Erik Karlsson a laissé entendre qu’il avait hâte de se changer les idées en s’amusant avec les autres étoiles de la LNH.

Pas de congé pour Karlsson

Au milieu de la campagne désastreuse de son club, Erik Karlsson aura l’occasion de se retrouver dans un environnement un peu plus positif en fin de semaine alors qu’il représentera les Sénateurs d’Ottawa au Match des étoiles de la LNH pour la cinquième fois de sa carrière.

La super-vedette suédoise aurait peut-être pu bénéficier de ce congé de trois jours alors que son entraîneur-chef Guy Boucher parle encore régulièrement du fait qu’il n’est pas redevenu le même joueur qu’il était avant d’être opéré à la cheville gauche l’été dernier, après ses performances héroïques en séries éliminatoires le printemps dernier.

Mais quand Karlsson avait dit avant même sa nomination qu’il serait prêt à aller à Tampa Bay pour le concours d’habiletés et le tournoi à trois contre trois opposant les équipes des quatre divisions du circuit Bettman si on lui transmettait une invitation.

Meilleur compteur de l’équipe, l’ailier droit Mark Stone aurait probablement mérité pas mal plus une telle sélection, mais comme il y avait plusieurs gros noms à l’attaque qui devaient être là dans la division Atlantique, il ne s’est pas vu taper sur l’épaule. Il aurait finalement dû décliner l’invitation de toute façon alors qu’il a raté les trois dernières parties des siens en raison d’une blessure au genou.

Karlsson conservera donc sa place parmi les meilleurs hockeyeurs de la ligue, lui qui a participé aussi aux deux dernières éditions du Match des étoiles, après avoir disputé son premier en 2011 à Raleigh.

Avant de mettre le cap vers la Floride, Karlsson a encore une fois dû analyser une défaite des siens, une cinquième de suite, jeudi soir aux mains des Bruins de Boston. Après avoir donné ses impressions du revers de 3-2 des siens, le capitaine a laissé entendre qu’il avait hâte de se changer les idées en s’amusant avec les autres étoiles de la LNH.

«C’est toujours quelque chose dont c’est le ‘fun’ de faire partie, c’est une chance de voir plusieurs amis et des joueurs d’à travers la ligue, on peut partager des idées et faire des blagues. J’ai hâte de me retrouver là-bas, ça va être un bon ‘break’ pour l’esprit d’avoir un peu de plaisir là-bas», a-t-il indiqué, réitérant qu’il n’aurait pas préféré obtenir le week-end de congé, comme ses autres coéquipiers.

Son entraîneur, Guy Boucher, était d’accord avec son meilleur joueur pour qu’il participe à ce qui se veut en partie un événement corporatif de la LNH.

«Ces expériences-là, il faut que tu les vives, peu importe combien de fois tu y vas. Quand tu regardes ça, être reconnu par tout le monde comme étant une étoile, Ce n’est que du positif. Chaque joueur aimerait mieux être choisi comme une étoile que d’obtenir trois jours de congé. Personnellement, je crois que c’est bon pour l’organisation et bon pour lui, donc je suis content qu’il ait été choisi», a indiqué Boucher.

Pourtant, pas plus tard que jeudi midi, l’entraîneur québécois parlait encore de la récupération difficile de celui qui a raté les cinq premiers matches de la saison alors qu’il finissait la réhabilitation de son opération de juin dernier.

«Ce n’est pas rien de revenir d’une opération où on a mis le tendon de quelqu’un d’autre dans ton pied et qu’on t’a dit que ça va prendre un an pour en revenir et être pareil comme avant. Il voulait jouer à partir d’octobre, ce qui illustre son caractère. Il voulait revenir le plus tôt possible même en sachant que ça prendrait du temps. Je ne vais certainement pas dire ici qu’il n’a pas essayé et qu’il ne pousse pas pour que son développement soit où il devrait être, ou que son retour biologique n’est pas où il devrait être. Je ne suis pas un docteur, mais une chose que je sais, c’est que ça a été très difficile pour lui de revenir et de ramener son jeu à son niveau habituel. Il travaille fort là-dessus et il y a des moments où on voit Erik Karlsson, mais il y en a d’autres où il sera le premier à dire qu’il pousse, mais qu’il ne se sent pas comme avant. Il a eu de bons moments et il cherche à afficher plus de constance à être lui-même», a raconté Boucher.

«Il a eu une saison difficile parce qu’il est difficile de revenir de quelque chose comme ça, et je respecte ça», a-t-il ajouté.

Karlsson est quand même le deuxième meilleur compteur de son club avec ses 31 points, dont 4 buts, en 42 matches, avec un différentiel de moins-24 (deuxième pire de la ligue).

LES SÉNATEURS EN BREF

Paajarvi en renfort

Possiblement en prévision d’échanges à venir, les Sénateurs ont ajouté un peu de profondeur à leur alignement vendredi en obtenant les services de l’attaquant Magnus Paajarvi par la voie du ballottage, auquel il avait été soumis par les Blues de St. Louis. 

Le Suédois qui avait été le choix de première ronde des Oilers en 2009 (10e au total, un rang derrière Jared Cowen, choisi par Ottawa) n’a que deux buts et deux passes à sa fiche en 44 matches cette saison. 

L’attaquant de 26 ans qui fait 6’3’’ et 206 livres est originaire de Norrkoping, en Suède. Il a été un coéquipier d’Erik Karlsson sur l’équipe nationale junior de son pays qui a gagné l’argent au Championnat du monde de 2009 à Ottawa. 

Il a récolté 45 buts et 52 passes en 352 matches en carrière dans la LNH. Il est sous contrat pour un an à un salaire de 800 000 $ et il deviendra joueur autonome sans compensation l’été prochain.

Du renfort pour Belleville

Étant donné qu’ils ne jouent pas en fin de semaine, les Sénateurs ont cédé trois joueurs à leur club-école de Belleville, qui était à Syracuse vendredi et recevra Rochester samedi. 

La recrue Colin White est retourné avec les petits Senators en compagnie des vétérans Chris DiDomenico et Erik Burgdoerfer, au lendemain d’un match où White avait été utilisé 18:40 minutes par Guy Boucher. 

Chabot en Beauce

Une fois de plus, le défenseur québécois Thomas Chabot a réussi à résister aux coupes. Lorsque nous nous lui avons demandé s’il avait des plans pour le long week-end, il hésitait. 

«Je pourrais bien retourner chez nous, en Beauce. Ma fête s’en vient. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu la chance de manger un souper d’anniversaire à la maison», a commenté celui qui est né le 30 janvier 1997. 

Il célébrera donc son véritable anniversaire mardi prochain. Les Sénateurs seront alors en Caroline du Nord, et ils affronteront les Hurricanes. S’il est rappelé de Belleville, Colin White soufflera aussi 21 bougies, ce jours-là. 

Les Sénateurs ont sélectionné deux joueurs dans la première ronde du repêchage amateur de l’été 2015. Le hasard a voulu qu’ils soient tous les deux nés la même journée!