Frédérick Gaudreau lors de la finale de la coupe Stanley face aux Penguins de Pittsburgh.

«On n’a pas le contrôle sur tout...»

« C’est certain que j’aurais aimé commencer la saison à Nashville. Mais ça ne change rien à ma façon de voir les choses. Je vais travailler fort et, en travaillant fort, de bonnes choses vont arriver. »

Frédérick Gaudreau a appris mardi après-midi qu’il n’entamera pas la nouvelle saison dans la Ligue nationale. Fidèle à lui-même, il n’avait pas l’air catastrophé lorsque l’auteur de ces lignes lui a parlé. De la même façon qu’il n’a jamais l’air au septième ciel lorsqu’il vit de beaux moments.

Frédérick Gaudreau, c’est ça. Le jeune homme a un impressionnant contrôle de ses émotions et c’est clairement l’une de ses forces.

« Les gens des Predators m’ont dit que j’avais connu un bon camp d‘entraînement et que j’avais ma place dans la Ligue nationale, a commencé par dire l’athlète de Bromont. Mais voilà, il y a un surplus d’attaquants de qualité et ils ont dû faire des choix. C’est ça l’histoire. »

En cinq matchs préparatoires, il a amassé deux passes.

« J’ai fait ce que j’avais à faire et je suis satisfait de mon camp. Je le répète, on n’a pas le contrôle sur tout quand on joue au hockey. Tu ne peux pas faire plus que de bien te préparer et ensuite donner ton maximum à chacune de tes présences sur la glace... »

Au lieu de prendre l’avion pour Boston, où les Predators joueront jeudi soir, Gaudreau a pris le chemin de Milwaukee, où les Admirals de la Ligue américaine l’attendent. Son équipe entreprendra la nouvelle saison en Iowa, face au Wild, samedi.

Gaudreau, il faut le dire, se serait taillé une place au sein de la très grande majorité des équipes de la Ligue nationale. Mais les Predators sont les finalistes de la coupe Stanley et sont loin d’avoir une vilaine équipe. Ne soyez toutefois pas surpris s’il est rappelé avant longtemps.

Aussi, les Predators ne lui auraient pas fait signer un nouveau contrat de trois ans s’il n’était pas dans leurs plans. 

Des moments précieux

Avec une saison qui s’est terminée quasiment à la mi-juin, Frédérick Gaudreau n’a pas eu un temps fou pour relaxer au cours de l’été. Il a tout de même passé de bons moments auprès des membres de sa famille à Bromont.

« On s’est fait de bons soupers. Et c’est lors de ces soupers que j’ai vraiment réalisé, en jasant avec mon monde, tout ce que j’ai vécu lors des dernières séries éliminatoires avec les Predators. Ce sont de beaux souvenirs, des moments précieux. »

Après avoir disputé neuf matchs avec les Predators en saison régulière, Gaudreau s’est retrouvé à Nashville en séries éliminatoires et il a marqué trois buts en finale de la coupe Stanley, face aux Penguins de Pittsburgh. Son cheminement particulier, celui du joueur qui n’a jamais été repêché, a intéressé tous les grands médias.

« Je vais continuer à travailler fort dans l’espoir de revivre de beaux moments semblables à ceux-là », conclut-il.