Choix de première ronde des Voltigeurs de Drummondville, Xavier Simoneau roule à un rythme de près d’un point par match dans la LHJMQ malgré ses 16 ans.

Simoneau se permet de rêver

DRUMMONDVILLE — Dans le confort du salon de sa famille d’adoption à Drummondville, Xavier Simoneau s’est permis de commencer à rêver en regardant le Match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey jeudi dernier.

Considéré comme un espoir de fin de première ronde au prochain repêchage de la LNH, son ancien coéquipier Benoît-Olivier Groulx s’est bien tiré d’affaire.

« Il y a aussi mon frère de pension, Xavier Bernard, qui était là. Nous habitons ensemble. Ça donne une bonne dose d’énergie en fonction de l’année prochaine. C’est sûr que c’est un rêve pour moi de disputer un match comme celui-là avec les meilleurs espoirs de la LNH », a dit l’attaquant de 16 ans à son arrivée au Centre Marcel-Dionne mardi après-midi avant d’affronter les Olympiques.

La fierté de St-André-Avellin a joué avec Groulx pendant deux saisons bantam et midget AAA. Cette année, le porte-couleurs des Mooseheads d’Halifax a amassé 39 points en 49 matches. C’est seulement deux de plus que Simoneau (37 points), qui a joué neuf matches de moins (40).

À seulement 16 ans, Simoneau a déjà surpassé le total de points de Groulx (31) à sa première année dans la LHJMQ.

Premier choix du circuit Courteau en 2016, Groulx n’est pas surpris des succès de son ancien compagnon de trio avec l’Intrépide.

« Tout le monde connaît le talent de Xavier et la fougue qui le caractérise. Je lui souhaite que du succès. »

Simoneau, lui, ne veut pas se laisser emporter par son bilan offensif.

« On dit souvent que les points n’ont pas d’importance. Personnellement, je ne regarde pas trop ça et je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je ne suis pas encore rendu au niveau pour être repêché, mais Dom (Dominique Ducharme, son entraîneur) m’aide excessivement. À 16 ans, il me donne beaucoup de responsabilités. Je ne m’attendais pas à cela à ma première année. »

Si le diminutif attaquant de 5’5’’ peut se permettre de rêver à sa participation au Match des espoirs, il admet que c’était loin d’être acquis à la même période l’an dernier.

« J’ai eu peur à un moment donné. J’ai été blessé et j’ai raté plusieurs mois d’action. Ça m’a pris du temps avant de redevenir le joueur que j’étais et j’entendais des histoires où j’avais souffert de plusieurs commotions cérébrales alors qu’en fait, j’en ai subi qu’une seule. »

Avec sa petite taille, Simoneau doit travailler encore plus que les autres pour convaincre les sceptiques.

« Plus ça avance, plus on peut voir de jeunes petits joueurs persévérer et percer dans le hockey professionnel. Au Match des espoirs, Aidan Dudas (5’8’’) a été invité à la dernière minute et il a marqué deux buts. »

Un coach impressionné

Aperçu dans les gradins au match des Voltigeurs contre les Olympiques mardi soir, l’entraîneur-chef des Tigres de Victoriaville Louis Robitaille s’est dit impressionné par le « petit » Simoneau.

« Après Alexis Lafrenière, c’est probablement le meilleur joueur de 16 ans de la ligue. Ce qui me frappe, c’est qu’il sort toujours de gros matches contre les meilleures équipes, quand l’enjeu est grand ou encore lorsqu’il y a beaucoup de spectateurs dans les estrades. C’est un signe qui ne ment pas », a dit Robitaille, qui a vu Simoneau sortir un match de quatre points contre ses puissants Tigres en novembre.

Simoneau s’apprête maintenant à vivre un rêve ce week-end alors que son équipe va prendre part à une Classique hivernale à Drummondville.

« J’ai passé plus de temps à patiner sur une patinoire extérieure que sur des patinoires intérieures quand j’étais à St-André-Avellin. En plus, c’était mon grand-père qui arrosait la patinoire du village. Notre match contre les Tigres est attendu de tous. C’est un retour aux sources. »