Le porteur de ballon gatinois Julien Choquette prend sa retraite du football à l’âge de 23 ans. Il avait porté les couleurs des Griffons du Cégep de l’Outaouais avant de se joindre aux Carabins de Montréal.

Opter pour la retraite à l’âge de 23 ans

Julien Choquette se doute bien que la question reviendra entre deux poignées de main durant le temps des Fêtes.

Pourquoi le joueur de football originaire de Gatineau a-t-il décidé de remiser épaulettes et casque, optant pour la retraite à l’âge de 23 ans à une semaine de Noël ? Il lui restait une dernière saison d’éligibilité dans les rangs universitaires, lui qui vient de compléter sa quatrième saison chez les Carabins de l’Université de Montréal.

« Un mélange de plusieurs facteurs, mais je ne peux pas nier que le plus important a été la blessure que j’ai subie en octobre », a répondu l’ancien porteur de ballon vedette des Griffons du Cégep de l’Outaouais, mercredi, au bout du fil.

Choquette a été victime d’une commotion cérébrale durant un match contre McGill. Tout ça à la suite d’un plaqué qu’il a servi sur un retour de botté.

« Cette blessure a remis les choses en perspective pour moi. Elle en fait en sorte que j’ai pris plus conscience des risques. »

Choquette a raté cinq semaines avant de renouer avec l’action. « Des semaines qui n’ont pas été faciles », a-t-il précisé.

Sa tête se porte bien aujourd’hui. Le reste de son corps aussi. Il ne ressent plus aucune séquelle de cet épisode.

Tout ça, il prend bien garde de le mentionner durant l’entrevue.

« Après 10 ans à jouer au football, je suis rendu au point où je ne veux plus me mettre à risque. Je n’avais pas le goût de mettre ma qualité de vie en péril. Je me considère chanceux de sortir de ma carrière indemne. »

Une carrière durant laquelle il aura été élu parmi les étoiles dans les rangs collégiaux québécois. Puis chez les Carabins, l’athlète de 5’10’’ et 193 livres a participé au match de la coupe Vanier (finale nationale) à deux reprises, gagnant le trophée en 2014.

Julien Choquette aurait été admissible au repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) le printemps prochain. Au pire, un club ou deux auraient pu lui lancer une invitation à un camp de recrues afin de le mettre à l’essai au sein des unités spéciales.

« Mon objectif a toujours été d’avoir la meilleure carrière possible dans les rangs universitaires, rappelait-il. Monter chez les pros était une option si tout s’alignait. Ça aurait été tant mieux. »

Choquette n’aura participé qu’à trois parties régulières en 2017. Il a porté le ballon 10 fois pour des gains de 60 verges. À cela s’ajoute une passe captée pour cinq verges.

« Il n’y a pas de ton dramatique à la décision que j’ai prise. Je sors très satisfait de ma carrière au football. Je suis très impatient de passer aux projets qui m’attendent. »

Un de ses nouveaux défis ? Il entamera en septembre une maîtrise en kinésiologie après avoir obtenu son baccalauréat en éducation physique et santé.

« J’ai envie de prioriser autre chose. Il reste que ce n’est pas une décision facile. Je dis au revoir au mode de vie de joueur de football. »

Un mode de vie qui a meublé son quotidien de la dernière décennie, que ce soit au collège Nouvelles-Frontières, au Cégep de l’Outaouais ou à l’Université de Montréal.