Joseph Garreffa s'est assuré que son entraîneur-chef, André Tourigny, parte avec l'esprit tranquille pour rejoindre l'équipe de direction d'Équipe Canada Junior.

Tourigny part avec l'esprit tranquille

Pour Noel Hoefenmayer, il était doublement important de gagner ce match en territoire québécois.

Le quart-arrière des 67’s trouve que les duels entre Ottawa et Gatineau sont de plus en plus intenses.

Il fallait aussi s’assurer qu’André Tourigny parte avec l’esprit tranquille.

L’entraîneur-chef québécois ne sera pas derrière le banc des 67’s, dimanche, pour le deuxième et dernier match de la série contre les Olympiques.

Le moment est venu, pour lui, d’aller rejoindre l’équipe de direction d’Équipe Canada Junior.

Il passera la semaine prochaine à Oakville, en banlieue de Toronto.

À LIRE AUSSI: Andrée se dresse et blanchit les Olympiques [PHOTOS]

Là-bas, les 31 joueurs qui prendront part au camp de sélection participeront à quelques séances d’entraînement. Ils affronteront les étoiles du sport interuniversitaire canadien (USport) sur une patinoire à dimensions olympiques à deux occasions.

Lorsque les coupes auront été faites, les joueurs retenus et les entraîneurs s’envoleront vers l’Europe. En tout, Tourigny devra s’absenter pendant environ quatre semaines. « En langage de hockey, ça fait neuf matches », dit-il, avec bonne humeur.

Il n’est pas inquiet de partir parce que les 67’s se retrouvent dans une position plus qu’enviable, au classement.

« Je suis surtout choyé parce que je mise sur un bon coaching staff », intervient-il.

Ses adjoints, Mario Duhamel en tête, sauront fort bien mener la barque durant son absence.

« Les gars sont tellement solides ! Je suis chanceux d’avoir un staff comme ça, dans le junior majeur. Je suis vraiment chanceux de pouvoir compter sur un gars comme Mario, qui a déjà été entraîneur-chef et qui a déjà travaillé dans la Ligue nationale. »

« Je parie que mes adjoints vont me faire mal paraître », ajoute-t-il à la blague.

C’est sa façon, bien à lui, de nous dire que les choses vont continuer de fonctionner comme s’il était là.

Comme un stage

Tourigny vivra le Championnat mondial junior pour la quatrième fois. Il a pris part au tournoi en 2010, 2011 ainsi qu’en 2013.

Rares sont les entraîneurs qui ont aussi souvent l’opportunité de travailler avec les meilleurs hockeyeurs de moins de 20 ans sur la planète.

L’ancien pilote des Huskies de Rouyn-Noranda ne s’en lasse pas.

« J’ai toujours été curieux. J’aime apprendre. J’aime entendre autre chose. Je me second guess beaucoup, mais ce n’est pas négatif. J’essaie toujours de voir ce qu’on peut faire mieux. Lors de mes premières expériences avec Hockey Canada, j’ai eu la chance de travailler avec des entraîneurs extraordinaires. J’ai pu m’améliorer. J’ai pu prendre des trucs. J’ai pu découvrir du nouveau langage, de nouvelles expressions... J’ai toujours considéré que ces opportunités me permettent de m’améliorer. »

« Chaque fois que je reviens du Mondial junior, je suis plein d’énergie. J’ai de nouvelles idées. C’est comme une formation intensive. Je trouve que j’en sors gagnant. »

Jusqu’à maintenant, les équipes dirigées par Tourigny ont remporté deux fois la médaille d’argent. La formation de 2020 pourrait-elle lui permettre d’enfin gagner l’or ?

« Difficile à dire. »

« On sait ce qu’on a, mais on ne connaît pas nos adversaires tant que ça. Nous avons une petite idée de la qualité de leurs joueurs, mais tant qu’ils ne seront pas confrontés aux nôtres... »

« On sait qu’on aura de bons défenseurs. Ça ne fait aucun doute. En attaque, on aura une belle profondeur, sans avoir un énorme punch. »