Alexis Lafrenière (photo) a été surveillé de près par les Olympiques toute la fin de semaine où il a été limité à un but et une passe dans le match de samedi. Le meilleur compteur de la LHJMQ a été blanchi dans cinq des six périodes de la série Gatineau-Rimouski.

Un balayage inattendu pour les Olympiques à Rimouski

Non seulement les Olympiques de Gatineau ont-ils été capables de contenir le meilleur trio de toute la LHJMQ pendant cinq périodes sur six à Rimouski, mais ils ont aussi empoché quatre points improbables au classement en balayant leur série de deux matches contre l’Océanic ce week-end.

Après une victoire de 5-2 vendredi où le trio d’Alexis Lafrenière, Cédric Paré et Dmitry Zavgorodniy avait été blanchi, les Gatinois ont récidivé avec un gain de 4-3 en fusillade samedi grâce à un but marqué en avantage numérique dans la dernière minute de jeu par David Aebischer.

Cette fois, Cédric Paré et Alexis Lafrenière ont frappé à une minute d’intervalle en deuxième période, mais comme Rémi Poirier l’avait fait la veille, Creed Jones a tout bloqué du dangereux trio pendant le reste du match.

Les Olympiques ont gagné malgré la domination de 36-17 de l’Océanic (11-5-4) dans les tirs. Le redoutable trio des locaux a été responsable de 23 de ces tirs et même si Paré et Zavgorodniy ont marqué en fusillade, les trois tireurs des Olympiques (Carson MacKinnon, Manix Landry et Métis Roelens) ont déjoué le gardien recrue Jonathan Labrie pour donner la victoire aux visiteurs.

L’entraîneur-chef de l’Océanic était d’ailleurs déçu de la prestation de ses deux gardiens recrues ce week-end.

« Nous avons donné deux buts sur quatre tirs [dans les 30 premières minutes de jeu]. À un moment donné, il faut faire les arrêts. Le deuxième but n’avait pas sa raison d’être. Je n’ai pas aimé. Et quand tu marques deux buts en fusillade, t’es censé gagner le match », a soupiré Serge Beausoleil, qui sera privé de son gardien numéro un, Colten Ellis, pendant au moins un mois.

L’Océanic a dû se contenter d’un point au classement même s’il a dominé les deux matches 37-26 et 36-17 dans les lancers.

De son côté, Éric Landry a constaté que ses deux gardiens avaient fait le travail pour étirer à cinq, la séquence de matches avec au moins un point des Olympiques (6-11-3).

« Nous avons eu de gros arrêts de nos gardiens. Nous avons aussi été opportunistes. Oui, l’Océanic a tiré plus souvent au but que nous, mais ils n’ont pas atteint le cap des 40 lancers et quand tu as un club avec les trois meilleurs marqueurs de la ligue, tu vas avoir beaucoup de chances de marquer. Nous avons réussi à les tenir à l’extérieur de l’enclave vendredi. Samedi, ils ont été plus dangereux, mais nous n’avons pas paniqué. Il n’y a pas beaucoup de clubs qui ont neutralisé ce trio-là. Ça prend du travail des six joueurs sur la glace pour y arriver. »

Cole Cormier a été l’autre marqueur de l’Océanic samedi. Métis Roelens et Carson MacKinnon avaient compté pour les Olympiques avant le but égalisateur de David Aebischer inscrit à six contre quatre.

Un Océanic pendant toute sa carrière avant d’être échangé à Gatineau à 20 ans, MacKinnon n’avait qu’un but avant de visiter son ancien club ce week-end où il a marqué deux fois plutôt qu’une.

« Quand tu joues contre ton ancien club, ça vient te chercher au cœur. Souvent, un joueur va penser en fonction du club qui l’a échangé avant de penser au club qui est allé le chercher. Carson a connu un gros week-end, tout comme Mathieu Bizier... »

Bizier est justement un ex-Océanic, mais il a été blessé samedi et pourrait rater le reste du voyage dans les Maritimes.

Il reste encore trois matches à disputer dans ce voyage qui va se poursuivre à Charlottetown lundi et Éric Landry sent que les deux victoires à Rimouski ont permis à ses équipiers d’ajouter une couche de confiance. « Nous sommes allés chercher des points dans nos derniers matches. Nous avons réussi à marquer le gros but dans la dernière minute de jeu. Dans notre mauvaise séquence, c’est le contraire qui se produisait. »

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Les 67’s rois et maîtres de la prolongation

Pour la septième fois en autant d’occasions cette saison, les 67’s d’Ottawa ont remporté un match après 60 minutes de jeu dans la Ligue de l’Ontario. À Peterborough, dimanche après-midi, c’est un but spectaculaire de Jack Quinn qui leur a permis de récolter le point supplémentaire dans un gain de 3-2 contre les Petes.

À l’aide de son 10e but de la saison, Quinn a complété la remontée des 67’s (13-5-0), qui tiraient de l’arrière 0-2 en deuxième période après des buts de Cameron Butler et Liam Kirk. Deux buts marqués en avantage numérique par Joseph Garreffa ont cependant aidé les visiteurs à remonter la pente face aux Petes (13-5-1), qui n’avaient pas encore disputé un seul match en prolongation cette saison. Cédrick Andrée a bloqué 30 tirs des Petes dans la victoire.

Hunter Jones a effectué 22 arrêts de l’autre côté de la patinoire. La troupe d’André Tourigny a disputé le match avec seulement 16 patineurs (11 attaquants, 5 défenseurs) en raison des blessures aux attaquants Graeme Clarke, Cameron Tolnai et Dylan Robinson ainsi qu’aux défenseurs Merrick Rippon et Nikita Okhotyuk.

Blessé à un pied vendredi, ce dernier va rater quelques semaines de jeu. Jack Beck était quant à lui au Défi mondial des moins de 17 ans.

L’Intrépide doublé par le Rousseau Royal

Meilleur effort, meilleure opposition, même résultat. L’Intrépide de Gatineau a été balayé dans sa série contre le Rousseau Royal de Laval-Montréal à l’aréna Fleury en fin de semaine.

Le Rousseau Royal a profité de ce programme double à domicile pour passer devant l’Intrépide au sommet de la division CCM de la Ligue midget AAA du Québec. Après une victoire par blanchissage de 5-0 vendredi, il a enchaîné avec un autre gain de 2-1 dimanche.

Jacob Santerre a mis fin à une longue séquence sans but des Gatinois en marquant à 6:23 de la troisième période sur une passe d’Andrew Belchamber, mais Oliver Carlo n’a pas cédé davantage malgré l’insistance des visiteurs, qui ont tiré 35 fois contre son filet. Le gardien du Rousseau Royal a été la première étoile de la rencontre.

Devant la cage de l’Intrépide (11-7-0), Philippe Cloutier n’a fait face qu’à 22 tirs. Andrew Alfonso et Steven Iannidinardo l’ont déjoué pour le Rousseau Royal (12-5-0). Les locaux ont marqué leurs deux buts pendant des attaques massives.

L’Intrépide tentera de mettre un frein à sa première séquence de trois revers de la saison en visitant les Lions du Lac Saint-Louis vendredi prochain.