Contrairement à son coéquipier Erik Karlsson, Derick Brassard a obtenu le feu vert des médecins de l’équipe. Il sera en uniforme lors du match inaugural de la saison 2017-2018.

Oui à Brassard, non à Karlsson

Derick Brassard a cherché à entretenir le suspense une journée de plus, mais son patron en a décidé autrement.

Quelques minutes après que le centre gatinois ait dit qu’il y avait de « bonnes chances » qu’il dispute le match inaugural de jeudi soir contre les Capitals de Washington, à condition qu’il obtienne le feu vert des médecins et thérapeutes du club, l’entraîneur-chef Guy Boucher a annoncé qu’il avait effectivement obtenu le « O.K. » et que « tout est beau » avec son épaule gauche opérée au début de juin dernier.

« C’est un ‘go’, Brassard va jouer. J’ai parlé à Gerry (Townend, le thérapeute en chef) et à Derick. Il est prêt. (Logan) Brown va jouer aussi, mais pas (Erik) Karlsson... C’est comme ça qu’on va commencer », a lancé Boucher au début de son point de presse.

L’absence du capitaine des Sénateurs est évidemment énorme pour un club qui, selon plusieurs « experts », aura fort à faire pour se qualifier à nouveau pour les séries éliminatoires et n’est pas un aspirant sérieux pour la coupe Stanley, malgré sa défaite en double prolongation lors d’un septième match en finale de l’Est contre les éventuels récipiendaires du trophée tant convoité, les Penguins de Pittsburgh.

Erik Karlsson

S’il a besoin de quelques jours de plus pour s’habituer à patiner avec une cheville gauche qui a été opérée en juin également pour réparer des tendons endommagés, les Sénateurs devront cependant se débrouiller et la présence de Brassard dans l’alignement leur permettra au moins d’avoir deux bons trios en attaque.

« Si les docteurs disent que je suis capable de jouer et qu’il n’y a aucun danger de réaggraver, je vais jouer demain. Sinon, j’attendrai une semaine ou deux, avait dit Brassard avant que Boucher ne vende la mèche. Je n’ai aucune restriction, aucune douleur. Le fait d’avoir été opéré auparavant (aux deux épaules) fait que je sais où j’en suis dans ma réhabilitation. Ça me donne de l’expérience et je devrais me sentir confortable pour jouer comme je l’ai fait l’an passé. »

Boucher a dit plus tôt cette semaine qu’il s’attend à revoir le Derick Brassard qui a été un pilier des siens en séries, en particulier dans la série contre Boston, avant que son épaule ne commence à l’incommoder. Acquis des Rangers à l’été 2016 en retour de Mika Zibanejad, il avait auparavant connu une saison régulière ordinaire avec une récolte de 39 points, dont 14 buts, en 81 matches. Il avait produit 60 et 58 points à ses deux campagnes précédentes à New York.

« L’an passé, ça a été un peu plus dur pour moi d’arriver ici, il y avait des gars qui avaient déjà des rôles. Il y avait des choses que je faisais à New York que je n’ai pas faites ici. Je ne joue pas en désavantage numérique, mais à New York, les cinq contre trois et quatre contre trois faisaient partie de mon rôle, mais ici, il y avait des gars de talent comme (Kyle) Turris, (Mike) Hoffman et (Mark) Stone qui les remplissaient. Je ne suis pas du genre à juste faire ma petite part, j’en veux plus. Si j’ai eu du succès là-bas, c’est que quand ils m’en donnaient (des responsabilités), ça venait chercher la passion chez moi, la drive de vouloir en donner plus, et cette année, j’espère avoir cette chance », a-t-il confié au Droit.

Le message était envoyé pas mal directement à son entraîneur.

BROWN FERA SES DÉBUTS AVEC LE #21

Guy Boucher a confirmé dès mercredi que Logan Brown sera en uniforme contre les Capitals pour disputer un premier match en carrière dans la LNH, alors qu’Alex Formenton sera relégué aux gradins.

Le centre de 19 ans le fera en portant un numéro différent de celui endossé pendant le camp, ayant échangé le 51 contre le 21.

« C’est le numéro que mon père (Jeff) portait dans la LNH et que j’ai porté toute ma vie aussi. J’ai demandé au préposé à l’équipement si ce serait une grosse affaire de faire ce changement vu qu’il (le 21) était disponible. Ce serait spécial de le porter pour un match de la LNH, et ce l’est tout autant d’être sur l’alignement en début de saison. C’est un rêve qui se réalise, mais ce n’est qu’un commencement, je veux rester ici toute l’année », a dit Brown après l’entraînement des siens, passé à nouveau entre Ryan Dzingel et Alexandre Burrows.

Il est le 13e joueur à endosser ce numéro dans l’histoire de 25 ans du club, Michael Kostka ayant été le dernier à le faire.