Bien alimenté par un Martin Reway (98) enflammé, le Gatinois Simon Tardif-Richard (32) a complété la première ronde avec 12 points et un différentiel de +15.

Un balayage qui rappelle les séries de 2008

Il y a longtemps que les Olympiques de Gatineau n'avaient pas balayé une série éliminatoire dans la LHJMQ.
La dernière fois, c'était pendant la demi-finale de 2008 contre les Mooseheads d'Halifax. À l'époque, Claude Giroux avait préparé le but gagnant de Paul Byron en prolongation dans le premier match disputé au Metro Center. Giroux avait ensuite tranché le débat en deuxième période de prolongation le lendemain soir. Devant le filet, Ryan Mior avait fait un pied de nez à des milliers de partisans qui scandaient son nom en dérision pour le déconcentrer. Il avait arrêté 47 rondelles.
Négligés dans cette série, les Olympiques venaient de couper le panache des Mooseheads, qui s'étaient écrasés 6-1 et 5-2 à Gatineau. À la surprise générale, Brad Marchand, principale acquisition d'Halifax pendant la dernière période des transactions, avait été rayé de l'alignement. Il avait passé le dernier match de sa carrière junior sur la passerelle du centre Guertin.
Six ans plus tard, le balayage a été moins compliqué. Il n'y a pas eu de prolongation. Les Olympiques ont marqué un minimum de sept buts par match. Ils ont toujours gagné par une marge minimale de cinq buts contre les Screaming Eagles du Cap-Breton.
À part l'avantage numérique qui n'a généré que deux buts, les Gatinois ont dominé cette série de A à Z. Ils déjoué les gardiens adverses à 29 reprises. Ils ont compté 25 buts à forces égales, deux en supériorité numérique et deux autres en infériorité numérique.
Impressionné, Benoît Groulx n'a même pas critiqué son faible taux de réussite de 9,5% en avantage numérique.
«C'est drôle à dire, mais nous n'avions jamais aussi bien joué en avantage numérique que dans cette série. Nous avons eu d'innombrables occasions de marquer. La rondelle ne voulait juste pas rentrer. À cinq contre cinq, nos tireurs ont toutefois eu beaucoup de succès.»
Festin offensif
Offensivement, plusieurs joueurs se sont payé un véritable festin. Bien alimenté par un Martin Reway enflammé, le Gatinois Simon Tardif-Richard a complété la première ronde avec 12 points et un différentiel de +15. Le trio de Tardif-Richard, Reway et Vaclav Karabacek a été dominant. Reway a récolté 11 points et un différentiel de +15 lui aussi. Karabacek a noirci la feuille de pointage neuf fois.
Émile Poirier a compté six buts. La recrue Jonathan Bourcier a amassé six points. Contre son ancien club, Jean-Simon Deslauriers en a récolté cinq. Vincent Dunn, Alexis Pépin, Taylor Burke et Frank Schumacher ont aussi maintenu une moyenne d'au moins un point par match.
Des arrêts clés
Devant le filet, Robert Steeves a alloué 1,75 but par match avec un pourcentage d'arrêt de ,915. Il n'a pas été beaucoup sollicité. Il s'est fait prendre sur quelques buts qu'il aimerait revoir, mais il a aussi fermé la porte avec des arrêts clés quand les matches étaient serrés dans les premières périodes.
Les six défenseurs qui protégeaient le gardien de 20 ans n'ont rien donné à l'adversaire tout en contribuant à plusieurs attaques en surnombre des Olympiques.
La première ronde est dans la poche. Les Gatinois sont rentrés à la maison au petit matin hier. Ils auront congé aujourd'hui avant de reprendre l'entraînement demain.
Ils attendront maintenant de connaître l'identité de leurs prochains adversaires qui pourraient bien être les Mooseheads d'Halifax ou encore le Drakkar de Baie-Comeau. Avant les matches d'hier soir, il y avait encore de minces chances d'un affrontement contre Val-d'Or ou Rimouski, mais il faudrait que les négligés remportent les trois séries qui restent à compléter dans la LHJMQ.