Noel Hoefenmayer domine chez les défenseurs dans la Ligue de l’Ontario avec 63 points en 43 parties. Le vétéran qui joue une cinquième saison avec les 67’s d’Ottawa est en voie de devenir le premier défenseur de la ligue à récolter 100 points depuis Ryan Ellis en 2011-12.

Un défenseur à 100 points chez les 67's ?

Il faut remonter à 2010-11 pour trouver le dernier défenseur de la Ligue de l’Ontario à avoir inscrit 100 points dans une saison.

Ryan Ellis avait réussi l’exploit avec les Spitfires de Windsor.

Avec une récolte de 63 points en 43 matches cette saison, Noel Hoefenmayer a déjà surpassé son record personnel de 62 points. Il lui reste encore 25 matches pour améliorer cette marque.

Mieux, à ce rythme, il va franchir le plateau des 100 points comme l’avait fait le joueur étoile des Predators de Nashville il y a neuf ans.

Ne voulant pas se laisser distraire par des statistiques, aussi extraordinaires soient-elles, Hoefenmayer ne s’emballe pas et reste concentré sur le moment présent.

« Être associé à une conversation avec Ryan Ellis, c’est très cool, mais je regarde ça avec humilité. Je ne me suis jamais vraiment fixé des objectifs précis. Tout ce que je veux, c’est m’améliorer chaque jour afin de passer au prochain niveau. »

Repêché par les Coyotes de l’Arizona en 2017, il n’a finalement jamais signé de contrat avec cette équipe. Devenu disponible aux 31 équipes de la LNH, Hoefenmayer s’est imposé des sacrifices l’été dernier afin d’imiter son ami Tye Felhaber qui s’est entendu avec les Stars de Dallas à 20 ans. Le natif de North York est resté à Ottawa tout l’été pour s’entraîner avec les entraîneurs spécialisés des 67’s.

« Tout ça est en train de rapporter des dividendes. J’ai fait tout ce qu’il fallait sur la glace et dans le gymnase. J’ai surveillé ma nutrition, mais j’ai surtout amélioré mon patin », a dit le vétéran de cinq saisons avec les 67’s.

En récoltant les points avec une facilité déconcertante, Hoefenmayer avoue qu’il commence
à avoir des nouvelles de clubs de la LNH.

« C’est une période excitante parce que des discussions ont été lancées. Mon objectif était clair cette saison: obtenir un contrat. C’est amusant de voir que je suis dans la même situation que Tye l’an dernier. J’ai beaucoup appris de sa propre expérience. Nous étions très près l’un de l’autre. Je le consulte régulièrement pour voir comment il a négocié ses affaires. »

Noel Hoefenmayer a toujours été doué sur le plan offensif, mais cette saison, il est vraiment passé à la vitesse supérieure. Là-dessus, il a surtout vanté ses coéquipiers.

« Je joue avec beaucoup de bons joueurs. Ça aide quand ils voient le jeu de la même façon que moi. En même temps, mon approche a changé complètement depuis l’arrivée d’André Tourigny. Je ressens plus de fierté à bien jouer défensivement. Avant, tout ce qui m’importait, c’était l’offensive parce que je croyais que c’est ce qui m’amènerait au prochain niveau. J’ai vite compris que si je ne pouvais pas jouer défensivement, je ne pourrais pas être un bon défenseur ! »

À ce sujet, André Tourigny signale une tendance chez ses meilleurs joueurs offensifs.

« L’an dernier, Tye Felhaber et Sasha Chmelevski avaient décidé de se concentrer sur leur jeu défensif. C’est drôle, c’est aussi la saison où ils ont produit le plus de points. C’est la même chose avec Noel. Quand tu acceptes de mettre les efforts pour bien jouer défensivement, ça vient avec plusieurs autres engagements. Ça fait en sorte que soudainement, t’as plus de succès. Quand tu es meilleur sans la rondelle, tu vas finir par l’avoir plus souvent », a-t-il expliqué au sujet de son défenseur qui montre un différentiel de +45.

Mener la ligue pour les points, c’est une chose, mais ce que Hoefenmayer souhaite le plus, c’est de gagner deux matches de plus que l’an dernier en finale.

« Nous sommes plusieurs à avoir grandi dans cette organisation. Nous savons exactement ce que ça prend pour gagner maintenant. Il n’y a rien de certain dans les séries. Ce que je sais, c’est que nous avons un voyage important qui s’en vient », a dit celui qui refuse de regarder trop loin même si son club vient de gagner 23 de ses 24 derniers matches.

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LE HOCKEY JUNIOR EN BREF

Graeme Clarke de retour sur patin

Il patine à fond de train. Il déborde d’enthousiasme et selon André Tourigny, il n’y a pas meilleur tireur à l’entraînement au Canada en ce moment.

Il est justement là le problème.

Graeme Clarke

Graeme Clarke n’est pas encore apte à prendre des contacts et jouer dans un match. Tenu à l’écart du jeu depuis le 14 octobre en raison d’une opération à une épaule, Clarke avait déjà compté sept fois en neuf matches quand son épaule mal en point s’est détachée rien qu’en soulevant les bras pour célébrer un but.

Chez les 67’s, on anticipait une saison de 50 buts pour l’attaquant local de 18 ans. « Il a l’air en pleine forme. La puissance et la précision de ses lancers sont irréelles, mais dans la réalité, il n’est pas proche d’un retour au jeu », a expliqué l’entraîneur-chef des 67’s.

L’espoir des Devils du New Jersey devra patienter encore trois à sept semaines avant de réintégrer l’alignement.

En son absence, les 67’s ont continué de marquer des buts à profusion. « Quand Graeme est sorti de l’alignement, nous avons acquis Joe Garreffa pour garder la même recette », a-t-il dit au sujet de l’attaquant de 20 ans qui totalise 26 buts et 63 points avec les 67’s.

Son absence a aussi permis à la recrue de 16 ans Jack Beck d’avoir l’occasion d’évoluer sur un deuxième trio pendant la majorité de la saison.

Autre revenant chez les Olympiques

Le ménage du deuxième étage des Olympiques de Gatineau continue de créer des bienfaits.

Grand Manitou de l’organisation la plus titrée de la LHJMQ, Charles Henry est déjà revenu à Guertin pour saluer les employés. Il a même accepté de participer à une soirée en son honneur devant les partisans dans un avenir rapproché.

Mercredi, la direction a annoncé le retour de Daniel Brunet, directeur du marketing du club de 1998 à 2014.

À titre de représentant commercial senior, il va appuyer Geneviève Lalonde, la directrice des opérations, des ventes et du marketing.

« Mon mandat sera de développer les commandites, surtout dans la transition vers le nouveau complexe. Je vais assister l’équipe dans sa vente d’abonnements de saison, travailler à ramener les partisans et les commanditaires qui avaient quitté en plus de ramener des anciens joueurs dans le giron de l’équipe. Je vais aussi voir à ce que le déménagement vers le site de la Cité se fasse en respectant la tradition des Olympiques. »

Daniel Brunet avait quitté les Olympiques à la suite d’un différend avec l’ex-actionnaire Alain Sear. « Ça ne fonctionnait plus entre nous. J’ai le logo du club tatoué sur le cœur. Il est parti et je suis fier de revenir dans la famille des Olympiques. »