L’industrie du golf québécois considère comme une «bonne nouvelle» l’annonce par le gouvernement que les boutiques de golf pourront ouvrir leurs portes le 4 mai prochain, sauf dans la communauté métropolitaine de Montréal, où la date du 11 mai a été décrétée.
L’industrie du golf québécois considère comme une «bonne nouvelle» l’annonce par le gouvernement que les boutiques de golf pourront ouvrir leurs portes le 4 mai prochain, sauf dans la communauté métropolitaine de Montréal, où la date du 11 mai a été décrétée.

Ouverture des boutiques de golf, une «première étape»

L’industrie du golf québécois considère comme une «bonne nouvelle» l’annonce par le gouvernement que les boutiques de golf pourront ouvrir leurs portes le 4 mai prochain, sauf dans la communauté métropolitaine de Montréal, où la date du 11 mai a été décrétée.

Ce serait une première étape vers l’ouverture des parcours, attendue avec anxiété ce printemps par les golfeurs confinés comme tout le monde depuis la mi-mars.

«L’industrie du golf attend avec impatience l’ouverture des parcours de golf et des aires de pratique pour le bénéfice des nombreux golfeurs du Québec. Tous les adeptes ont très hâte de bénéficier du déconfinement progressif pour profiter des bénéfices physique et mentaux liés à la pratique du golf, écrit le porte-parole de Golf Québec François Roy dans un communiqué. Cette première étape d’ouverture permettra aux clubs de golf de mettre en place les bonnes pratiques au sein de leur commerce et de contribuer à la reprise de l’économie locale.»

En sol outaouais, l’annonce a suscité un enthousiasme mitigé chez certains, alors que d’autres ne voient pas ce que ça pourrait apporter à un club d’ouvrir sa boutique si son parcours ne peut être utilisé.

«C’est un début», estime Guy Beaulieu, le professionnel du Sorcier, à Gatineau.

Guy Beaulieu

Son collègue Marc Foucault, des clubs Kingsway à Gatineau et Mont Ste-Marie, ne voit pas l’utilité de cette mesure.

«GolfTown a déjà volé notre ‘business’ (aux ‘pro shops’), donc ce n’est pas très encourageant qu’on nous dise ça. Je m’attendais à ce qu’on soit dans la première phase de déconfinement. Au Kingsway, on aurait été prêt à ouvrir en fin de semaine. On a enlevé tous les bancs, les râteaux, les laves-balles, on était prêt. Mais là, on doit attendre encore», note Foucault, qui aide à la tonte des verts et allées en attendant le lancement de la saison.

La situation au Mont Ste-Marie va être compliquée par les restrictions au niveau de la circulation entre les régions, ou même au sein de celle de l’Outaouais. «On parle d’enlever les barrages sur les routes vers le 11 mai, mais dans notre cas, il ne serait pas possible d’aller à Gatineau... Il y a beaucoup de gens qui sont déjà rendus à leurs chalets, on le voit dans le village au Lac Ste-Marie. Je pense que les gens ont hâte de sortir et de jouer au golf, et quand ils vont pouvoir le faire, ils vont peut-être devoir se contenter de redécouvrir les clubs de leur coin au lieu de se promener. Il y a ça de positif», note Foucault, qui craint pour une industrie déjà fragile alors que tous les restaurants, banquets, mariages et tournois sont annulés cet été.

Exigence qui complique l’existence de certains, les boutiques doivent avoir «une entrée destinée à la clientèle qui donne sur une rue, un stationnement ou une voie publique».

Au Tecumseh de Gatineau, celle qui est opérée par Marc Sports va donc rester fermée jusqu’à nouvel ordre. Son professionnel Sébastien Côté demeure actif sur les réseaux sociaux pour ses membres qui aimeraient prendre des leçons virtuelles. Il reste déçu cependant que son sport n’ait pas eu le feu vert pour amorcer sa saison, en respectant les règles de distanciation sociale, évidemment.

«Je pense que la population était prête à se plier à toutes les exigences de sécurité. Jouer à deux, une personne par voiturette, par exemple. Pas de drapeau (sur les verts), au pire. On aimerait juste sortir faire quelque chose. Et c’est une opportunité ratée de faire découvrir ce sport à des jeunes (qui ne peuvent pratiquer leurs sports collectifs habituels), ce qui aiderait à développer une relève», souligne Côté.

Concernant la mesure d’avoir un golfeur par voiturette, Marc Foucault se pose de sérieuses questions existentielles. «La plupart des terrains ont une flotte de 50 à 80 ‘carts’. Pour une bonne journée, ils peuvent recevoir 200 joueurs. S’ils veulent tous des voiturettes, je ne sais pas comment on va gérer ça», dit-il.

Du côté de l’Ontario, les parcours attendent toujours des directives du gouvernement Ford quant à un possible lancement de leurs activités.