Wüst, possédait déjà une avance de 6,6 secondes sur elle après les trois épreuves précédentes.

« Même l’avoir battu dans cette course, ça n’aurait pas été suffisant. »

Il s’agit d’un septième titre mondial sur toutes distances pour Wüst. « Une fille incroyable », dit Blondin.

« C’est une de mes idoles. C’était un honneur de partager le podium avec elle. »

La vétérante de l’équipe canadienne avait gagné deux médailles aux championnats du monde de distances individuelles tenues il y a deux semaines à Salt Lake City. Elle avait notamment récolté le titre au départ groupé.

Ces succès depuis novembre l’ont convaincu de tenter sa chance aux championnats du monde toutes distances où les chronos de quatre épreuves sont cumulées. Seulement cinq Canadiennes ont remporté une médaille à cet événement au fil des ans depuis 1936.

En plus de Blondin et Nesbitt, on retrouve Cindy Klassen, Sylvia Burke de même que Kristina Groves, d’Ottawa.

« Nous avons connu une reconstruction ces dernières années après le départ de Nesbitt, Klassen et Groves. Je pense qu’Isabelle a de très bonnes chances d’être la prochaine à se retrouver sur le podium », prédit Ivanie Blondin.

Isabelle, c’est Isabelle Weidemann, également d’Ottawa. Elle a conclu ces Mondiaux au 14e rang.

« Elle n’a pas connu la fin de semaine qu’elle voulait. C’est plate, mais c’est ça le sport. Elle va s’en remettre. »

La veille, l’équipe canadienne avait vu un autre de ses athlètes mettre la main sur un titre de vice-champion.

Le Québécois Laurent Dubreuil, de Lévis, a pris le deuxième rang aux championnats du monde de sprint tenus également au même endroit à Hamar.

La saison sur longue piste prendra fin le week-end prochain à Heerenveen, en Norvège. Ce sera place à la finale de la Coupe du monde.

« La saison a été très longue, surtout que j’ai patiné tellement de courses sur toutes les distances. J’ai eu du plaisir et j’ai beaucoup appris », affirme Blondin.

« J’ai hâte que ça finisse... mais en même temps, j’ai hâte de recommencer l’entraînement pour la saison prochaine ! »