Claude Giroux entretient toujours des liens avec certains champions de 2008.

Une chimie à toute épreuve

La scène se déroulait dans un taxi bondé à la fin du tournoi de la coupe Memorial à Kitchener en 2008.

Armé d’un contrat de la LNH, mais toujours sur un nuage après avoir gagné la coupe du Président avec les Olympiques de Gatineau, Claude Giroux s’était lancé dans un excès d’enthousiasme auprès de ses coéquipiers et du représentant du Droit. « Les gars, je reviens à 20 ans l’année prochaine ! C’est trop l’fun. On va gagner une autre coupe. Les Flyers peuvent m’attendre ! »

Il était jeune. C’était sincère, mais pas réaliste. Le capitaine des Flyers de Philadelphie a souri quand on lui a rappelé l’anecdote en fin de semaine dernière pendant un match d’anciens de la LNH à la coupe Fred-Page.

« Il fallait aller de l’avant hein ? Mais nous avions un esprit d’équipe incroyable. Nous étions très proches. Ces séries éliminatoires-là font partie de mes meilleurs souvenirs. Nous n’avions peut-être pas la meilleure équipe, mais on se tenait. Tout le monde jouait l’un pour l’autre. C’est pour ça que nous avions eu du succès », a dit le rouquin franco-ontarien maintenant âgé de 30 ans.

De son stage junior, Claude Giroux aime se souvenir de sa jeunesse insouciante. « On savait qu’on avait une bonne équipe en 2008, mais personne ne savait si on allait gagner. On avait une grande confiance en nos moyens. Ces séries ont passé tellement vite, surtout à partir de la demi-finale contre Halifax. On a gagné deux gros matches en prolongation. On a cligné des yeux. C’était déjà fini ! Ben (Groulx) nous avait placés sur la bonne voie. »

Claude Giroux se souvient aussi de l’adrénaline que les Olympiques allaient chercher grâce à leurs bruyants partisans. « On marquait souvent tôt dans le match pour que la foule embarque derrière nous. Un bon départ, c’était important dans le Vieux-Bob. » La vedette du club rappelle qu’elle était excitée de rencontrer les Huskies en finale. « Ils nous avaient éliminés en première ronde l’année précédente. Nous étions contents d’avoir une revanche. »

De son côté, Benoît Groulx se remémore un groupe tissé serré. « Dix ans déjà ! Nos leaders étaient de bonnes personnes. La chimie d’équipe était extraordinaire. Le duo de Claude Giroux et Paul Byron était exceptionnel et Ryan Mior avait tout à prouver à ses dernières séries en carrière. Il avait relevé le défi. » Claude Giroux dit entretenir des liens avec certains champions de 2008, mais il souligne qu’une rencontre devrait être à l’ordre du jour.

« Ça serait l’fun d’avoir une réunion pour voir les boys bientôt ! »