Xavier Simoneau connaît un début de saison fracassant à 18 ans. Meilleur compteur des Voltigeurs de Drummondville, il fait aussi partie des 10 meilleurs marqueurs de la LHJMQ.

Simoneau au sommet de son art

Xavier Simoneau a vécu une grande déception en juin dernier quand 31 équipes de la LNH ont levé le nez sur lui à Vancouver.

Fidèle à ses habitudes, l’attaquant de Saint-André-Avellin n’a pas bronché. Il s’est servi de ce nouvel affront pour en sortir plus fort. Depuis le jour du repêchage, les bonnes nouvelles se succèdent à un rythme fou pour la bougie l’allumage des Voltigeurs de Drummondville.

Invitation au camp des Maple Leafs de Toronto. Nommé capitaine des Voltigeurs. Meilleur compteur de son club avec 33 points en 22 matches, il s’est aussi hissé parmi les 10 meilleurs marqueurs de la LHJMQ. À 18 ans, il vient de participer à la série Canada/Russie pour la première fois. Là-bas, il a récolté une passe sur le but gagnant en prolongation de Raphaël Lavoie.

Dès son retour, il a été choisi dans l’équipe d’étoiles de la LHJMQ avec une récolte de sept points en trois matches.

« Ça va bien, c’est sûr ! Au début de l’année, j’avais répété la même erreur qu’à ma deuxième saison avec l’Intrépide (midget AAA). Je sentais que l’équipe avait besoin de moi. Nous avons une des plus jeunes équipes de la LHJMQ, sinon la plus jeune. J’essayais d’en faire trop. Là, je joue de la bonne façon et si vous regardez mes points, ils ne viennent jamais sans aide. Ça va bien au niveau personnel, mais je suis encore plus fier de l’équipe », a-t-il raconté au Droit mercredi.

En pleine reconstruction après leur participation au carré d’as des séries du printemps dernier, les Voltigeurs (14-8-0) forment l’équipe surprise du circuit Courteau en ce premier tiers de saison. Capitaine Simoneau a rempli son rôle à merveille en servant d’exemple à ses coéquipiers.

« Notre succès est basé sur l’éthique de travail. Nous n’avons pas l’équipe pour gagner en nous fiant uniquement à nos habiletés. Les experts nous voyaient dans le bas du classement. Certains ne nous voyaient même pas gagner 14 matches, mais nous sommes déjà rendus là. La saison est encore jeune. Il ne faut pas s’arrêter là. »

La semaine dernière, dans les Maritimes, Simoneau a pu renouer avec Benoît-Olivier Groulx et revêtir l’uniforme du Canada. Les deux anciens coéquipiers de l’Intrépide n’ont cependant pas été réunis au sein d’un même trio.

« Nous n’avons pas eu cette chance, mais j’étais content de pouvoir affronter les Russes avec B-O. Le coach [Dale Hunter] m’a fait confiance en me faisant jouer en désavantage numérique et en prolongation. La rivalité est forte avec les Russes. J’ai vécu des moments inoubliables », a dit celui qui a participé au but vainqueur du deuxième match à Moncton.

Parlons-en du désavantage numérique ! Simoneau mène tous les joueurs de la LHJMQ avec quatre buts sur le PK cette saison.

« Il y a quelques buts sur des échappées, mais encore là, je suis reconnu pour être un travailleur acharné et ça m’a donné quelques occasions de compter en infériorité numérique. »

À sa troisième saison à Drummondville, Simoneau file le parfait bonheur. En plus d’exceller sur la patinoire et d’être un favori de la foule, il a lancé un programme pour s’impliquer dans la communauté. Les amis à Simy ciblent des enfants qui travaillent fort à l’école comme à la maison afin de les inviter à l’aréna avec famille et amis.

« J’avais commencé ça l’an dernier avec l’Association des autistes de Drummondville. J’ai voulu m’impliquer davantage cette année. Certains enfants ont besoin d’aide. D’autres ont besoin d’être récompensés pour leurs bonnes notes ou leur bon comportement. »

Tout va bien pour Simoneau cette saison. Ce qui lui manque, c’est la reconnaissance d’un club de la LNH. « Ce serait un bel honneur d’être repêché, mais j’ai encore du travail à faire sur la glace. »