Talbot, Byron, Giroux et compagnie de retour

Les Olympiques de Hull/Gatineau ont gâté leurs partisans pendant longtemps en leur offrant sept coupes du Président en 23 ans, mais leur dernier sacre remonte déjà à 10 ans et la nostalgie commence à se faire sentir.

Dimanche, par un splendide après-midi d’été, plus de 700 personnes se sont déplacées vers le Complexe Branchaud-Brière pour assister au match des champions de 2008 contre d’autres anciens membres de l’organisation la plus titrée de l’histoire de la LHJMQ.

Héros des séries du printemps 2008, Claude Giroux avait convié ses anciens coéquipiers pour un week-end de retrouvailles et les anciens protégés de Benoît Groulx se sont amusés comme des larrons en foire en son absence !

« Ça fait 10 ans, mais on dirait que c’était hier. Nous avons eu du plaisir au tournoi de golf des anciens samedi et aujourd’hui sur la glace. Nous avons pu nous raconter quelques bons vieux souvenirs », a dit Giroux, qui a bien évidemment marqué le premier but de la victoire de 8-5 des siens contre les plus anciens Olympiques.

Onze membres de l’édition championne étaient sur place, dont le gardien Ryan Mior venu de l’Alberta et le défenseur Joey Ryan en visite de Boston.

Bien sûr, Paul Byron, le fidèle compagnon de trio de Giroux pendant les séries électrisantes de 2008 était encore à ses côtés et les deux ont causé quelques maux de tête aux défenseurs adverses qui avaient gagné en âge et poids. Nous ne nommerons personne !

Le moment fort du week-end entre boys ?

L’actuel entraîneur-chef des Olympiques Éric Landry surveille Claude Giroux avec brio.

« Les anecdotes sur Benoît Groulx ! Il y en avait des biens comiques, mais nous avons survécu à son régime pendant quelques années ! C’est dommage qu’il ne soit pas ici d’ailleurs », a lancé le gardien Ryan Mior, qui avait été un souffre-douleur de l’entraîneur à ses heures.

Benoît Groulx était à Tampa Bay dans une clinique d’entraîneurs en fin de semaine, mais il a alimenté les discussions entre ses anciens joueurs tout le week-end.

« Samedi soir, ce n’était que ça ! », a lancé le capitaine de l’époque, Jean-Philip Chabot qui a eu du plaisir à revivre des souvenirs mémorables.

« Il y a des liens intouchables qui se créent quand tu gagnes. Nous nous sommes tellement battus les uns pour les autres », dit-il.

Paul Byron se souvenait qu’il avait dû patienter jusqu’aux séries avant d’avoir la chance de jouer avec Claude Giroux dans les séries. Benoît Groulx le tenait en haleine avant de le récompenser.

« J’avais des leçons de vie à apprendre cette saison-là, mais j’adore me remémorer cette année magique. Il me semble que nous étions encore en séries hier. Nous avons vieilli de 10 ans, mais dans le fond, nous sommes encore de grands enfants dans nos cœurs. »

Claude Giroux tenait à réunir ses amis pour souligner le 10e anniversaire de l’une des plus belles saisons de sa carrière même s’il connaît maintenant du succès dans la LNH.

« Cette équipe a été l’une des plus soudées pour laquelle j’ai joué dans ma vie et je pense que c’est pour ça que nous avions gagné. Avec le tournoi de golf de samedi, j’ai pensé qu’on pourrait se faire un beau week-end », a dit celui qui été aidé par l’ancien directeur du marketing Daniel Brunet et l’ancien joueur Luc Chénier pour mettre ce match en place.

Les partisans ont notamment pu saluer Hubert Labrie et Maxime Clermont, qui ont aussi participé à la dernière finale des Olympiques en 2011. D’ailleurs, Clermont avait prêté son vieil équipement de la saison 2007-08 à Ryan Mior dimanche puisque l’ex-gardien numéro un ne joue plus au hockey depuis deux ans. Mais rien de tout ça n’a paru dimanche. Mior, comme dans les séries de 2008, a été étincelant.

Et comme en 2008, l’équipe menée par Giroux et Byron a gagné plutôt facilement.

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TALBOT PENSE AUX RETROUVAILLES DE 15 ANS

Claude Giroux a été le récipiendaire du trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries de la LHJMQ en 2008, mais cinq ans plus tôt, en 2004, c’est à Maxime Talbot que le prestigieux trophée avait été remis.

L’ancien capitaine, double champion de la coupe du Président, admirait la scène dimanche pendant qu’il était dans l’équipe opposée à Giroux et sa bande. Il se disait qu’il serait peut-être temps de réunir ses anciens coéquipiers pour le 15e anniversaire de leur coupe du Président de 2004.

« J’en ai déjà parlé à Daniel Brunet et Luc Chénier. On pourrait même mélanger les joueurs des équipes championnes de 2003 et 2004. Je vais voir si les gars veulent venir. C’est une belle initiative que ce week-end des retrouvailles », a dit celui qui a pu jouer et compter avec l’aide de son ex-coéquipier Francis Wathier dimanche.

À 34 ans, Maxime Talbot joue encore au hockey, mais l’heure de la retraite approche plus rapidement que ceux de l’édition gagnante de 2008.

Il a joué en Russie lors des deux dernières saisons et il est en pleines négociations pour son prochain contrat. Il ne sait pas encore où il jouera en 2018-19. Chose certaine, il va jouer. 

L’après-carrière ? Il lui arrive d’y penser.

« Je m’amuse encore à jouer et à m’entraîner. C’est sûr que je pense à mon après carrière, mais je le fais depuis quelques années déjà et mes plans changent tout le temps. J’écoute les conseils de mes chums qui ont déjà pris leur retraite. Il faut savoir ce que tu vas faire après le hockey, mais tant que ça ne sera pas fini, c’est dur à dire. »

Quand on lui demande s’il pourrait revenir au hockey junior, Talbot n’hésite pas longtemps.

« Si la bonne occasion se présente, ça se peut très bien. Je ne suis pas rendu là dans mon cheminement, mais le hockey junior m’a tellement donné que j’aimerais pouvoir redonner d’une manière ou un autre. Mes quatre années vécues ici ont tellement influencé le reste de ma vie. »

Comme il n’est pas encore rendu à la croisée des chemins, Talbot n’a pas encore pensé au rôle qu’il voudrait jouer au sein d’une équipe de hockey junior. 

Propriétaire ? Membre des opérations hockey ? Avec les Olympiques ou ailleurs ?

« Je suis ouvert à tout, mais je devrai d’abord choisir si c’est ce que je veux faire. Au hockey junior, ça pourrait être dans l’administration d’une équipe ou comme entraîneur-chef très impliqué. Je ne veux pas me mettre de barrières et c’est sûr que j’ai une histoire particulière avec les Olympiques, mais il ne faut pas oublier que j’ai une famille de trois enfants. Nous sommes à Ste-Julie. Si une occasion se présente dans ce coin-là, il ne faudra pas l’écarter », a dit celui qui a son chandail accroché au plafond du centre Robert-Guertin, parmi les légendes.