Marc-Olivier Crevier-Morin conserve de bons souvenirs de ses deux séries consécutives contre des clubs des Maritimes à son année recrue. Il aimait que l'équipe soit toujours ensemble pour se concentrer sur le hockey.

Un dernier voyage en saison régulière pour les Olympiques

Que le temps file rapidement ! Les Olympiques sont déjà rendus à l'étape de leur dernier voyage de la saison régulière alors qu'ils feront une tournée éclair de l'Abitibi avec des arrêts à Val-d'Or mardi et à Rouyn-Noranda mercredi.
Ensuite, ils termineront une semaine bien remplie de quatre matches en six jours en accueillant les Cataractes de Shawinigan vendredi et les Remparts de Québec dimanche. D'ici là, l'équipe gatinoise aura obtenu des réponses à questions importantes.
Premièrement, les Olympiques devraient s'assurer de participer aux séries éliminatoires pour une 33e saison consécutive d'ici la fin de la semaine. Une combinaison de trois points récoltés par Gatineau ou de points perdus par le Phoenix de Sherbrooke fera l'affaire. Assurément, la séquence de présences consécutives en séries qui date de 1985 semble dans la poche.
À part ça, d'ici dimanche, les Olympiques (29-29-4) devraient avoir une très bonne idée de leur positionnement au classement final de la LHJMQ. Actuellement installés en 11e position avec 10 points de retard sur l'équipe de neuvième place, il est évident que la dernière cible possible des Gatinois est le 10e rang détenu par les Remparts. Ceux-ci ont deux points d'avance, mais les Olympiques ont un match en main. En ce sens, le duel de dimanche entre Québec et Gatineau risque d'être important pour la bataille de la 10e place.
distancer le dernier tiers
Derrière eux, les Gatinois commencent à se donner de l'espace. Avec six matches à jouer, ils ont cinq points d'avance sur leurs plus proches poursuivants, les Foreurs de Val-d'Or, au 12e rang. Mardi soir, les Olympiques auront l'occasion de solidifier leur avance en affrontant les Foreurs, mais ceux-ci sont toujours tenaces à domicile.
Dernière question d'intérêt avant la fin des hostilités de la saison 2016-17 : qui sera l'adversaire des Olympiques au premier tour des séries ?
En terminant 10e ou 11e, ça voudrait dire une série contre l'équipe classée 6e ou 7e. Quatre équipes peuvent encore occuper ces rangs : Bathurst, Chicoutimi, Cap-Breton et Victoriaville.
Dans le vestiaire des Olympiques, la fébrilité des séries commence à se faire sentir, mais tout le monde est bien conscient qu'il faut rester concentré sur le moment présent.
« Nous voulons finir avec le plus de points possible pour monter le plus haut possible au classement, dit le nouveau membre des Canucks de Vancouver, Zack MacEwen. C'est sûr que nous avons des joueurs qui regardent les résultats des autres matches ailleurs dans la ligue. À ce temps-ci, nous regardons peut-être un peu plus ce qui se passe dans la ligue. »
Les Olympiques auraient deux chances sur quatre d'amorcer les séries contre un club des Maritimes en ce moment. Franchement, ça ne semble pas ébranler MacEwen.
« Nous serons prêts, peu importe l'adversaire. C'est sûr que ça devient intéressant de savoir qui nous allons rencontrer pour amorcer notre préparation, mais il ne sert à rien d'aller trop vite. L'année dernière, avec Moncton, nous avons pris l'avion à quelques reprises. Toute la concentration allait au hockey. Ce n'est pas un problème de commencer au Québec ou dans les Maritimes. »
Pour MacEwen, l'important est de terminer l'année en force. « C'est le temps de se mettre sur la même page pour accumuler de la vapeur et entrer dans les séries en roulant à plein régime ! »
Une préférence maritime
De son côté, le capitaine Marc-Olivier Crevier-Morin semblait même avoir une préférence pour une série contre une équipe des Maritimes. Pas parce qu'elle serait plus facile, mais bien pour l'ambiance qu'on y retrouve dans le vestiaire d'une équipe.
