Théo Rochette a joué dans la Ligue junior élite suisse à 15 ans. L’attaquant canado-suisse poursuivra sa carrière au Québec l’an prochain.

Un compétiteur pour Lapierre

SHAWINIGAN — Un intrus de dernière minute pourrait venir bousculer les plans du Gatinois Hendrix Lapierre au repêchage de la LHJMQ samedi.

L’attaquant gatinois est le meilleur espoir de la séance de sélection 2018 selon le Centre de soutien au recrutement de la LHJMQ, mais l’ajout de Théo Rochette pourrait le déloger au sommet de la pyramide des espoirs de 15 ans.

Né en Suisse d’un père Québécois, Rochette est revenu au Québec entre les années 2007 et 2011 avant de retourner en Europe.

La semaine dernière, il a décidé de venir poursuivre sa carrière dans la LHJMQ. Il débarquera à Shawinigan vendredi pour rencontrer plusieurs équipes qui ne l’ont jamais vu jouer.

Ce que tout le monde sait, c’est qu’il est déjà considéré comme un bon espoir de la LNH. Dans la Ligue junior élite de la Suisse cette saison, à seulement 15 ans, il a récolté 34 points en 43 matches.

Pierre Pagé, qui dirige l’Académie Global en Suisse, fait d’ailleurs remarquer que Rochette a amassé plus de points que Nico Hischier au même âge. L’attaquant des Devils du New Jersey a été le tout premier choix de la LNH en 2017.

« Il est rapide, habile et dédié. Il est plus petit que Nico et il n’est pas aussi physique dans son jeu. Nico était plus fougueux », dit-il.

Ajout récent à la liste d’admissibilité du circuit Courteau, Rochette forcera les équipes de la ligue à refaire leurs devoirs.

Détenteurs du premier choix, les Saguenéens de Chicoutimi ont dû réagir rapidement pour obtenir des informations sur ce nouveau joueur intrigant, voire excitant.

« Il faut le considérer pour le premier choix. Nous allons le rencontrer vendredi. Notre objectif est de bien le situer sur notre liste. Nous l’avons placé à un endroit pour le moment, mais c’est un inconnu pour presque toutes les équipes alors que nous connaissons très bien les autres meilleurs espoirs », a raconté Yanick Jean, directeur général et entraîneur-chef des Saguenéens.

Ce dernier a aussi les septième et 16e choix de la séance de samedi. Jean n’a jamais vu jouer Rochette, mais d’autres personnes de son entourage l’ont vu.

« Il a beaucoup de vitesse, d’excellentes habiletés individuelles. Il faudra apprendre à le connaître vendredi. »

Dix autres équipes ont demandé à rencontrer Rochette, qui pourrait être sélectionné entre le premier et le sixième rang samedi selon les informations qui circulent à Shawinigan.

Connu de Lapierre

Pour Hendrix Lapierre, Théo Rochette est loin d’être un inconnu. C’est d’ailleurs une réunion pour les deux joueurs d’élite qui se sont affrontés à plusieurs reprises dans des ligues de hockey AAA d’été.

« À l’époque, c’était toute une rivalité. J’étais avec l’Express de l’Outaouais AAA et il était avec les Stars de TBT. On se rencontrait toujours en finale de tournoi. Je me souviens d’un tournoi où nous avions gagné 8-6. J’avais fait sept buts. Il en avait compté six ! Une autre fois, son équipe nous avait battus 4-3. Nous avions compté tous les buts du match. C’était toujours lui contre moi ! Ça va être encore le cas samedi, il faut croire ! »

Lapierre n’a pas fait que jouer contre Théo Rochette pendant son hockey mineur. Les deux ont été coéquipiers pendant un ou deux tournois avec une équipe prénommée « Le Wild ».

« Je pense que j’avais 11 ans. Théo est un très bon joueur. Je ne savais pas qu’il viendrait brouiller les cartes du repêchage. La dernière fois que je l’ai vu, c’était au tournoi pee-wee de Québec. »

Malgré tout, l’entrée tardive du joueur canado-suisse n’ébranle pas Lapierre, qui semblait déjà avoir un penchant pour les Saguenéens puisque sa famille vient de cette région.

« J’irai n’importe où. Ça ne me dérange pas. Chicoutimi, c’est bien à cause de ma famille et la patinoire olympique, mais à Saint-Jean (au 2e rang), ils ont une jeune équipe. Je pourrais avoir plus de responsabilités. »