Manix Landry entouré de son père Éric, du président des Olympiques Martin Lacasse et du directeur des opérations hockey Alain Sear.

Un duo père-fils chez les Olympiques

SHAWINIGAN — Les Olympiques de Gatineau ont recruté 10 nouveaux joueurs samedi à la séance de sélection 2018 de la LHJMQ, dont le premier choix Pier-Olivier Roy. Au-delà de la sélection de ce joueur convoité, c’est la venue de Manix Landry qui a retenu l’attention.

Fils de l’entraîneur-chef Éric Landry, Manix n’avait pas été classé dans les 14 premières rondes par le Centre de soutien au recrutement (CSR) de la LHJMQ, mais les Olympiques tenaient à lui. Ils ont même fait une transaction pour réclamer l’attaquant de l’Académie canadienne et internationale de Rockland (CIH) en troisième ronde.

Le coup de théâtre a entraîné des murmures au centre Gervais Auto. Dernier joueur retranché par l’Intrépide de Gatineau midget AAA, Landry aura finalement été le deuxième joueur de la région à être sélectionné après Hendrix Lapierre samedi. Il a aussi été le deuxième joueur sélectionné par les Olympiques en 2018.

« Manix a un QI de hockey offensif et défensif au-dessus de la moyenne. Il a connu une forte progression cette saison, surtout sur le plan physique. Il n’est plus le même joueur qu’en début de saison. Il a un bon sens du hockey. Il était dans notre cour et évidemment, nous avons des gens qui le connaissaient très bien. Pour moi, c’est un excellent choix », a indiqué le directeur du recrutement des Olympiques, Sylvain Brunelle.

Sear approuve
Directeur des opérations hockey, Alain Sear a ajouté que Manix avait été choisi à Gatineau « à cause de lui, pas à cause de son père. »

Il a avancé que Landry était classé 37e sur la liste des Olympiques. Il a été sélectionné au 39e rang.

« D’autres équipes allaient le sélectionner, dont Blainville qui avait trois choix de troisième ronde. »

Très ému en enfilant le chandail de l’équipe de son père, Manix Landry pouvait difficilement cacher sa joie.

« C’est extraordinaire ! Je vois les Olympiques à l’œuvre chaque année. Ça va me donner une raison de plus pour pousser davantage. En plus, c’est mon père qui est entraîneur. J’ai toujours aimé qu’il soit mon coach. Je trouve que c’est le meilleur. En tout cas, c’est le meilleur que je puisse avoir », a lancé celui qui se disait surpris que les Olympiques procèdent à une transaction pour obtenir ses services aussi tôt qu’en troisième ronde.

L’attaquant de 15 ans ne tient rien pour acquis avec son père à la barre des Olympiques.

« Il a toujours été dur envers moi. Il m’a toujours poussé à me surpasser. Ça ne changera pas. Je vais continuer à travailler fort pour bien faire ce que je fais de bien. »

Parce qu’il jouait dans une ligue scolaire en Ontario cette saison, Landry n’a pas été épié autant que les autres espoirs de la région outaouaise, mais il avoue que son transfert au CIH l’a bien servi.

« J’ai pu progresser énormément. J’avais beaucoup de temps de glace. Des fois, on jouait à deux lignes et deux joueurs. Je devais jouer 20 minutes par match. J’ai beaucoup aimé ça. »

Ignoré sur la première liste du CSR de la LHJMQ, Landry a dit ne pas s’en faire. « J’ai souvent été laissé pour compte. Cette liste est une liste parmi tant d’autres. J’ai été choisi rapidement. J’ai encore beaucoup à prouver. Je sais que d’autres joueurs de la LHJMQ ont joué pour leurs pères. Je suis content de ne pas être le premier », a dit le hockeyeur de 5’9’’ et 150 livres.

Éric justifie
Justement, Éric Landry n’avait pas à s’excuser d’avoir repêché son fils.

Avant lui, Patrick Roy n’a pas repêché un des deux fils dans la LHJMQ et Philippe Boucher ne l’a pas fait non plus.

« Ils ont eu peur des perceptions ou des réactions. Ce n’est pas du tout mon cas. Roy et Boucher ont fini par aller chercher leur fils dans des transactions. C’est quoi la différence ? Nous avons repêché Manix. C’est peut-être une première, mais il y a une première pour tout ! »

Deuxième choix de l’équipe derrière Pier-Olivier Roy, Landry aura sans doute un peu de pression pour justifier son rang de sélection dans un avenir rapproché, mais le paternel ne s’inquiète pas.

« Il connaît mes attentes. Nous avons bougé pour aller le chercher. Nous voulions le repêcher. Je compte le traiter de la même manière que les autres. Si nous avons eu du succès cette année, c’est que j’ai été très juste avec les 23 joueurs. Comme entraîneur, j’ai 23 enfants à ma charge. Je dois les traiter comme s’ils étaient les miens. »

Les Olympiques ont aussi sélectionné deux autres joueurs de la région samedi. Le défenseur Julien Prévost (12e ronde) et le gardien Simon Couroux (13e ronde).

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CHOIX DES OLYMPIQUES (10)

1. (9) Pier-Olivier Roy (A), Lévis midget AAA, 5’9’’, 175 livres

3. (39) Manix Landry (A), CIH Academy AAA, 5’9’’, 160 livres

4. (58) Justin Gosselin (D), Lévis midget AAA, 5’11’’, 166 livres

6. (94) William Paré (D), St-Hyacinthe midget AAA, 5’11’’, 189 livres

6. (107) Oliver Gervais-Daigneault (A), Amos AAA, 5’11’’, 175 livres

9. (152) Xavier Brisebois (D), SSF AAA, 6’0’’, 157 livres

10. (170) Alexis Giroux (G), Col. Français espoir, 5’11’’, 166 livres

10. (180) Timothy Cousineau (D), Intrépide espoir, 6’0, 165 livres

11. (188) Zachary Gravel (A), Canimex espoir, 5’11, 152 livres

12. (206) Julien Prévost (D), Intrépide espoir, 5’8’’, 161 livres

13. (224) Simon Couroux (G), Bishop College, 6’1’’, 180 livres

CHOIX DE L'OUTAOUAIS (12)

1. (1) Hendrix Lapierre, Intrépide AAA - Chicoutimi

3. (39) Manix Landry, CIH Academy - Gatineau

3. (53) Conor Frenette, Intrépide AAA - Victoriaville

4. (66) William Dagenais, Intrépide AAA - Halifax

4. (67) Anthony Hamel, Intrépide AAA - Charlottetown

8. (135) Samuel Fortier, Intrépide esoir - Sherbrooke

9. (145) Alexandre Groleau, Intrépide AAA - Drummondville

10. (173) Xavier Raby, Intrépide espoir - Québec

10. (180) Timothy Cousineau, Intrépide espoir - Boisbriand

11. (189) Paul Doré, Kinball USA - Sherbrooke

12. (206) Julien Prévost, Intrépide espoir - Gatineau

13. (224) Simon Couroux, Bishop scolaire - Gatineau