Le directeur général des Olympiques Marcel Patenaude est à peaufiner sa stratégie en vue de l'ouverture du marché des transactions dans la LHJMQ.

Transactions: les Olympiques souhaitent encore s'améliorer

La route n'a pas toujours été tendre envers les Olympiques de Gatineau cette saison.
L'équipe a pris la direction de Rimouski jeudi matin pour affronter une autre tempête de neige avant d'arriver à destination. Les Gatinois entament déjà leur dernier voyage avant l'ouverture de la période des transactions dans la LHJMQ. Ils joueront à Rimouski vendredi avant de se diriger vers Sherbrooke dimanche et Québec lundi.
À l'origine, ça devait être une fin de semaine de trois matches en trois jours, mais La Voix junior a déplacé le match des Remparts et des Olympiques samedi. Les jeunes chanteurs qui animeront le Centre Vidéotron forceront les Olympiques à étirer leur voyage en pleine fin de session scolaire. 
«C'est devenu une fin de semaine de trois matches en quatre jours. Les Remparts vont compenser nos dépenses supplémentaires», a fait savoir le directeur général Marcel Patenaude.
Ce dernier est un homme fort occupé à Gatineau cette semaine alors qu'il assiste au Challenge CCM de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Le prochain voyage de son club va-t-il influencer ses décisions sur le marché des transactions qui s'ouvrira le 18 décembre?
«Ce qui va se produire dans le voyage n'influencera rien. J'ai deux scénarios en tête», dit-il.
Dans le premier, il irait chercher deux ou trois joueurs pour améliorer sa formation et la sortir de sa fâcheuse position dans le fond du classement. Le deuxième scénario va dépendre de ses négociations avec ses homologues de la LHJMQ.
«Ce qui nous manque, ce sont des joueurs robustes et plus engagés. Nous avons du talent en masse, mais nous avons des chaises vides pour des rôles qui sont nécessaires à nos succès. Peut-être que nos joueurs à l'interne vont saisir le message? Peut-être que nous irons chercher de l'aide de l'Ontario aussi.»
Marcel Patenaude ajoute qu'il va également évaluer toutes les offres qui lui seront soumises dans les prochaines semaines. «Nos vétérans suscitent beaucoup d'intérêt, mais je vais aussi soumettre des offres. À la fin, je vais évaluer ce qui sera sur la table et faire des recommandations aux propriétaires. Peu importe ce qui va se passer, l'important sera d'ajouter des joueurs avec l'identité recherchée.»
Le problème du nouveau directeur général des Olympiques, c'est qu'il négocie avec les mains vides. Il a peu de marge de manoeuvre pour améliorer son club. Il n'a pas de choix de première ronde en 2017, ni 2018 et très peu de jeunes joueurs «dans le système».
«Il nous reste certains choix. Nous n'avons pas besoin de 1000 choix au repêchage. Il s'agit de recruter des joueurs de qualité.»
La crainte de Patenaude, s'il décide de liquider les Yakov Trenin, Nicolas Meloche et compagnie pour reconstruire le club, c'est de finir dans la cave et de rater les séries. Le Drakkar de Baie-Comeau détient le choix de première ronde des Olympiques cette saison. L'équipe gatinoise serait plongée dans l'embarras s'il fallait qu'il obtienne un joueur de la trempe d'Alexis Lafrenière dans l'échange de Nicolas Meloche.
«La possibilité de me retrouver dans le boulier pour le premier choix me chicote, mais il ne faut pas regarder en arrière. Il faut faire abstraction des gestes qui ont été posés dans le passé. Il faut simplement prendre les meilleures décisions pour l'organisation et aller de l'avant.»
Depuis deux jours, les directeurs généraux de la LHJMQ sont actifs au Complexe Branchaud-Brière, mais si les informations qui circulent sont vraies, il n'y aura pas beaucoup d'équipes vendeuses cette année. «Le classement est très serré. Bien des équipes pensent avoir une chance de gagner. Ça pourrait faire monter les enchères», conclut le DG d'expérience.