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Isabelle Gagnon
Collaboration spéciale
Isabelle Gagnon
Plusieurs personnes ont renoué avec le bonheur de bouger à l’extérieur.
Plusieurs personnes ont renoué avec le bonheur de bouger à l’extérieur.

Ces nouvelles habitudes qui doivent rester

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CHRONIQUE / Déjà un an.

Je me souviens comme si c’était hier.

La semaine de relâche se terminait. Les jeunes sont retournés à l’école pour quatre jours et tout s’est arrêté! Exactement le 12 mars 2020, les médias annonçaient des fermetures, pour deux semaines… Ouf! J’y pense et je n’en reviens pas encore!

J’en ai des frissons!

Les entreprises, les enseignants, le milieu sportif, j’en passe, la vie nous imposait un premier vide inexplicable qui nous hante encore aujourd’hui. Le milieu médical quant à lui fait toujours trimer dur les travailleurs sur le terrain.

Bon, l’objectif de cette chronique n’est pas de vous marteler encore une fois ce que nous avons subi, plutôt d’en venir à une question: on fait quoi pour bien se sentir dans tout ça?

On doit peut-être réapprendre à voir nos vies différemment…

Comme tant d’autres, j’ai rongé mon frein durant la dernière année! Perte de nos points de repère, de nos routines, cessation de ces petites folies que l’on se permet pour se faire du bien. Il a fallu se réapproprier une nouvelle façon de vivre pour combler ce vide.

Récemment, au niveau professionnel, j’ai été impliquée dans certains projets, qui m’ont amenée à questionner divers milieux. Je ne vous apprends rien en mentionnant que des sentiments grandissants d’inquiétude, d’incertitude, d’anxiété immergent un peu partout.

Nos gens en affaires ont dû ralentir. Nos tout-petits ne peuvent voir le beau sourire de leur éducatrice. Que dire de nos jeunes sportifs, qui pour mieux se concentrer à l’école doivent faire autrement pour canaliser leurs énergies? Ils ont perdu cet outil, bouger! Tellement meilleur qu’une tonne de médicaments!

Le monde entier est chaviré.

Mais après un an, il y a ce beau printemps qui frappe à nos portes. Profitons de ce doux moment qui se présente au moment opportun. L’ensoleillement qui augmente tombe pile-poil pour une bonne bouffée d’air de fin de journée. Imaginez, dans les mois à venir, nous passerons à une quinzaine d’heures de lumière du jour, entre le lever et le coucher du soleil, comparativement à huit heures en janvier dernier…

Comment en profiter?

D’abord, trouver son équilibre! Ça passe par te choisir d’abord! Prévoir un moment tous les jours, tôt le matin, le midi, avant que les enfants ne reviennent de l’école ou encore lorsque c’est calme dans la maison pour bouger selon tes moyens. Planifie, pour toi, une seule séance ou quelques séances de temps cumulé (10 minutes suffisent) dans la journée pour trente à quarante-cinq minutes de temps total. Sans tous les résumer à nouveau, les impacts positifs de l’activité physique sont déjà connus autant au point de vue de la santé cardiovasculaire et musculaire que sur la santé mentale. Le côté social pourra même être légèrement assouvi en saluant les gens que tu croises sur le parcours. Bouger, c’est la santé, on ne se le dira jamais assez et encore plus dans le contexte actuel. Prendre l’air en plus est le summum des effets positifs de bouger en respirant l’oxygène plus aisément.

Pourquoi on le fait déjà? Pour performer? Encore plus crucial que ça: pour gérer le stress, pour travailler notre muscle cardiaque, pour solliciter nos muscles afin de protéger les articulations et d’éviter toute maladie métabolique et/ou chronique.

Attention! Petite mise en garde de kinésiologue qui m’habite: pour les plus avides d’adrénaline forte, des tonnes de défis ressurgissent à partir de plateformes virtuelles. Hypermotivants, mais parfois enivrants, alors on peut perdre l’équilibre!

En partant de la base des recommandations de Santé Canada, faire de l’activité physique 150 minutes par semaine, par exemple par séances cumulées ou de 30 minutes par jour chez les adultes et de 60 minutes chez les 5-17 ans, en s’assurant une sollicitation musculaire, une variation d’intensité, on évite l’irréparable tout en se garantissant une bonne dose d’endorphines, de sensations euphorisantes, d’accomplissement de soi en plus de diminuer le temps d’écran chez plusieurs.

Quelques statistiques concernant les effets de la pandémie soumettent qu’elle aurait eu un impact négatif sur l’activité physique au Québec par l‘arrêt des activités organisées et la fermeture des centres pour bouger. Par contre, si on se fie la circulation piétonnière très agréablement agitée dans les quartiers, à ces nombreux nouveaux coureurs qui visiblement semblent s’approprier leur pas de course avec fierté, à cette difficulté à se procurer vélo, skis de fond ou tout autre matériel sportif, je ne suis pas complètement convaincue que cette pandémie aura été si négative sur l’activité physique des Québécois.

Dans nos habitudes de vie sur lesquelles il a fallu peut-être user de créativité: l’art de cuisiner en fait également partie. Pas ou peu de restos ouverts, se préparer des mets colorés, goûteux, santé, juste assez pour se gâter et se donner la meilleure énergie pour bien fonctionner devrait faire partie des changements dans nos habitudes de vie.

Pourquoi ne pas maintenir ces talents découverts sur le tard? En plus de se récompenser sans culpabilité de ces petits aliments d’exception qui nous font un si grand bien! Et pour accompagner le tout, durant le week-end, il n’y a rien de mal à gâter nos papilles gustatives avec… de petits drinks! Ça fait partie de cet équilibre de vie si fait avec modération (recommandations: trois consommations en une soirée pour les femmes, quatre pour les hommes ou encore dix et quinze respectivement par semaine, en évitant de consommer tous les jours).

À toutes ces saines actions, s’ajoute de consommer de l’eau en quantité suffisante (1,5 à 2 litres) au quotidien. Avec la température qui va augmenter au cours des prochains mois, la prévention contre la déshydratation est à songer lors de nos entraînements.

Tenter d’avoir des heures de sommeil adéquates (huit à dix heures chez les adultes, neuf à onze heures chez 6 à 17 ans), des moments pour relaxer (concentration sur de grandes inspirations-expirations profondes), diminuer notre temps d’écran (touchant désormais toutes les générations avec cette pandémie!) À elle seule, la lumière bleue des écrans nuit à notre sommeil et incommode la vision parfois même à court terme. (Recommandations: utilisation de l’écran à 3 mètres, pause aux 20 minutes, éviter d’utiliser l’écran 2 heures avant le dodo.)

Autre point à considérer, c’est le côté social qu’est l’être humain! Jaser, écouter et être écouté, on en a grandement besoin! À chaque semaine, téléphone à un ami, à un parent, prends du temps de qualité pour discuter, t’exprimer et te sentir écouté.

Tous ces paradigmes sur lesquels notre vie fut centrée au cours des douze derniers mois, ne devraient-ils pas être maintenus après tout ce branle-bas de combat? La kinésiologue en moi vous confirme que oui! Prenons soin de nous!