Vendredi soir, les Olympiques de Gatineau vont entreprendre leur dernière saison complète dans le vétuste amphithéâtre de la rue Carillon.

«Vieux Bob» veut encore vibrer

BILLET / Les genoux du « Vieux Bob » tremblent, mais il se tient toujours debout.

Vendredi soir, les Olympiques de Gatineau vont entreprendre leur dernière saison complète dans le vétuste amphithéâtre de la rue Carillon. En calculant quelques matches éliminatoires du printemps, il reste une cinquantaine de matches à disputer dans le temple du hockey qui a vu naître plusieurs légendes. Elles sont faciles à identifier. Les immortels ont leurs bannières accrochées au plafond. Celle de Martin Ménard sera la dernière à s’ajouter à la collection avant la fermeture prévue pour novembre 2020.

Les meilleures années du « Vieux Bob » sont derrière lui, mais il lui reste encore des histoires à raconter. Ce qui est excitant à la veille de 47e saison de l’organisation la plus titrée de la LHJMQ, c’est qu’il y a des joueurs de l’édition actuelle qui pourront encore marquer l’histoire de la franchise.

Zach Dean et Olivier Boutin seront les deux plus jeunes joueurs de l’équipe. Ils ont fait jubiler la direction pendant tout le camp d’entraînement. Il y a longtemps que les Olympiques n’ont pas aligné deux joueurs de 16 ans de cette qualité. Zach Dean, c’est Max Domi en plus imposant. Il est habile. Son niveau de compétition est très élevé. Il a la capacité de ralentir et d’accélérer le jeu. Il joue avec passion. Il veut la rondelle. C’est un game changer à la Claude Giroux.

Vous avez aimé Alexandre Carrier ? Boutin, c’est une copie conforme. Il ne fait pas dans la dentelle, mais tout ce qu’il fait, il le fait bien. Il a l’éthique de travail d’un pro. On avance même qu’il a toutes les caractéristiques d’un capitaine.

Chez les joueurs de 17 ans, Manix Landry, Pier-Olivier Roy et Yevgeni Kashnikov ont démontré durant le camp d’entraînement qu’ils avaient les outils pour devenir des rouages importants pendant plusieurs saisons. Ajoutez à cela les Mathieu Bizier (18 ans), Émile Hegarty-Aubin (18 ans), Métis Roelens (19 ans), Chris McQuaid (19 ans) et peut-être même David Aebischer (19 ans) et vous avez déjà une solide base pour le transfert dans le nouveau Guertin.

À l’attaque, Charles-Antoine Roy pourrait-il devenir le prochain Zach MacEwen en explosant à 20 ans ?

Les Olympiques ont souffert dans les deux dernières saisons en échangeant leurs meilleurs vétérans. Personne n’a été épargné : Vitaly Abramov, Mitchell Balmas, Shawn Boudrias, Maxim Trépanier, Jeffrey Durocher, Tristan Bérubé, Will Thompson, etc.

Mais la démolition est terminée et les partisans pourront à nouveau apprivoiser leurs joueurs favoris sans craindre de les voir partir sous d’autres cieux avant la fin de leur stage junior.

C’est une période enivrante pour les partisans, mais il ne faut pas oublier que cette édition des Olympiques est très jeune, surtout à l’arrière où le club sera privé de son meilleur défenseur (Aebischer) pendant encore quatre semaines. Il n’aura même pas le temps de prendre son erre d’aller avant d’aller rejoindre la Suisse au Championnat mondial junior. Des auditions sont en cours pour attribuer les postes de défenseurs deux et trois. Personne n’occupe ces chaises en ce moment. Certains soirs, les gardiens seront trop sollicités. Heureusement, les Gatinois sont en voiture avec Rémi Poirier et Creed Jones.

La LHJMQ n’a pas de véritable machine de guerre cette saison. Il y aura beaucoup de clubs inexpérimentés comme celui d’Éric Landry. Il existera un équilibre dans le circuit Courteau, surtout dans la conférence des Olympiques où seul Sherbrooke semble avoir une longueur d’avance sur les autres. Si le directeur général Alain Sear fait l’acquisition d’un véritable défenseur numéro deux aux Fêtes, les Olympiques pourraient surprendre et gagner une première ronde éliminatoire depuis 2016.

« Vieux Bob » ne demanderait pas mieux que de vivre encore quelques heures de gloire.