Émile Hegarty-Aubin a été impliqué dans plusieurs luttes à son premier match avec les Olympiques. Il n’a pas récolté de point, mais il a créé de bonnes chances avec sa fougue et sa détermination.

Une rentrée en beauté

Le visage des Olympiques a été passablement modifié depuis leur dernier match à Drummondville le 15 décembre dernier.

Leurs trois meilleurs compteurs sont rendus à Halifax, Cap-Breton et Rimouski. Leur meilleur gardien est aussi à Rimouski. Pour remplacer tout ce beau monde, l’équipe gatinoise fait confiance à une bande de jeunes loups qui ont encore tout à prouver.

À leur premier test vendredi soir au centre Robert-Guertin, ils ont eu droit à une ovation après avoir eu raison des Foreurs de Val-d’Or par la marque de 4-1. Les nouveaux Olympiques ont livré une prestation énergique. La foule, curieuse de voir quatre nouveaux joueurs de 16 et 17 ans dans son alignement, a apprécié le spectacle.

Principale prise dans l’échange de Tristan Bérubé et Jeffrey Durocher à l’Océanic, Mathieu Bizier a préparé deux buts de Métis Roelens en avantage numérique. Émile Hegarty-Aubin avait quant à lui amorcé le match dans un quatrième trio à son premier match en carrière dans la LHJMQ, mais le fougueux attaquant de 17 ans a complété sa soirée dans un deuxième trio quand Connor LePage est tombé au combat.

Sa détermination a sauté aux yeux de son entraîneur-chef Éric Landry. Il avait vu la recrue obtenue dans un échange avec les Remparts de Québec prendre du galon tout au long de la rencontre où il était parvenu à créer maintes occasions de marquer.

« Il avait un bon match, de bonnes jambes et de l’intensité. Il avait les éléments nécessaires pour compléter un trio offensif avec Giordano Finoro et Charles-Antoine Roy », a dit Landry.

Âgés de 16 ans, Ben Allison et William Dagenais ont également connu de bons moments même s’ils ont moins joué en troisième période avec un pointage de 1-1.

Trois buts en A.N.

Fait rare, les Olympiques ont disposé des Foreurs grâce à leurs unités spéciales, qui n’étaient pourtant pas si spéciales malgré la présence de Shawn Boudrias, Maxim Trépanier et Jeffrey Durocher en première moitié de saison. Les locaux ont marqué trois de leurs quatre buts en avantage numérique. Chris McQuaid a d’ailleurs inscrit son premier but de la saison sur l’attaque massive pour ouvrir le pointage en première période.

« Nous avons travaillé sur l’avantage numérique ce matin (vendredi). Ç’a été plus difficile en première période, mais nos joueurs se parlaient sur le banc quand ils voyaient des choses. Ils ont fait les ajustements et ils ont surtout gardé les jeux simples, mais je suis sérieusement emballé par le travail de toute l’équipe ce soir. À forces égales, nous avons également été très bons », a ajouté Landry.

André Simard, blessé pendant une bonne partie de la première moitié de saison, a lui aussi profité de la reprise des activités pour marquer son premier but en carrière en fin de rencontre. Son tir précis a assuré la victoire à la foule enjouée de 2410 personnes.

Jones solide

Nouveau dans le siège du gardien numéro un, Creed Jones a été d’un calme olympien pendant toute la partie. Il a repoussé 26 des 27 tirs des Foreurs. Son opposant, Jonathan Lemieux, a été poivré de 42 tirs.

En défensive, là où les Olympiques comptent le plus d’expérience, les vétérans ont calmé le jeu pour les jeunes attaquants nerveux. Gabriel Bilodeau a connu un fort match en récoltant deux passes, mais aussi en étant solide comme le roc tout en venant défendre son coéquipier William Dagenais quand il a été sonné au milieu de la glace tôt dans le match.

« Notre défensive est un endroit où nous avons gardé de la stabilité. Ce soir, c’est exactement ce qu’ils nous ont offert. Nous avons de jeunes joueurs à l’attaque. Nous avions des blessés et certains ont eu des chances de jouer à cause de ça. Le hockey est un sport d’opportunité. Nos jeunes ont eu une très bonne vitrine », a conclu Landry.

Les Olympiques ont eu l’avantage d’affronter une équipe aussi jeune que la leur vendredi. Le test sera plus ardu à leurs prochains matches sur la route à Blainville-Boisbriand dimanche et à Sherbrooke lundi.

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MATHIEU BIZIER N'A PAS TARDÉ À S'IMPOSER

Sur papier, le nouveau premier trio des Olympiques de Gatineau ressemblait plutôt à celui que l’on voit dans les camps d’entraînement quand les équipes font des tests.

À eux trois, Mathieu Bizier, Métis Roelens et Kieran Craig revendiquaient un  total de 10 buts cette saison.

Avec les départs de Shawn Boudrias, Maxim Trépanier et Jeffrey Durocher, la question était de savoir qui allait marquer les buts chez les Olympiques en deuxième moitié de saison.

Deux défenseurs, Pier-Olivier Lacombe et Gabriel Bilodeau, dominaient la colonne des pointeurs des Gatinois à la reprise des activités dans la LHJMQ.

Vendredi soir, avec des responsabilités accrues, Métis Roelens a marqué deux fois pendant des supériorités numériques. Les deux fois, les buts ont été orchestrés par le nouveau venu Mathieu Bizier.

«Il a connu une excellente partie. Il améliore les joueurs qu’il a autour de lui», a d’ailleurs reconnu l’entraîneur-chef Éric Landry.

De son côté, l’attaquant de 17 ans qui fut un choix de première ronde de l’Océanic de Rimouski en 2017, ne pouvait demander un meilleur scénario à son premier match dans l’uniforme gatinois.

«J’étais excité en arrivant ici. Je suis content que mes points aient contribué à la victoire, mais nous avons vu un effort de toute l’équipe ce soir. Les nouveaux joueurs avaient de l’énergie, mais ce sont les vétérans qui ont contribué à mettre tout le monde à l’aise. Ils voulaient gagner. Ils ont bien encadré les jeunes et nous avons connu une bonne sortie.»

Bizier évoluait déjà dans un trio offensif en plus d’évoluer sur les unités spéciales à Rimouski. Il ne s’attend donc pas à obtenir de nouvelles responsabilités dans un club plus jeune à Gatineau.

«Notre trio a bien fait ce soir. J’avais une belle complicité avec Roelens. Quand on regarde notre club, on voit bien que l’attaque va aussi être créée par nos défenseurs.»

Si les Olympiques ont pu battre les Foreurs vendredi soir alors que la marque était de 1-1 après deux périodes, Bizier croit que c’est à cause du but en supériorité numérique de Roelens en début de troisième période.

«Rapidement, nous avons senti une montée d’énergie après ce but. Nous avons été capables d’aller en chercher deux autres par la suite.»