Maxim Trepanier avait inscrit quatre buts en 18 matches après avoir été acquis par les Olympiques après Noël, mais il compte déjà trois buts à son actif après deux matches cette saison.

Un tour du chapeau libérateur

Il s’est passé plein de belles choses dans le week-end d’ouverture parfait des Olympiques de Gatineau en Abitibi.

Iaroslav Likhachev a imité Vitalii Abramov en enregistrant deux buts et deux passes à son premier match en carrière dans la LHJMQ. En fournissant deux buts lui aussi, Métis Roelens est déjà rendu à mi-chemin de sa récolte de toute la saison dernière.

Le gardien Tristan Bérubé et le défenseur Gabriel Bilodeau ont été retenus dans l’équipe d’étoiles de la semaine, mais la plus belle histoire de toutes est sans doute celle de Maxim Trépanier.

Les épreuves et les embûches se sont multipliées pour lui dans la dernière année. Son tour du chapeau contre les Foreurs de Val-d’Or en lever de rideau vendredi aura eu un effet libérateur pour celui qui avait hâte de « tourner la page » sur sa dernière saison.

Il a d’abord vécu douloureusement la séparation de ses parents. Peu importe l’âge où survient ce déchirement, la vie quotidienne est bousculée pendant un certain temps.

Puis, il y a eu cet échange inattendu pendant le temps des Fêtes, suivi de deux blessures reliées à des coups à la tête. Comme si ce n’était pas assez, Trépanier a été terrassé d’une mononucléose durant l’été.

Quand il s’est présenté au camp des Olympiques en août, toujours en rémission du virus, il avait le couteau entre les dents. À son premier match contre les 67’s d’Ottawa, il semblait avoir mangé un ours tellement il avait de l’énergie.

Tourner la page
« J’ai tourné la page sur l’an passé. Je n’étais pas satisfait de mon rendement. Au repos forcé durant l’été, j’ai eu suffisamment de temps pour réfléchir à un tas de choses et j’ai réalisé que je voulais réellement me donner une chance de réussir. J’avais hâte de renouer avec l’action. J’avais des choses à prouver. J’étais déçu de moi. J’ai eu des flashs l’an passé, mais pas assez pour démontrer réellement le joueur que je pouvais être », a-t-il dit après son retour à l’entraînement au centre Robert-Guertin mardi matin.

À Rimouski, il avait récolté 24 points en 34 matches, mais à Gatineau, qui venait de l’acquérir contre un choix de première ronde, il avait été limité à neuf points en 18 matches.

En enregistrant trois buts et quatre points dès le premier match de la nouvelle saison, l’attaquant de 19 ans ne pouvait pas demander mieux pour se convaincre de pouvoir tirer un trait sur une dernière année éprouvante.

« Ça m’a soulagé de commencer avec un tour du chapeau. Je touche du bois en espérant que ça va continuer. »

Avec Roelens et Likhachev
Pour relancer le meilleur franc-tireur de la Ligue midget AAA du Québec en 2015-16, l’entraîneur-chef Éric Landry avait pris soin de l’insérer aux côtés de Métis Roelens et Iaroslav Likhachev.

« Dès son arrivée au camp, nous avons senti qu’il était prêt à faire les efforts pour réussir. Pour nous, c’était clair qu’il était préparé pour sa prochaine saison. Quand il est arrivé chez nous aux Fêtes, mentalement, il n’était pas prêt à ça. Il a été ralenti par plein de choses et nous n’avions pas eu l’occasion de voir le joueur que nous avions vu quand il jouait pour Rimouski. Contre les 67’s et les Foreurs, nous avons revu ce joueur », raconte Landry.

En plus d’adopter une nouvelle mentalité pour une nouvelle saison, Trépanier a tiré profit d’une chimie instantanée avec ses deux partenaires de trio.

