Le Gatinois Charles-Antoine Roy poursuivra sa carrière avec les Gee Gees de l’Université d’Ottawa la saison prochaine s’il n’arrive pas à signer un contrat avec une équipe de la Ligue nationale de hockey.
Le Gatinois Charles-Antoine Roy poursuivra sa carrière avec les Gee Gees de l’Université d’Ottawa la saison prochaine s’il n’arrive pas à signer un contrat avec une équipe de la Ligue nationale de hockey.

Toute une prise pour les Gee Gees

Sa carrière est en pleine ascension.

Retranché du midget AAA. Jamais repêché dans la LHJMQ, Charles-Antoine Roy s’est taillé un poste avec les Olympiques de Gatineau à 18 ans. À 20 ans, il a obtenu une invitation au camp des Golden Knights de Vegas. À son retour, il a été nommé capitaine de l’équipe de son patelin et il a connu son meilleur début de saison en carrière. En janvier, il était le meilleur compteur des Olympiques et il a été échangé à l’équipe qui trônait au sommet du classement de la LHJMQ en retour d’une mine d’or.

Si l’appel de la LNH ne vient pas après ses prochaines séries éliminatoires avec le Phoenix de Sherbrooke, le Gatinois n’aura pas à s’inquiéter de son avenir. Mardi, les Gee Gees de l’Université d’Ottawa ont annoncé leur meilleure prise depuis le retour de leur programme de hockey masculin il y a cinq ans.

« L’an prochain, nous allons perdre plusieurs joueurs qui auront obtenu leur diplôme universitaire. Nous cherchions des hockeyeurs qui représentaient les valeurs d’un Charles-Antoine Roy quand nous avons lancé notre programme. Nous en avons trouvé plusieurs, mais la majorité d’entre eux vont nous quitter. Son arrivée s’inscrit dans la continuité de notre programme », a signalé l’entraîneur-chef Patrick Grandmaître.

Ce dernier reconnaît que l’arrivée d’un joueur qui récolte plus d’un point par match dans la LHJMQ représente un grand coup.

« Charles-Antoine est natif de la région. Il a connu une belle carrière junior. Il entre dans la lignée des Yvan Mongo qui a vécu de longues séries avec l’Armada et les Voltigeurs. Du côté ontarien, nous avons été chanceux de recruter Nicolas Mattinen, qui a gagné deux championnats de la Ligue de l’Ontario et qui a fait un camp de la LNH avant d’arriver chez nous cette saison. Ce sont trois joueurs de la région aux profils exemplaires autant sur la glace qu’à l’extérieur. »

Joint à Sherbrooke, Charles-Antoine Roy a dit que son rêve de signer un contrat avec une équipe de la LNH était plus vivant que jamais avec la saison qu’il connaît, mais il voulait s’assurer d’avoir un autre plan au cas où l’occasion ne se présentait pas.

« Mon but, c’était d’avoir la tête tranquille si ça ne fonctionne pas chez les professionnels. L’Université d’Ottawa a un programme prestigieux. Ils ont de bons entraîneurs qui favorisent le développement des habiletés. Je pourrais toujours jouer chez les professionnels après l’université. C’est quand même drôle. J’habite avec Félix Robert à Sherbrooke. Nous n’avons pas joué midget AAA. Nous n’avons pas été repêchés dans la LHJMQ, mais nous aurons tous les deux la chance de faire nos études universitaires avec les bourses de la ligue. Il s’en va à Moncton, moi à Ottawa. Qui aurait cru ça quand j’étais bantam », a demandé celui qui va s’inscrire en génie électronique dans la même branche que son père.

Heureux à Sherbrooke

À Sherbrooke, tout baigne pour l’ancien capitaine des Olympiques, qui a récolté 12 points à ses neuf premiers matches.

« C’est vraiment plaisant de jouer pour une puissance de la ligue. En fin de semaine, nous avons disputé un match à guichets fermés contre Chicoutimi. C’était un match très attendu ici. L’ambiance était particulière avant le match. Nous avons bien réagi [victoire de 6-1]. Ce qui m’a frappé, c’est la profondeur de notre club. Les quatre trios ont été capables de mettre de la pression sur les Saguenéens. »

Même s’il file le parfait bonheur en Estrie, Roy admet tenir « ses » Olympiques à l’œil et il n’est guère surpris de leur rendement depuis son départ.

« J’avais dit que la solution se trouvait dans la chambre avant de partir. Je suis content pour eux et quand j’affronte des clubs qui sont près d’eux au classement, ça me motive davantage de les battre pour aider les Olympiques ! J’avoue que j’y pense ! »