Alexandre Alain (7) a établi un record des séries de l’Armada de Blainville-Boisbriand avec un match de cinq points mardi soir.

Un ex-Olympique mène l’Armada en finale

Un tour du chapeau. Deux mentions d’aide. Cinq points dans le septième match d’une série demi-finale de la LHJMQ. Cet exploit dans un match sans lendemain, il l’a réalisé sous les yeux de ses nouveaux patrons du Canadien de Montréal qui viennent de l’embaucher à titre d’agent libre.

Alexandre Alain ne pouvait pas choisir un meilleur moment pour établir un record des séries éliminatoires de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Sa soirée de cinq points a permis à la troupe de Joël Bouchard d’éliminer les Islanders de Charlottetown mardi soir dans le match ultime de cette série beaucoup plus longue que prévu.

L’ancien des Olympiques de Gatineau a propulsé l’Armada en finale contre le Titan d’Acadie-Bathurst dans une victoire décisive de 6-1. Nouveau membre de la Sainte-Flanelle, Alain ne savait pas que Marc Bergevin et sa garde rapprochée du Canadien étaient sur place pour épier son travail.

« Vous me l’apprenez ! C’est une grosse victoire d’équipe que nous venons d’obtenir. Il fallait rebondir après une contre-performance à Charlottetown », a humblement réagi l’attaquant de 20 ans après la soirée la plus productive de sa carrière dans les séries de la LHJMQ.

Meilleur compteur des éliminatoires de la ligue avec 16 buts et 28 points en 16 matches, Alain a fait beaucoup de chemin depuis qu’il a été échangé à l’Armada après deux saisons dans l’uniforme des Olympiques.

Premier choix de l’équipe gatinoise en 2013, il a été envoyé à l’Armada contre le gardien Mark Grametbauer dans un troc qui ne passera pas à l’histoire chez les Olympiques.

L’influence de Groulx

Alain a pu polir son jeu offensif avec la flotte laurentienne où il est devenu capitaine du club cette saison.

Quelle est la différence entre le joueur qu’il était à Gatineau versus celui qu’il devenu à Boisbriand ?

« Il n’y a pas une si grosse différence que ça. J’ai pris de la maturité. Ben (Groulx) m’a appris beaucoup de trucs au niveau psychologique et mental. Il m’a rendu meilleur. C’était difficile à l’époque. Aujourd’hui, j’en suis reconnaissant. Je suis arrivé ici à 19 ans. J’ai eu une opportunité dès le début et je l’ai saisi avec Joël (Bouchard). J’ai commencé à produire offensivement. J’ai retrouvé ma confiance pour marquer des buts. »

Des buts, il en a marqué 44 en saison régulière, bon pour le troisième rang du circuit Courteau derrière son coéquipier Alex Barré-Boulet (53) et son ancien coéquipier Vitalii Abamov (45).

À Gatineau, Alain signale qu’il était un joueur intense et fiable défensivement, mais qui n’avait pas encore trouvé ses repères offensifs.

« J’étais jeune. Je n’avais pas la maturité et l’expérience que j’ai aujourd’hui. J’étais en progression constante. Je suis arrivée au bon endroit au bon moment ici, mais Gatineau m’a aidé beaucoup aussi là-dedans », a-t-il dit au Droit.

Après deux balayages consécutifs dans les premières rondes des séries, l’Armada a fait face à l’adversité contre les coriaces Islanders, qui ont mêlé les cartes en gagnant trois matches en prolongation devant leurs partisans.

En finale, Alexandre Alain affrontera un autre ancien des Olympiques, mais il n’a jamais été coéquipier de Mitchell Balmas. Le Titan est reposé après son balayage surprise des Tigres de Victoriaville.

« Les Islanders ont représenté un défi pour nous. Je pense que ça va nous aider contre Bathurst. L’année dernière, c’était un peu une surprise quand nous avions battu Charlottetown en demi-finale. Cette année, depuis le début du camp d’entraînement, nous savons que nous avons une équipe pour aller jusqu’au bout. Nous sommes contents d’avoir battu les Islanders à nouveau, mais tant que nous n’aurons pas gagné la coupe, nous ne serons pas satisfaits. »

La finale entre les deux meilleurs clubs de la LHJMQ en saison régulière débutera vendredi et samedi au Centre d’excellence Sports Rousseau.