Erica Wiebe se souvient de la dernière fois qu’elle a participé à une compétition de lutte dans son patelin.

Ottawa obtient les essais olympiques en lutte

Erica Wiebe se souvient de la dernière fois qu’elle a participé à une compétition de lutte dans son patelin. Ça fait très longtemps.

« J’étais encore à l’école secondaire », se rappelle la championne olympique en titre chez les 75 kg qui a grandi à Stittsville, en banlieue d’Ottawa.

« C’était lors des championnats scolaires. Ça se passait en janvier ou février 2007. »

Aujourd’hui, Wiebe est la femme à battre sur la scène internationale après avoir gagné l’or aux Jeux en 2016, à Rio. Elle s’entraîne à Calgary, domicile de l’équipe nationale.

Puis elle a l’occasion de se battre partout contre l’élite mondiale, sauf à la maison. Une situation qui s’apprête à changer.

Ottawa vient d’obtenir la présentation des qualifications olympiques panaméricaines en mars prochain. Un événement qui devrait attirer plus de 160 lutteurs au centre Shaw. Les deux finalistes de chaque catégorie de poids obtiendront leur billet en vue des Jeux qui auront lieu l’été prochain à Tokyo, au Japon.

« Ça serait un rêve de pouvoir me qualifier à nouveau en vue des Jeux dans mon patelin », reconnaît Erica Wiebe.

Mais l’athlète ontarienne apporte rapidement une précision.

« Je dois gagner auparavant les essais nationaux en décembre afin de participer aux qualifications olympiques », fait-elle valoir.

Wiebe l’avoue. Les récents championnats du monde ont pris fin trop rapidement à son goût à la mi-septembre.

Déception aux Mondiaux

Une des favorites pour gagner, elle a vu son parcours prendre fin en quart de finale.

« C’était très décevant », dit-elle.

Résultat, Wiebe s’est donné un mois de repos à son retour. Autant pour permettre à son corps de guérir, mais aussi de faire le vide entre les deux oreilles.

« Je viens de reprendre l’entraînement cette semaine. J’ai un regain d’énergie. J’ai hâte de reprendre la compétition. »

L’exemple de Verbeek

Wiebe a fêté ses 30 ans en juin. Rapidement, elle fait valoir que ce n’est pas vieux à la lutte.

« C’est un sport très technique et tactique. Plus tu es mature, plus tu peux connaître du succès. J’ai une bonne inspiration avec mon coach. »

Tonya Verbeek a gagné trois médailles olympiques lors de trois Jeux olympiques consécutifs. Elle avait 31 ans en 2008 à Pékin et 35 ans en 2012 à Londres.

« Elle a montré que tu peux avoir du succès dans la trentaine. »

Wiebe pense encore régulièrement au 18 août 2016. La journée durant laquelle elle a gagné ses quatre combats à Rio pour obtenir l’or olympique.

« Me rappeler comment je me sentais ce matin-là en me levant. J’en pleure quand j’y pense. »

L’autre truc qu’elle n’a pas oublié ?

« Comment je m’étais préparé durant tout l’été pour les Jeux. Je ne pense jamais à gagner. Je cherche toujours à bâtir, à m’améliorer, à devenir meilleure. »

C’est ce qu’elle fera dans les deux prochains mois afin de remporter les essais nationaux et obtenir son billet pour Ottawa.