Le Gatinois Michael Woods connaît un début de saison frustrant. Mais il compte se reprendre au Giro.

Pas de Tour de France pour Michael Woods

Le cycliste gatinois Michael Woods devra attendre une autre année avant de rouler au Tour de France pour la première fois de sa carrière.

« Je veux y participer, mais ce n’est pas dans les cartes en vue de 2018 », a confirmé l’athlète âgé de 31 ans, jeudi, au bout du fil. Il se trouvait en Belgique en vue de la première de trois courses dans ce pays d’ici la fin avril.

Ses patrons au sein de l’équipe du World Tour, EF Education First-Drapac, ont plutôt encerclé au calendrier pour lui le Giro, qui commencera le 4 mai. Woods sera leur homme en vue de cette course par étape en sol italien.

Son coéquipier Rigoberto Uran sera le coureur vedette de la formation au Tour de France en juillet. « Il avait terminé deuxième l’an dernier », a rappelé Woods, qui ne connaît pas le début de saison souhaité à sa sixième année en cyclisme sur route.

Samedi, on l’a vu conclure le Tour du Pays basque au 29e rang du classement général parmi les 99 coureurs toujours sur le bitume.

Quelques semaines auparavant, ce fut une 79e position au cumulatif du Tour cycliste de Catalogne.

Puis au Tour d’Abu Dhabi à la mi-février, Woods avait terminé 19e.

« J’ai été malade là-bas après avoir mangé à un buffet. Je ne me suis jamais senti aussi faible. On a dû me transporter à l’hôpital. »

Un rotavirus a été identifié par les médecins comme le coupable de ses maux.

« Depuis ce jour-là, j’ai l’impression que je suis en mode rattrapage, que j’essaie de reprendre mes forces. »

C’est que lors du Tour cycliste de Catalogne, la malchance l’a encore frappée. « J’ai été victime d’un empoisonnement alimentaire la veille de la première étape », a relaté Woods.

Disons qu’il serait surprenant de le voir à un buffet à nouveau avant sa prochaine sortie, l’Amstel Gold, ce dimanche...

Cette course, tout comme La Flèche Wallonne et la Classique Liège-Bastogne-Liège serviront de préparation en vue du Giro.

Michael Woods est confiant de se pointer au prochain tour en bonne forme physique. L’an dernier, il avait terminé trois fois dans les 10 premiers au fil d’arrivée. C’est sans compter l’aide apportée à son coéquipier et ami Pierre Rolland dans sa victoire d’étape.

« Je m’estime chanceux d’avoir pu rouler avec Pierre. Il a changé ma perspective sur le cyclisme compétitif. »

Plus tard durant l’été 2017, Woods avait terminé septième au classement général du Tour d’Espagne. Il s’agissait du meilleur résultat canadien dans les annales de l’événement.

Cette performance l’a motivé à prendre les bouchées doubles à l’entraînement durant l’hiver. Il a notamment participé à un camp d’entraînement en Arizona avec deux autres cyclistes d’Ottawa.

« J’étais rapide. En grande forme. C’est ce qui est frustrant. En tombant malade, j’ai l’impression d’avoir fait tout ce travail pour rien. »

Tourner la page
Ce dernier s’apprête à tourner la page sur un chapitre de sa vie, la semaine prochaine. Il a vendu sa maison dans le secteur Hull afin de vivre à plein temps à Andorre.

« La transaction deviendra officielle le 16 avril », a-t-il précisé.

« J’aime le Canada. Je compte revenir au pays une fois ma carrière terminée. Mais lors des trois dernières années, je n’ai passé qu’un total de quatre mois et demi chez moi. C’est simplement plus logique de rester en Europe. »