Le Gatinois Charles-Antoine Roy sera le capitaine des Olympiques de Gatineau en 2019-20.

Un capitaine local pour les Olympiques

Il est presque tombé à la renverse quand on lui a annoncé qu’il serait le capitaine des Olympiques de Gatineau en 2019-20.

Simple joueur invité au camp de 2016, Charles-Antoine Roy a fait beaucoup de chemin depuis ce temps pour monter dans l’estime de ses entraîneurs et coéquipiers. Mardi soir, on lui a collé un « C » à l’avant de son chandail pendant une croisière sur la rivière des Outaouais avec les partisans et les partenaires du club.

« Honnêtement, je ne sais pas comment décrire ce que je ressens. Je pense aussitôt à tous les capitaines qui ont été là avant moi : Gabriel Bilodeau, Jeffrey Durocher, Alex Breton et même Marc-Olivier Crevier-Morin que j’ai un peu connu. Je vais tirer un peu de tout un chacun et amener ma touche personnelle. »

L’attaquant de 20 ans est le premier capitaine des Olympiques en provenance de l’Outaouais depuis Jean-Gabriel Pageau en 2011. Là encore, une corde sensible vient toucher celui qui a fait sa place avec le club à 18 ans.

« Je suis un gars d’ici. Mes amis sont ici. Pour un gars de la place, être capitaine des Olympiques, c’est vraiment incroyable. Je pense même à Joël Blain, le joueur qui a joué le plus de matches dans l’histoire du club. Il est encore dans la région. Il a été un ancien capitaine lui aussi et il m’a coaché quand j’étais pee-wee. C’est tout un honneur. »

Le défenseur suisse David Aebischer va lui servir d’assistant pendant toute la saison. Quatre autres vétérans vont porter le « A » en alternance à domicile et sur la route : Mathieu Bizier, Métis Roelens, Carson MacKinnon et Chris McQuaid.

Pour l’entraîneur-chef Éric Landry, le choix de Roy allait de soi.

« C’est un joueur qui a beaucoup de leadership et une bonne éthique de travail. Les gars le respectent dans la chambre. Il joue au hockey avec passion. Il n’a pas été choisi en raison de son parcours difficile pour se rendre où il est maintenant. Il fait les choses de la bonne façon. C’est un de nos joueurs avec le plus d’ancienneté. Le logo des Olympiques fait partie de ses racines. »

Landry a ajouté que le groupe d’entraîneurs avait aussi choisi plusieurs adjoints parce que l’équipe a beaucoup de jeunes joueurs et que ceux-ci devront être bien entourés.

À sa troisième saison avec les Olympiques, Roy sait qu’il sera bien épaulé dans son rôle de capitaine avec ses cinq assistants.

« C’est sûr que n’avons pas beaucoup de joueurs d’expérience, mais les vétérans qui sont arrivés veulent acheter l’identité des Olympiques de Gatineau. Ils veulent embarquer. Pour moi, cette identité, c’est de travailler sans relâche. Je veux montrer l’exemple sur la glace, dans les pratiques et dans les matches. Je veux être un exemple hors glace. Je veux que les jeunes me regardent en se disant que c’est ça être un joueur des Olympiques. Je ne suis pas le gars avec le plus d’habiletés, mais je ne lâcherai jamais de travailler. »

De retour de Détroit où il a obtenu un essai un peu plus long que prévu en tant que joueur invité, Mathieu Bizier sera assurément un leader offensif cette saison. Dans son rôle de capitaine-adjoint, il pourra parfaire son rôle afin de devenir le capitaine du club pendant l’année du déménagement au nouveau Guertin en 2020-21.

« Je suis très excité de travailler avec ce groupe de jeunes. Nous sommes en train de nous construire une belle équipe. Le meilleur s’en vient. Nous aurons une équipe compétitive cette année, mais elle sera plus mature encore l’année prochaine. »

Après avoir été acquis de l’Océanic de Rimouski aux Fêtes, Bizier a amassé 27 points en 35 matches avec les Olympiques à l’âge de 17 ans.

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MARTIN MÉNARD SERA IMMORTALISÉ À GUERTIN

Suspendus au plafond du centre Robert-Guertin, 10 chandails à numéro et deux vestons d’entraîneurs rappellent la richesse de l’histoire de l’organisation des Olympiques de Hull/Gatineau.

Le 22 novembre prochain, un dernier chandail sera hissé dans les hauteurs du « Vieux Bob » avant sa fermeture. Peu de chandails #25 ont autant fait trembler les adversaires des Olympiques au fil des ans. Celui de Maxime Talbot a été retiré de la circulation en 2012, mais bien avant le double champion de la coupe du Président et le champion de la coupe Stanley, le #25 avait été rendu célèbre par Martin Ménard.

Auteur de trois saisons de plus de 100 points entre 1994 et 1997, Martin Ménard sera le deuxième joueur de l’édition championne de la coupe Memorial de 1997 à faire partie des immortels après Colin White.

L’organisation a annoncé mercredi soir que le Hullois de 43 ans serait le dernier à être honoré dans le vénérable amphithéâtre de la rue Carillon avant son transfert dans le secteur de la Cité.

« Tu ne joues pas pour ça et tu ne t’attends jamais à ça, mais j’ai été agréablement surpris quand on m’a fait part de la nouvelle cet été. J’ai des filles âgées de 12 et 10 qui n’ont jamais eu la chance de me voir jouer. Elles n’ont même pas accès à des vidéos de mes buts sur YouTube!. Elles pourront témoigner de cet honneur dans ma ville. Je n’ai pas joué dans la Ligue nationale, mais c’est l’fun que l’organisation reconnaisse que j’ai fait partie de l’histoire. »

Deuxième meilleur marqueur de l’histoire de la franchise derrière Luc Robitaille avec 378 points en 194 matches, Martin Ménard a été le meilleur compteur des séries des Olympiques en 1997 avec 12 buts et 35 points en 14 matches. En 1996-97, il n’a été devancé que par son coéquipier Pavel Rosa (153 points) au sommet des compteurs de la LHJMQ avec sa récolte de 141 points. Au troisième rang, un autre Gatinois avait amassé 130 points. Il s’appelait Daniel Brière ! Les 164 buts de Ménard sont un sommet dans l’organisation des Olympiques.

L’attaquant de 5’8’’ a dû faire preuve de patience avant qu’on retire son numéro, mais le principal intéressé ne s’en formalisait pas trop à bord de la croisière du club mardi soir.

« Tous ceux qui ont eu leur chandail retiré l’ont mérité. Chaque chose en son temps, mais je suis content que le retrait soit fait à Guertin où j’ai passé les trois plus belles années de ma vie. On peut bien parler des statistiques, mais ce qui est vraiment spécial, c’est que j’ai joué trois ans pour les Olympiques. Avec les clubs bâtis par Charles Henry, nous avons gagné deux coupes du Président et une coupe Memorial pendant des années du lock-out dans la LNH où tous les meilleurs joueurs juniors étaient là. Il y a un paquet de joueurs de ces éditions-là qui pourraient avoir leur chandail retiré en commençant par mes compagnons de trio Pavel Rosa et même Peter Worrell. »

À la fin des années 90, la LHJMQ était axée sur l’offensive. Jusqu’à quel point ? « Quand je ne scorais pas pendant une période, je commençais à douter de moi ! C’est de même que ça fonctionnait ! »