Jean-Gabriel Pageau avait hâte de voir si l’entraîneur de ces derniers, Alain Vigneault, allait le confronter au trio d’un autre ancien Olympique, Claude Giroux.
Jean-Gabriel Pageau avait hâte de voir si l’entraîneur de ces derniers, Alain Vigneault, allait le confronter au trio d’un autre ancien Olympique, Claude Giroux.

Pageau a «beaucoup de respect» pour Giroux et compagnie

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Dans les heures qui ont précédé le premier match de la série entre ses Islanders de New York et les Flyers de Philadelphie, Jean-Gabriel Pageau avait hâte de voir si l’entraîneur de ces derniers, Alain Vigneault, allait le confronter au trio d’un autre ancien Olympique, Claude Giroux.

«On va voir, on ne sait pas quels seront les ‘match ups’ dans cette série. Il n’y a pas d’avantage à jouer à domicile sans partisans dans les estrades, mais il y a encore le droit du dernier changement (à l’entraîneur du club local, les Flyers, lors des deux premiers matches)», a confié le centre gatinois en entrevue téléphonique avec le Droit lundi matin, lui qui a finalement été confronté au trio de l’ancien Sénateur Derek Grant, puis à celui de Giroux, en début de match.


« C’est assez spécial avec tout ce monde de la région. Ça montre le niveau de compétition qu’on a atteint, le talent qu’on a dans la région, en tant que joueurs ou entraîneurs. Ça monte la compétition d’un cran, c’est certain que de notre côté, on veut sortir vainqueurs de cette série-là. »
Jean-Gabriel Pageau

«J’ai beaucoup de respect pour Claude, de même que pour Sean Couturier, leur autre centre québécois que j’ai affronté dans une série Olympiques-Drummondville il y a longtemps de ça (2011). C’est quelque chose d’avoir la chance de jouer à nouveau contre lui au niveau de la Ligue nationale. Lui et Claude sont des gars qui ont le coeur à la bonne place et qui sont dévoués à leur équipe. Ils ont un impact au niveau du leadership aussi pour leur équipe. Quand on va arriver sur la patinoire, je vais faire tout en mon possible pour les contrer et pour gagner», a-t-il ajouté.

Le fait que lui et Derick Brassard retrouve un entraîneur de leur patelin en Vigneault vient ajouter du piquant à l’affrontement, évidemment.

«C’est assez spécial avec tout ce monde de la région. Ça montre le niveau de compétition qu’on a atteint, le talent qu’on a dans la région, en tant que joueurs ou entraîneurs. Ça monte la compétition d’un cran, c’est certain que de notre côté, on veut sortir vainqueurs de cette série-là. Ça va être un gros défi parce que les Flyers ont connu toute une saison et ils ont bien joué contre le Canadien de Montréal au tour précédent», estime Pageau, qui a évidemment un bon souvenir de son dernier affrontement contre Vigneault, avec son match de quatre buts avec les Sénateurs contre les Rangers de ce dernier.

Avec son club qui en était à son 31e jour dans la bulle de Toronto lundi, Pageau souligne que les joueurs sont maintenant habitués de jouer devant des gradins vides au Scotiabank Arena. Ils parviennent malgré tout à ressentir l’appui des amateurs de la région new-yorkaise, de différentes façons.

«On le ressent sur les réseaux sociaux, que ce soit Instagram ou Twitter, et pendant les périodes d’échauffement, il y a des messages qui nous sont envoyés sur les écrans qu’on réussit à voir. Durant le match, c’est certain que c’est différent, il y a tout le temps un petit ajustement, il n’y a pas ce ‘momentum’ que les partisans t’amènent. Mais l’émotion monte entre les deux équipes dès que la rondelle est mise au jeu», indique Pageau, qui n’a pas vu un message envoyé par un partisan dimanche par l’entremise d’une bannière accrochée derrière un avion passant dans le ciel torontois au-dessus de l’hôtel du club.

Au cours du tour de qualification contre la Floride et en première ronde contre Washington, Pageau était jumelé avec son concitoyen Brassard sur un trio complété par Leo Komarov, sauf que celui qui est maintenant un copropriétaire des Olympiques -- la rumeur veut que Pageau se joigne à lui bientôt -- a été laissé de côté par l’entraîneur-chef Barry Trotz lors du cinquième match contre les Capitals, de même que lors du premier contre les Flyers.

«Derick est un compétiteur, je sais vu que je suis très proche de lui qu’il aurait aimé être de l’alignement, c’est un gros morceau pour nous. Il a beaucoup d’expérience et il est super intelligent avec la rondelle. C’est une décision de l’entraîneur, quelque chose qu’il ne contrôle pas. Avec son expérience, je pense qu’il est rendu très bon pour contrôler ses émotions, arriver à l’aréna et être un vraiment bon coéquipier. Dans les séries, tu as besoin de tout le monde sur la même longueur d’ondes, qui pousse dans la même direction, et j’ai vraiment ressenti ça de sa part», souligne-t-il.