La photo de Steve Baker en complet sur une ligne de départ d'une piste d'athlétisme a fait le tour du pays en février.

Ottawa recevra le «Superman» du marathon

Sa photo prise en complet sur une ligne de départ d'une piste d'athlétisme a fait le tour du pays en février.
Marathonien et ingénieur en mécanique, Steve Baker cherchait alors à dénicher un emploi à Québec, sa ville d'adoption. Il s'était tourné vers les réseaux sociaux, dont Facebook, en publiant cette annonce originale.
Ces jours-ci, le quinquagénaire originaire de Thetford Mines retient l'attention à nouveau. Cette fois-ci pour sa décision de courir quatre marathons en quatre fins de semaine de suite.
Ce qui l'amène à Ottawa en vue de la course de 42 km prévue tôt dimanche matin.
Il s'agira de son troisième marathon en 15 jours. Le 14 mai, il était du départ du Maine Coast, à Kennebunk.
« La semaine passée, j'ai participé à celui de Longueuil », souligne-t-il.
« J'ai des mini-douleurs en ce moment au mollet. Mais selon moi, je vais être correct. De toute façon, je n'irai pas au maximum de ma vitesse. Ça va réduire beaucoup les risques de blessures. »
L'homme qui franchira le cap de la soixantaine l'an prochain s'est fixé l'objectif de compléter 10 marathons en 2017. Il en compte déjà quatre puisqu'en avril, il a participé aux rendez-vous de Boston puis celui de Mont-Saint-Grégoire.
Dire qu'il a commencé à courir il y a « trois ans et huit mois », tient-il à préciser.
Son premier marathon, il l'a disputé en 2015 à Ottawa. « Après 20 mois de jogging. J'ai réussi à le faire en trois heures et 40 minutes », dit-il fièrement.
L'homme carbure aux défis. Il y a quelques années, il était un adepte de musculation. Au point il a tenu à deux reprises des records du plus grand nombre de push-ups sur une main pendant une minute. La seconde fois, il s'est arrêté à 85.
La nouvelle marque s'est retrouvée pendant six ans dans les livres des records Guinness, de 1995 à 2000. Dans une des éditions, sa photo a été tapissée sur deux pages.
« Je n'en fais plus beaucoup maintenant. Je ne m'entraîne plus pour ça... Maintenant, ça me fait mal à l'épaule quand je fais des push-ups. »
À Ottawa, Steve Baker va enfiler le même t-shirt que lors de ses courses précédentes. Celui avec le logo de Superman bien présent au niveau du torse.
Surtout, il va s'assurer de documenter sur les réseaux sociaux sa plus récente sortie sur le bitume. Un peu comme il le fait chaque fois.
« J'aime écrire un récit de ce qui s'est passé. Il y a toujours quelque chose de spécial... il y a toujours des anecdotes. Je donne aussi mes impressions sur la course. Les gens qui me lisent disent que c'est très inspirant. »
L'exemple du marathon couru au Maine plus tôt en mai lui vient en tête. « Il a plu tout le long. J'ai fait le parcours au complet avec un sac à poubelle sur moi. Ça faisait rire les gens. Habituellement, tu vas mettre ça pour rester chaud avant une course. Je l'ai gardé sur moi. Il ventait pendant toute la course. C'était une température de merde. Je suis même tombé à un certain moment et je n'étais pas capable de me relever. J'étais pris dans le sac ! »
Reste à voir ce que le Marathon d'Ottawa lui réservera comme surprise.