L’Ottavien Osvaldo Jeanty (à gauche) est le premier entraîneur-chef de l’histoire de la nouvelle équipe de basketball d’Ottawa, les BlackJacks.

Osvaldo Jeanty, premier entraîneur-chef des BlackJacks d'Ottawa

Ce printemps, Osvaldo Jeanty dirigera les BlackJacks d’Ottawa, à l’occasion de leur saison inaugurale.

Lorsque le calendrier régulier prendra son envol, dans la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL), le jeune homme de 36 ans voudra tout simplement que l’histoire se répète.

Au printemps 2002, alors qu’il terminait ses études secondaires au Collège catholique Samuel-Genest, Jeanty était passablement sollicité.

Il était reconnu comme un des plus prometteurs joueurs de basket jamais élevés dans la région de la capitale canadienne. Quelques universités américaines de renom étaient prêtes à l’accueillir.

Le jeune athlète franco-ontarien aux racines haïtiennes a choisi de rester chez lui, à Ottawa. 

Il s’est inscrit l’université Carleton en y allant d’une prédiction audacieuse. Il voulait passer cinq années avec les Ravens et remporter le championnat canadien à cinq reprises.

C’est exactement ce qu’il a fait.

Les Ravens ont remporté leurs cinq premiers titres nationaux en 2003, 2004, 2005, 2006 et 2007.

Jeanty a remporté trois fois le titre de joueur le plus utile à son équipe, lors du tournoi de fin de saison.

« En 2002, quand j’ai décidé d’aller à Carleton, les Ravens n’avaient pas encore gagné. Je crois qu’ils avaient atteint les championnats nationaux une ou deux fois. Je voulais vraiment commencer quelque chose de nouveau avec eux », raconte-t-il. 

« Maintenant, j’ai la chance de faire un peu la même chose avec le basket professionnel. » 

La CEBL est une ligue professionnelle toute nouvelle. Elle a fait son apparition à l’été 2019.

En recrutant de bons joueurs ontariens et québécois, on croit que les BlackJacks pourraient être compétitifs dès l’an un.

« Mon but a toujours été de remporter des championnats, souligne Jeanty. Je jouais pour remporter des championnats. C’est la même chose depuis que je suis entraîneur. Pour moi, la deuxième place a tout le temps été une défaite. Je veux d’abord assembler une équipe qui pourra tisser des liens avec sa communauté. Je veux aussi monter une équipe qui pourra remporter des championnats. »

Jeanty a été présenté aux médias durant une conférence de presse, vendredi matin, à la Place TD.

Sa nomination n’a surpris personne.

L’ancien entraîneur-chef des Ravens de Carleton, Dave Smart, sera le directeur général des BlackJacks. Il est tout naturel, pour lui, de s’entourer de gens qu’il connaît bien.

« Les qualités d’Osvaldo, à titre d’entraîneur, sont similaires à ses qualités de joueur. Durant ses dernières années à Carleton, il était un leader. Ses relations avec ses coéquipiers étaient très bonnes. Il sait comment gagner. Il comprend aussi la réalité de nos futurs joueurs », a expliqué Smart, vendredi.

Les BlackJacks devraient commencer à meubler leur alignement sous peu.

À la fin de son parcours universitaire, Jeanty a entrepris une carrière dans le monde des Finances. Il vit toujours à Ottawa et occupe un poste dans une institution bancaire.

Il relèvera son nouveau défi avec les BlackJacks à temps partiel.

« Dave me dit qu’une journée de travail avec les BlackJacks devrait durer quatre heures. Je sais toutefois que, quand tu essaies de gagner quatre heures peut facilement devenir six heures. Puis, six heures peut devenir sept heures. Sept heures peut devenir huit heures », indique celui qui élève aussi deux jeunes enfants.

« J’y vais vraiment une année à la fois », complète-t-il.