« À ma première année, nous avions joué contre Cap-Breton et Halifax dans les séries. Nous étions toujours en équipe, en avion ou à l'hôtel. Nous n'avions qu'à nous occuper de notre préparation pour les matches. Ça nous mettait vraiment dedans ! C'est sûr que les équipes du Québec sont plus proches, mais c'est toujours plaisant de voyager en avion ! »
Crevier-Morin signale que les Olympiques jouent en confiance depuis plus d'un mois et qu'il sera important de finir la saison du bon pied afin d'entrer dans les séries en pleine confiance. « Nous avons encore deux semaines pour progresser en tant qu'équipe. »
Milot-Ouellet : carte cachée des séries
Victime d'une fracture du poignet le 18 janvier à Val-d'Or, Vincent Milot-Ouellet ronge son frein dans l'entourage des Olympiques.
Il demeure le seul joueur de la formation régulière à ne pas avoir encore joué sous les ordres du nouvel entraîneur-chef Éric Landry.
À sa saison recrue chez les Olympiques en 2015-16, l'attaquant trifluvien avait récolté 12 buts et 31 points en 57 matches en patinant souvent dans le même trio qu'Alex Dostie et Yakov Trenin.
Cette année, sous un nouveau régime, il a été employé majoritairement sur des troisième ou quatrième trios. Sa production offensive en a souffert comme le montre sa fiche de sept buts et 16 points en 40 matches au moment de se blesser il y a six semaines, quelques jours avant le congédiement de Mario Duhamel.
Assurément, l'attaquant de 18 ans a hâte de renouer avec la patinoire parce qu'il sent qu'on lui accordera une chance de reprendre un rôle plus offensif. Mais avant de toucher à la glace, il devra attendre qu'on lui retire son plâtre à l'avant-bras gauche.
« On m'avait dit que c'était une blessure qui pouvait prendre huit à 10 semaines pour guérir. Ça fait maintenant six semaines. Il reste deux semaines à la saison. Je ne suis pas certain de pouvoir jouer en saison régulière, mais j'espère être prêt à aider l'équipe pendant les séries », a-t-il dit après une séance de vélo stationnaire lundi après-midi.
Plâtre enlevé d'ici peu
Milot-Ouellet devra suivre des séances de physiothérapie après le retrait de son plâtre d'ici deux semaines. Son jeu en zone offensive pourrait aider les Olympiques dans un moment de la saison où l'espace devient considérablement restreint sur la patinoire. Chose certaine, Éric Landry ne refusera pas l'aide de Milot-Ouellet s'il était disponible au début des séries éliminatoires.
« Je ne sais pas dans quel genre de condition physique il sera quand il sera prêt à revenir au jeu, mais s'il a la chance de pouvoir réintégrer notre formation, nous allons l'utiliser dans les meilleures situations pour qu'il réussisse. L'an dernier, nous avons vu qu'il faisait du bon boulot le long des bandes et autour du filet adverse. Il protège bien sa rondelle. Il fait de bons choix de jeux. Sa game, elle se passe en zone offensive. »
Pour l'instant, Milot-Ouellet ne peut pas encore patiner avec l'équipe. Il s'adonne à des séances de vélo, il fait de la course, travaille l'équilibre de ses jambes tout en renforçant son tronc, mais rien n'égale une séance sur la patinoire.
« J'ai hâte de revenir, surtout que ça commençait à aller mieux pour moi avant de me blesser en recevant une mise en échec. C'est mon radius du poignet qui a été touché. »
Du haut des gradins, Milot-Ouellet a vu son équipe reprendre du poil de la bête et il souhaite aussi participer aux succès du club. « Éric (Landry) est arrivé. Il a déjà vu ce que je pouvais faire l'an dernier. Je veux lui prouver que je peux le faire à nouveau. J'ai eu moins de temps de jeu cette année, mais j'essaie de devenir un bon joueur dans les trois zones même si je sais que ma force est ma vision du jeu. »