Meilleur marqueur des Olympiques de Gatineau, Shawn Boudrias reprend ses forces cette semaine après avoir disputé 11 matches en 17 jours tout en parcourant 8500 kilomètres en autobus.

Un repos profitable pour Boudrias

Quand les Olympiques de Gatineau sont rentrés de Sherbrooke samedi soir, Shawn Boudrias ne pensait qu’à une seule chose. Dormir.

En incluant sa participation aux matches de la série CIBC Canada-Russie la semaine dernière, l’attaquant de 19 ans venait de terminer une séquence infernale de 11 matches en 17 jours tout en roulant 8500 kilomètres en autobus.

« Dimanche, j’ai dormi de 11 heures le soir à 11 heures du matin (12 heures) et j’ai aussi fait une sieste de deux heures en après-midi. Lundi, j’ai dormi un autre neuf heures. Je n’étais plus capable ! Éric [Landry] m’a donné une journée de congé de plus. Ça fait du bien. Je suis vraiment content que cette séquence-là soit terminée », a dit l’espoir du Wild du Minnesota.

Pour le commun des mortels, il est difficile d’imaginer combien c’est difficile pour un hockeyeur de jouer autant de matches en aussi peu de temps avec de longs voyages en autobus. Quand la séquence de Boudrias a pris fin samedi à Sherbrooke, il était réellement rendu au bout de ses forces. « J’étais fatigué à Sherbrooke. Je me suis motivé le plus que je pouvais, mais mes pieds n’arrivaient pas à suivre ma tête. J’avais dit à Éric [Landry] de se préparer à ce que je fasse de courtes présences sur la glace. Mes jambes me brûlaient. Le Wild m’avait suivi toute la semaine en plus. Ils étaient contents de moi parce que malgré la fatigue, j’avais continué de travailler fort. J’ai fait ce que je pouvais, mais pendant que les gars [des Olympiques] étaient au spa après notre voyage à Rimouski, moi, je m’en allais avec l’équipe canadienne (LHJMQ) pour faire deux pratiques intenses suivies de deux autres matches. J’avais vraiment hâte de relaxer. »


«  Je me suis motivé le plus que je pouvais, mais mes pieds n’arrivaient pas à suivre ma tête.  »
Shwan Boudrias

Boudrias n’a pas participé au pointage dans les défaites de 5-1 et de 3-2 contre les Russes, mais il était satisfait de son jeu.

« J’ai vraiment bien joué. Nous avions une équipe remplie de bons joueurs. J’ai fait mon travail. Je suis un gros gars. Je ne pouvais pas jouer de la même façon qu’avec les Olympiques. Je savais ce que j’avais à faire. Je devais être intense et frapper l’adversaire. Je ne sais pas si j’en ai assez fait pour être invité au camp de sélection d’Équipe Canada. On va voir. Je ne contrôle pas ça. Il y a beaucoup de bons joueurs au Canada. »

Équipe Canada-LHJMQ a perdu ses deux matches contre la formation russe même si ces derniers ont été dominés 34-17 et 36-25 au chapitre des tirs. Dans le deuxième match, les Russes ont égalé la marque dans les dernières secondes avant de l’emporter en prolongation.

« Ils avaient une meilleure équipe que l’année précédente. Ils patinaient bien. Ils avaient une meilleure structure. Ils étaient plus intenses. Nous avons eu nos chances, mais nous n’avons juste pas été capables de compter. »

Le meilleur compteur des Olympiques a dû s’ajuster à un nouveau rôle pendant les deux matches de la série. Habitué d’être employé à toutes les sauces, il a plutôt joué dans un troisième et quatrième trio.

« J’étais sur la deuxième vague de l’avantage numérique. Encore là, j’alternais avec Joël Teasdale. C’était bizarre. Ça change tout. »

Boudrias pourra se reposer encore un peu cette semaine. Le prochain match des Olympiques est samedi. Les Huskies de Rouyn-Noranda seront les visiteurs.