William Basque a récolté ses deux premiers points en avantage numérique de sa carrière dans la LHJMQ la semaine dernière.

William Basque prend ses aises à 19 ans

Les quatre matches en cinq jours au retour du plus long voyage de la saison dans les Maritimes ont pesé lourd sur plusieurs joueurs des Olympiques de Gatineau la semaine dernière.

Le club outaouais a perdu ses quatre matches, mais un joueur a réussi à garder la tête au-dessus de l’eau pendant la tempête. Tenu en échec à ses sept premiers matches de la saison, William Basque a amassé ses quatre premiers points pendant cette séquence éreintante.

Le vétéran de 19 ans n’est pas un habitué de la feuille de pointage dans la LHJMQ. À 17 ans, il a amassé sept points en 60 matches. À 18 ans, il a récolté six points en 33 matches après avoir été blessé sérieusement en début de campagne. Mais la semaine dernière, il a vécu quelques premières quand l’entraîneur-chef Éric Landry s’est rendu compte qu’il semblait plus à l’aise que d’autres sur la patinoire.

Il a été employé sur l’attaque massive où il a récolté les deux premiers points de sa carrière. Il a aussi été utilisé pendant la prolongation contre les Wildcats de Moncton. Sans trop forcer, Basque devrait largement surpasser ses sommets personnels en 2018-19.

« William est grand, gros et fort. Ça lui a permis d’apporter le même effort dans chacun des quatre matches en cinq jours, a expliqué Landry. Il a aussi pris confiance dans son jeu et ça paraît. On dirait que ça lui a fait du bien de jouer dans les Maritimes. Il a très bien joué près de chez lui à Bathurst. Il est un peu plus physique cette saison et ça semble faire toute la différence. »

À sa troisième année dans la LHJMQ, l’Acadien natif de Tracadie-Sheila savait qu’il pouvait devenir un élément plus important chez les Olympiques cette saison même si l’équipe amorçait un mouvement de jeunesse.

« Ma priorité, c’est d’être un bon joueur défensif. L’offensive vient après. En m’imposant sur le plan physique, j’essaie de me créer de l’espace. D’habitude, ça marche. »

Plus jeune, Basque n’avait pas de difficulté à remplir le filet. Avec les Lynx ou les Sénateurs de la Péninsule acadienne, il était souvent le meilleur compteur de son club comme à sa dernière année bantam AAA où il avait récolté 28 buts et 50 points en 28 matches.

Choix de 8e ronde des Olympiques en 2015, le colosse de 6’3’’ et 211 livres ne veut pas trop s’emporter avec ses récents succès. Humble de nature, il garde les deux pieds sur terre. « Je ne veux pas me créer trop d’attentes. Je veux juste jouer ma game. Si ça va bien, tant mieux. Sinon, j’aurai juste à travailler encore plus fort. »

Qualités appréciées

Même si le club a retranché quelques joueurs de 19 ans cette saison, Éric Landry avance que Basque n’a jamais vraiment été en danger de perdre son poste.

« Ce que nous aimons de lui, c’est que nous savons toujours ce qu’il va nous donner. Il était déjà un rouage important en désavantage numérique. Nous l’aimions comme joueur et comme personne. Il a souvent eu un rôle effacé, mais il ne s’en est jamais plaint. Il est fier de bien jouer son rôle. Ça compte, ça aussi. »

De son côté, Basque ne s’est jamais inquiété pour son poste cette saison. « Je savais que les entraîneurs m’appréciaient. Je n’ai rien fait de différent pendant mon été à part de travailler mon coup de patin. Je voulais revenir et devenir un leader auprès des jeunes. »

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Les 67’s gagnent encore

Les 67’s d’Ottawa ne perdent plus. Jeudi, à St. Catherine’s, ils ont signé une sixième victoire de suite pour entreprendre un voyage de trois matches sur la route.

Sasha Chmelevski a donné un gain de 3-2 aux 67’s contre les Ice Dogs du Niagara en marquant dans un quatrième match de suite en fin de rencontre.

Tye Felhaber a marqué son septième but à ses cinq derniers matches dans la victoire. Graeme Clarke a complété le pointage pour les vainqueurs qui ont pris le premier rang de leur conférence.