« Métis est un gros bonhomme qui fait de la place pour ses coéquipiers. On voit qu’il est beaucoup plus en confiance que l’an dernier. Quant à Likhachev, son style de jeu m’est familier. J’ai eu du succès avec des joueurs russes à Rimouski. J’ai joué avec Dmitry Zavgorodniy et Denis Mikhnin. J’habitais avec eux en plus ! Leur style ressemble au mien. J’ai de la facilité à les comprendre sur la glace même si on ne parle pas la même langue. Nous sommes sur la même page. Ça aide. »

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PIER-OLIVIER ROY LAISSE SA MARQUE RAPIDEMENT

Premier joueur sélectionné par les Olympiques en première ronde du repêchage de la LHJMQ depuis Pascal Laberge en 2014, Pier-Olivier Roy n’a pas tardé avant de s’illustrer avec sa nouvelle équipe.

Le produit des Chevaliers de Lévis a amassé son premier point à son premier match à Val-d’Or avant de marquer son premier but en carrière à son deuxième match à Rouyn-Noranda.

À 16 ans, Pier-Olivier Roy n’en demandait pas autant, mais il s’est dit soulagé d’avoir déjà mis ces étapes de côté.

« Je veux produire, c’est sûr, mais je sais qu’à 16 ans, ça n’arrivera pas à chaque match. N’empêche, le premier point est en poche. Le premier but aussi. Je sens déjà une pression de moins. Je ne voulais pas commencer à jouer en pensant au moment où j’allais enfin avoir mon premier point », a-t-il expliqué à son retour à Gatineau.

Le sentiment d’être utile à l’équipe est toujours crucial pour un nouveau joueur, surtout quand il fait partie des cadets.

Là-dessus, l’entraîneur-chef Éric Landry tenait à remercier le travail de ses vétérans.

« Nos joueurs d’expérience ont beaucoup aidé l’intégration de nos jeunes cette année. Ils les ont mis en confiance en leur donnant une crédibilité dès le départ. »

À 15 ans, Pier-Olivier Roy a inscrit 14 buts et 50 points en 40 matches dans la Ligue midget AAA du Québec. Partout où il est passé, il a souvent été un producteur de points, mais il avoue que son début de saison l’inquiétait dans la LHJMQ.

Pier-Olivier Roy

« Même si j’ai l’habitude de marquer des points, à 16 ans dans le junior majeur, c’est une grosse pression. Le premier but, c’est spécial. Tu vas toujours t’en souvenir. »

Ce premier but est survenu en début de match sur la petite glace des Huskies de Rouyn-Noranda. L’instant d’une présence, Landry l’avait jumelé à Shawn Boudrias et Jeffrey Durocher, mais ce sont les défenseurs Gabriel Bilodeau et Darien Kielb qui ont récolté des passes sur son but.

« J’avais réussi à me démarquer parce que mon couvreur m’avait oublié. J’ai reçu une passe un peu dans les patins, mais j’ai réussi à ramener la rondelle sur mon bâton pour décocher un tir d’un angle restreint. J’ai été surpris de compter ! »

Le deuxième plus jeune joueur des Olympiques après Manix Landry a aussi remarqué une énorme différence entre les matches hors-concours et le duel à Rouyn-Noranda.

« À Val-d’Or, ils ont une bonne équipe, mais ce n’est pas une des meilleures de la ligue. Ça ressemblait encore à un match hors-concours, mais à Rouyn, il y avait toute une marge de différence. Le jeu était très rapide. Il n’y avait pas d’espace. Tu avais de la pression sur toi en seulement une seconde. Le jeu était un peu décousu à cause de ça, mais j’ai vraiment senti que la saison était commencée dans ce match-là. »

Simard blessé

André Simard, agent libre natif de Stittsville, a été blessé sérieusement à son premier match à Val-d’Or. Les nouvelles ne seraient pas très bonnes pour la recrue de 18 ans. Il pourrait rater plusieurs semaines de jeu. Il pourrait devoir passer sous le bistouri.