Les Olympiques devront attendre quelques mois supplémentaires avant de réintégrer leur domicile pour la saison 2020-21.
Les Olympiques devront attendre quelques mois supplémentaires avant de réintégrer leur domicile pour la saison 2020-21.

Une porte s’ouvre pour les Olympiques

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Cinq jours après avoir appris qu’ils devaient abandonner leur domicile pour leur dernière saison au centre Robert-Guertin, les Olympiques de Gatineau peuvent pousser un soupir de soulagement.

La présence des sans-abri dans leur amphithéâtre va se poursuivre pendant plusieurs semaines supplémentaires, mais au moins l’équipe de la LHJMQ devrait être en mesure de réintégrer ses locaux à partir du mois de décembre ou au début du mois de janvier 2021.

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Principal locataire du centre Guertin, les Olympiques en sont venu à un compromis avec la Ville de Gatineau et le CISSSO afin de permettre l’étude de nouveaux sites avec de nouveaux échéanciers.

«Je pèse mes mots parce que je veux être prudent, mais en nous accordant plus de temps afin de trouver une solution pour loger les itinérants qui sont à Guertin, les Olympiques vont permettre au CISSSO d’étudier des sites qui pourraient devenir acceptables», a expliqué mercredi le maire Maxime Pedneaud-Jobin, sorti de ses vacances pour régler un autre épineux dossier avec le centre Guertin.

Le maire stipule que la Ville et la Santé publique auront maintenant plus d’options sur la table parce que les Olympiques ont accepté de lever la date du 22 août pour libérer l’aréna de ses itinérants.

«Dans ce contexte, la seule option possible, c’était de laisser les itinérants à Guertin pendant 12 mois. Évidemment, ce scénario a fait réagir. L’annonce du CISSSO aura au moins permis de faire bouger les choses. Ça nous donne une chance d’essayer de satisfaire les différents intervenants. Ce qui a changé aussi, c’est que des édifices du secteur privé viennent de s’ajouter aux sites qui vont faire l’objet d’analyses au cours des 10 prochains jours», a ajouté le maire Pedneaud-Jobin.

Ce dernier est convaincu que la Ville, le CISSSO et les Olympiques ne travailleront pas pour rien dans les prochains jours.

«Des scénarios qui avaient été écartés deviennent maintenant possibles. Des sites qui n’étaient pas acceptables pourraient maintenant le devenir avec le délai supplémentaire pour aménager les locaux.»

Bien qu’il veuille diminuer les effets sur les Olympiques en ouvrant Guertin en décembre ou janvier, Maxime Pedneaud-Jobin est sensible à la cause des personnes les plus démunies de sa communauté. Il n’a d’ailleurs pas apprécié les dernières interventions du club pour conserver son domicile alors que la LHJMQ s’apprêterait à annoncer un début de saison avec des matches à huis clos.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin

Dans ses discussions avec le gouvernement du Québec et le commissaire Gilles Courteau, il n’était pas question d’avoir de spectateurs avant décembre dans les amphithéâtres de la LHJMQ.

Remontrances

«Les Olympiques n’ont jamais été un partenaire facile. Il y a eu des menaces de quitter à peu près tous les deux ans depuis que je suis maire et ça arrive dans un contexte où nous avons travaillé extrêmement fort pour eux. L’an prochain, ils vont s’installer dans un des plus beaux amphithéâtres au Québec. Le prix de la concession a été multiplié au moins par trois. Ils auront des revenus comme ils n’en ont jamais eu avant parce qu’ils joueront dans un édifice extraordinaire et achalandé. La Ville a mis 102 millions $ là-dedans. VMSO a mis de l’argent. Le gouvernement du Québec aussi. Eux, ils ne mettent pas une cenne. Je pense que s’ils veulent valoriser leur marque de commerce, ils devraient reconnaître le travail que tout le monde fait pour eux.»


« L’approche des Olympiques devrait être plus respectueuse de nos partenaires et des contribuables. »
Maxime Pedneaud-Jobin

À son avis, les Olympiques devraient aussi tenir compte que la Ville et le CISSSO travaillent en pleine pandémie mondiale et qu’il n’y a rien de facile en 2020.

«Nous agissons pour les itinérants. L’approche des Olympiques devrait être plus respectueuse de nos partenaires et des contribuables. Faire un compromis sur un an quand tu t’en vas dans un édifice comme nous allons leur donner, je reconnais que c’est difficile pour eux, mais c’est moins important que les gains que nous allons leur permettre de faire par la suite. Si les Olympiques ne peuvent pas accueillir de spectateurs avant décembre, la perte de Guertin jusque-là est moins problématique.»