Le Red Bull Crashed Ice en mars 2017, à Ottawa.

Ottawa veut ramener le Crashed Ice

EXCLUSIF / Des négociations se déroulent afin de ramener le Red Bull Crashed Ice dans la capitale nationale en 2020, a appris «Le Droit».

Tourisme Ottawa confirme la tenue de pourparlers avec la compagnie de boissons énergisantes. « C’est un projet complexe en raison de sa logistique et la présence de plusieurs partenaires », a soutenu via courriel la vice-présidente Catherine Callary. Ses collègues et elle s’attendent à recevoir une réponse à ce sujet à l’automne.

Le Crashed Ice, c’est un circuit de patinage de vitesse extrême disputé sur un parcours aux dénivelés importants. Par le passé, Québec et Edmonton ont accueilli des courses en sol canadien, tout comme Ottawa en mars 2017 lorsque plus de 45 000 personnes avaient assisté aux courses par un samedi soir.

Même le mercure qui avait plongé très bas n’avait pu tenir les curieux éloignés des écluses du canal Rideau près du Château Laurier, qui servaient de site pour la compétition internationale. Le premier ministre Justin Trudeau faisait partie du lot de spectateurs.

« Un des week-ends les plus froids de l’année à Ottawa », a rappelé Mme Callary.

« Cet événement avait été un excellent tremplin à l’année 2017 avec des images exceptionnelles et une visibilité médiatique internationale », a-t-elle ajouté. Plusieurs endroits historiques se retrouvaient à l’arrière-scène de la piste longue de 375 mètres, dont le Parlement.

Tourisme Ottawa a reconnu que les écluses du canal Rideau, qui sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, pourraient accueillir à nouveau les patineurs extrêmes. « Le même site n’est pas la seule option sur la table », a toutefois averti Mme Callary.

« C’est tout ce que nous pouvons partager en ce moment », a-t-elle indiqué.

En 2017, l’organisation de l’événement avait été confiée à la firme Gestev. Ses dirigeants ont géré les épreuves dans le Vieux-Québec par le passé.

Gestev n’a pas voulu commenter le dossier actuel. Quant à Red Bull, une porte-parole s’est limitée de dire au Droit que « Red Bull est ouvert à écouter toute ville canadienne prête à présenter une étape canadienne du Crashed Ice », a-t-elle dit.

En 2017, environ un mois avait été nécessaire pour aménager la piste dont le bloc de départ se situait à une élévation de 35 mètres. Entre 120 et 160 personnes avaient participé à l’aménagement du site, dont la construction des échafaudages et du plancher de bois.

Le système de réfrigération était notamment composé de quatre stations aménagées à chaque 100 mètres du tracé.

Plus de 150 athlètes d’une quinzaine de pays avaient dévalé les pentes abruptes du Red Bull Crashed Ice.

Des écrans géants avaient été aménagés sur la rue Wellington et sur le marché By afin de permettre au maximum de gens de suivre la course.

Plus de 150 athlètes d’une quinzaine de pays avaient dévalé les pentes abruptes et emprunté les virages en épingle à une vitesse dépassant les 50 km/h.

L’idée d’attirer le Crashed Ice à l’époque était celle de Guy Laflamme, alors directeur général d’Ottawa 2017. Il avait dû convaincre notamment Parcs Canada et la CNN d’embarquer dans l’aventure afin de tenir la course aux écluses.